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Fiscalité
Paradis Fiscaux : Les 12 Pays à 0% d'Impôt (Guide complet)
Il ne reste plus que 12 pays sans aucun impôt. L'année prochaine, ce sera 11. Voici leurs taxes cachées, conditions de résidence et accès au passeport.

Julien Oseille TV
CEO
PUBLIÉ
Pendant que la pression fiscale s'alourdit en Occident, une poignée de pays ne prélèvent toujours aucun impôt. Ni sur le revenu, ni sur les sociétés, ni sur les plus-values, ni sur les successions. Ce scénario existe encore, mais dans seulement 12 pays, et l'année prochaine, ce sera 11. Cette espèce fiscale est en voie d'extinction, et les options se réduisent d'année en année pour ceux qui visent la quasi-perfection en matière de fiscalité.
Dans cet article, vous allez passer en revue ces 12 derniers paradis fiscaux, des Caraïbes au Pacifique Sud en passant par le Golfe Persique et les îles Anglo-Normandes. Pour chacun, vous retrouverez la fiscalité réelle, les taxes résiduelles, les conditions d'accès à la résidence et les voies vers l'obtention du passeport. Certaines destinations exigent des millions, d'autres offrent gratuitement des terrains à ceux qui acceptent de s'y installer.
Points clés de l'article :
0 % d'impôt ne veut pas dire zéro taxes : droits de douane, taxes foncières, frais d'enregistrement immobilier… Certaines taxes résiduelles changent d'un pays à l'autre et peuvent transformer un paradis fiscal en destination coûteuse au quotidien.
Les Caraïbes dominent le classement : Six des douze destinations se concentrent dans l'arc caribéen, avec des territoires britanniques d'outre-mer qui offrent un double passeport BOTC et britannique.
Des taxes résiduelles partout : Même dans les pays à 0% d'impôt, les droits de douane, les taxes d'enregistrement immobilier et quelques prélèvements locaux subsistent et influencent fortement le coût de la vie.
Des tickets d'entrée de 0 à 2,9 millions de dollars : Du terrain offert aux îles Pitcairn à la résidence permanente aux Caïmans à 2,9 millions de dollars, chaque paradis fiscal a son seuil d'accès.
Le Bahreïn, dernier du Golfe, mais pour combien de temps ? : Avec un IS à 10% prévu dès 2027, le seul paradis fiscal restant dans la péninsule arabique est sur le point de basculer.
Îles Caïmans, le paradis fiscal le plus emblématique

Petit archipel d'environ 70 000 habitants, les îles Caïmans sont un véritable poids lourd de la finance internationale malgré leur taille modeste. Plus de 100 000 sociétés y sont incorporées, 60 % des hedge funds de la planète y sont domiciliés, et de nombreuses banques de rang international ainsi que des family offices y ont établi leur siège. C'est également le territoire caribéen qui affiche les standards de vie les plus élevés de la région.
Fiscalité et coûts annexes aux Îles Caïmans
Aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions. Pas de TVA non plus. Le zéro fiscal est ancré dans l'ADN de l'archipel et ne relève pas d'un programme récent. Deux prélèvements subsistent néanmoins. La taxe d'enregistrement immobilier, payable une seule fois à l'achat, se situe entre 7,5 et 10 % selon le prix du bien. Contrairement à de nombreux pays occidentaux, il n'y a pas de taxe foncière annuelle. Une fois l'acquisition réglée, aucun loyer fiscal à verser à l'État. Le second prélèvement concerne les droits de douane, qui oscillent entre 22 et 27 % sur la majorité des produits importés. Comme quasiment tout est importé sur un archipel, cette charge se répercute directement sur le coût de la vie quotidien.
Obtenir la résidence aux Îles Caïmans
Deux voies principales s'offrent aux candidats. La première consiste à acquérir un bien immobilier d'une valeur minimale de 2,4 millions de dollars caïmanais, soit environ 2,9 millions de dollars US. Ce seuil donne accès à la résidence permanente avec une exigence de présence sur place remarquablement souple : un seul jour par an. Cette liberté de mouvement est exceptionnelle pour ceux qui souhaitent conjuguer résidence fiscale à 0% et mobilité internationale totale.
La seconde option s'adresse à des budgets légèrement inférieurs. Un investissement global d'au moins 1 million de dollars caïmanais (environ 1,22 million de dollars US) dont un minimum de 500 000 dollars en immobilier, le reste pouvant être placé en dépôts bancaires, produits financiers ou actions locales, donne accès à un titre de résident valable 25 ans. La contrepartie est une présence minimale de 30 jours par an. Ce titre ne conduit pas à la résidence permanente mais reste renouvelable au terme des 25 ans, sous réserve du maintien des investissements. À noter que les montants exigés sont divisés par deux pour ceux qui investissent sur les îles secondaires de l'archipel, moins développées mais aussi moins coûteuses.
Passeport caïmanais et citoyenneté britannique
Le passeport devient accessible après 5 ans de résidence permanente, ce qui le réserve exclusivement à ceux ayant investi au-dessus du seuil de 2,4 millions. La condition est stricte : pas plus de 90 jours d'absence par an pour qualifier. L'avantage est double puisque l'obtention du statut de citoyen britannique des territoires d'outre-mer (BOTC) ouvre automatiquement droit au passeport britannique. Deux passeports pour un seul parcours.
Bahamas, l'archipel à 0% d'impôt à une heure de Miami

Avec ses 700 îles situées à à peine une heure de vol de Miami, les Bahamas constituent l'un des archipels les plus connus en matière de paradis fiscal caribéen. L'absence d'impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values et les successions est identique à celle des Caïmans, mais la structure fiscale résiduelle diffère sensiblement.
Fiscalité et coût de la vie aux Bahamas
Contrairement aux Caïmans, les Bahamas appliquent une TVA de 10 %. Une taxe foncière annuelle entre 0,625 et 1 % de la valeur du bien s'ajoute au tableau, ce qui signifie que l'acquisition d'une propriété ne met pas fin aux obligations financières envers l'État. Les transactions immobilières sont taxées à 10 %, et les droits de douane peuvent grimper jusqu'à 75 % sur certains produits.
Résidence aux Bahamas par investissement immobilier
L'accès à la résidence passe par un investissement immobilier d'au minimum 1 million de dollars US, un seuil relevé de 750 000 à 1 million en 2025. La présence requise est de 90 jours par an au minimum, sans dépasser 183 jours dans un autre pays. Pour ceux qui souhaitent accélérer la procédure, un investissement de 1,5 million de dollars permet d'obtenir le titre en quelques semaines, contre 8 à 12 mois avec le seuil standard.
Naturalisation et passeport bahaméen
La naturalisation exige 10 ans de résidence permanente, une présence d'au moins un tiers du temps chaque année sur l'archipel, et les 12 derniers mois intégralement passés aux Bahamas avant le dépôt de la demande. Autre particularité de taille : les Bahamas n'acceptent pas la double nationalité. Il faudra renoncer à votre passeport d'origine. Malgré cette contrainte, le passeport bahaméen offre une excellente mobilité internationale, y compris un accès aux États-Unis sans visa.
Turks-et-Caïcos, le paradis fiscal sans TVA et sans taxe foncière

Cet archipel de 46 000 habitants, également territoire britannique d'outre-mer, affiche l'un des profils fiscaux les plus épurés de toute la liste. Pas d'impôt sur le revenu ni sur les sociétés, mais surtout pas de TVA et pas de taxe foncière annuelle, ce qui le distingue nettement des Bahamas.
Fiscalité et droits de douane à Turks-et-Caïcos
Les prélèvements résiduels se limitent à une taxe d'enregistrement immobilier entre 0 et 10 % selon la valeur du bien, une taxe sur les télécommunications et internet de 12 %, une taxe sur les locations touristiques de 12 % pour ceux qui exploitent un bien sur des plateformes de type Airbnb, et des droits de douane à 35 %. C'est ce dernier poste qui représente le véritable impact fiscal au quotidien, une fois passé le coût d'entrée de l'immobilier.
Résidence permanente par investissement immobilier
L'investissement immobilier minimum s'élève à 1 million de dollars sur l'île principale de Providenciales, la plus développée et la plus agréable à vivre. Pour les profils plus aventuriers, ce seuil descend à 300 000 dollars sur les îles secondaires. Dans les deux cas, le titre obtenu est une résidence permanente valable sans limitation de durée, qui ne s'annule qu'en cas d'absence de plus de 5 ans.
Passeport BOTC et citoyenneté britannique
La naturalisation est accessible après 5 ans de résidence permanente, à condition de ne pas avoir été absent plus de 90 jours par an sur les 5 dernières années. Comme pour les Caïmans, le passeport BOTC de Turks-et-Caïcos ouvre droit au passeport britannique.
Îles Vierges britanniques (BVI), le berceau historique de l'offshore

Avec seulement 30 000 habitants et plus de 800 000 sociétés incorporées, les Îles Vierges britanniques (BVI) incarnent à elles seules l'histoire de l'offshore international. C'est ici qu'ont été créées en 1984 les IBC (International Business Company), un modèle qui a fait école pendant des décennies. Aujourd'hui, l'utilisation d'une société BVI en tant que structure principale se heurte à des limitations concrètes : blacklistage fréquent, accès restreint aux services bancaires, aux processeurs de paiement et aux marketplaces. L'intérêt se concentre désormais davantage sur les montages de type holding.
Fiscalité et taxes résiduelles aux BVI
Le 0% s'applique sur la totalité de la fiscalité directe. La taxe d'enregistrement immobilier est de 4 % pour les résidents et 12 % pour les non-résidents. Une taxe foncière annuelle de 1,5 % sur la valeur locative estimée du bien reste applicable, ainsi que des frais annuels de société locale compris entre 350 et 1 100 dollars. Des droits de douane s'appliquent également sur les produits importés, avec des taux variables selon les catégories de produits.
Résidence et passeport aux BVI
Les BVI ne disposent pas d'un programme de résidence structuré comparable à celui des Caïmans ou des Bahamas. L'obtention d'un titre de résident passe principalement par un emploi sur place ou par la création d'une société locale dont vous devenez employé. Le parcours vers le passeport est l'un des plus longs de cette liste : 10 ans de résidence continue pour accéder au statut de résident permanent, puis 5 ans supplémentaires avant de pouvoir déposer une demande de naturalisation. Soit environ 15 ans au total, mais avec à la clé le double passeport BOTC et britannique.
Anguilla, le paradis fiscal britannique aux frais d'acquisition élevés

Anguilla n'impose ni le revenu, ni les sociétés, ni les plus-values. En revanche, l'acquisition immobilière se révèle particulièrement coûteuse. Les droits de mutation s'élèvent à 5 %, auxquels s'ajoutent 12,5 % pour les non-citoyens, soit un total de 17,5 % sur chaque transaction. Une taxe locale de 13 %, équivalente à une TVA, s'applique sur la quasi-totalité des biens et services. La taxe foncière annuelle est en revanche fixée à 0,075 %, un montant symbolique.
Programme de résidence permanente à Anguilla
Deux voies mènent à la résidence permanente. La première est une donation directe de 150 000 dollars au gouvernement. La seconde consiste à acquérir un bien immobilier d'au minimum 750 000 dollars. Dans les deux cas, la résidence fiscale exige un minimum de 45 jours par an sur l'île et l'engagement de ne pas dépasser 183 jours dans un autre pays.
Passeport BOTC et citoyenneté britannique
Après 5 ans de résidence permanente, le passeport BOTC est accessible et ouvre droit au passeport britannique, comme pour les autres territoires d'outre-mer de cette liste.
Saint-Barthélemy, le paradis fiscal français des Caraïbes

Après six destinations sous pavillon britannique, place à un territoire français. Saint-Barthélemy est souvent décrite comme le Monaco des Caraïbes. Petite île de 10 000 habitants, elle est exclusive et extrêmement chère. L'immobilier affiche une moyenne de 34 000 € le mètre carré, et les villas se négocient entre 5 et 100 millions d'euros pour les premiers prix. Pour accéder aux meilleures propriétés, les montants se comptent en dizaines de millions.
L'autonomie fiscale de Saint-Bart depuis 2007
Depuis 2007, cette collectivité d'outre-mer bénéficie d'une autonomie fiscale totale qui lui permet d'appliquer un 0% sur l'intégralité de la fiscalité, y compris l'ISF et la TVA. Un statut unique sur le territoire français.
La règle des 5 ans avant d'accéder au 0%
C'est le principal frein de cette destination. Avant de pouvoir bénéficier de la fiscalité saint-bartoise, tout nouveau résident doit passer 5 années sur l'île avec plus de 183 jours de présence annuelle, en s'acquittant de ses impôts comme s'il résidait en métropole française. Ce n'est qu'au terme de cette période que le régime à 0% entre en vigueur. Par ailleurs, les revenus de source française (dividendes de sociétés françaises, salaires, loyers) restent imposés selon le barème métropolitain, même après les 5 ans. Cette condition élimine d'emblée un nombre significatif de candidats.
Taxes résiduelles et plus-values immobilières à Saint-Bart
Malgré le 0% général, plusieurs prélèvements subsistent. Les droits d'enregistrement immobilier s'élèvent à 5 %. Les plus-values immobilières sont taxées à 35 % en cas de revente dans les 8 premières années, puis à 20 % au-delà. Une taxe touristique de 5 % s'applique sur les locations saisonnières, et les droits de douane sont fixés à 5 % sur l'ensemble des importations.
S'installer à Saint-Bart en tant que Français ou étranger
Les ressortissants français et européens peuvent s'y installer librement, sans programme d'investissement ni obligation d'achat immobilier. Pour les détenteurs de passeports extra-européens, les conditions sont identiques à celles requises pour devenir résident en France. Dernier bémol pratique : l'absence d'aéroport international impose un passage systématique par Saint-Martin pour accéder à l'île, un inconvénient notable pour les profils qui voyagent fréquemment.
Bermudes, le hub de la réassurance à 0% d'impôt

En dehors de l'arc caribéen, les Bermudes occupent une position singulière. Cette toute petite île de 64 000 habitants, la plus ancienne colonie britannique encore en existence, affiche la plus forte densité de population au kilomètre carré et l'un des coûts de la vie les plus élevés qui existent. Sa réputation repose sur son rôle de hub financier, notamment dans le secteur de la réassurance (les assurances pour assureurs).
Fiscalité et charges sur les salaires aux Bermudes
Il n'y a aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values et les successions. En revanche, des charges sur les salaires s'appliquent pour les employeurs. La taxe d'enregistrement immobilier varie entre 2 et 7 % selon la valeur du bien. Des taxes foncières progressives sont calculées en fonction de la valeur locative estimée, et les droits de douane tournent autour de 25 %.
Résidence par emploi ou par investissement (programme EIRC)
La voie d'accès la plus courante à la résidence passe par l'obtention d'un emploi, notamment dans le secteur financier, ou par la création d'une société locale. Pour les profils disposant de moyens plus importants, le programme EIRC exige un investissement minimum de 2,5 millions de dollars en immobilier, dans une entreprise locale ou en actions locales. C'est la seule voie qui mène au passeport.
Passeport bermudien et citoyenneté britannique
Le passeport n'est accessible qu'aux bénéficiaires du programme EIRC, après 5 ans de résidence permanente avec une présence minimale de 90 jours par an. Le double passeport BOTC et britannique s'applique ici aussi. Les résidents par emploi ou création de société ne peuvent pas prétendre à la naturalisation.
Sercq, le paradis fiscal à 38 km des côtes françaises

À seulement 38 km du littoral français, cette île anglo-normande de 560 habitants rattachée au bailliage de Guernesey offre un profil fiscal sans équivalent en Europe. Soumise à ses propres lois en tant que dépendance de la Couronne britannique, Sercq (Sark en anglais) n'applique aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions.
Fiscalité plafonnée à 10 800 livres par an
Le seul impôt récurrent est une taxe foncière forfaitaire calculée en fonction de la taille du logement. La majorité des résidents paient entre 2 000 et 7 000 livres par an, et le montant maximum est plafonné à 10 800 livres. C'est le maximum absolu d'impôt que vous pourriez verser chaque année. Une transaction immobilière est taxée à 4 %. Les droits de douane ne concernent que l'alcool, le tabac et le carburant. Et pour les cyclistes, la taxe vélo est passée de 14 à 18 livres cette année.
Conditions de résidence après le Brexit
Avant le Brexit, les ressortissants européens pouvaient s'y installer librement. La donne a changé depuis. Les candidats non britanniques doivent désormais créer une société, investir au minimum 200 000 livres et créer au moins deux emplois. D'après les sources locales, une certaine flexibilité existe sur le montant à investir et l'utilisation de ces fonds, qui peuvent par exemple servir au versement de salaires.
L'atout majeur de Sercq réside dans l'absence totale d'obligation de présence minimum pour être considéré comme résident fiscal. Quelques jours par an peuvent suffire à établir votre domicile fiscal à moins de 40 km des côtes françaises. Cette souplesse est à double tranchant : si vous passez une partie significative de votre temps en France, le risque de requalification en résident fiscal français est réel et doit être anticipé avec rigueur. La pression fiscale croissante en Occident rend ces arbitrages de plus en plus stratégiques.
Bahreïn, le dernier paradis fiscal du Golfe Persique

Bahreïn est le dernier survivant fiscal de la péninsule arabique. Tous les autres pays du GCC ont basculé vers une imposition des sociétés : les Émirats arabes unis à 9 % depuis 2023, le Koweït avec un IS en vigueur, le Qatar à 10 % et l'Arabie Saoudite à 20 %. Pour ceux qui cherchaient une alternative fiscale à Dubaï, Bahreïn représente la dernière option à 0%.
Fiscalité actuelle et menace de l'IS en 2027
À ce jour, seules les sociétés dépassant 750 millions de chiffre d'affaires annuel sont soumises à un IS de 10 %. Pour la quasi-totalité des entrepreneurs, c'est une exonération totale. Mais la situation devrait évoluer rapidement : un IS à 10 % est déjà proposé à partir de 2027 pour les sociétés générant plus de 2,6 millions de dollars de chiffre d'affaires par an. Un seuil qui toucherait un nombre bien plus important d'entreprises. En complément, une TVA à 10 %, une taxe municipale de 10 % sur les loyers et une taxe d'enregistrement immobilier de 2 % s'appliquent déjà.
Golden visa et résidence à Bahreïn
Le golden visa exige un investissement immobilier minimum de 345 000 dollars et délivre un visa valide pendant 10 ans. Pour les employés qualifiés justifiant d'un salaire mensuel d'environ 5 000 dollars, un visa de 5 ans est accessible.
Passeport bahreïni : quasi impossible
L'obtention du passeport bahreïni relève de la décision du roi. Pour les ressortissants arabes, le délai minimum est de 15 ans. Pour les non-arabes, il faut compter plus de 25 ans. En pratique, c'est une voie fermée pour la quasi-totalité des candidats étrangers.
Vanuatu, le seul paradis fiscal avec un passeport achetable par donation

C'est l'unique destination de cette liste qui permet d'acquérir directement un passeport sans passer par une phase de résidence préalable. Un archipel de 83 îles, 340 000 habitants, où l'on parle le bislama (un créole anglais), l'anglais, le français et pas moins de 110 langues indigènes, ce qui en fait la plus forte densité linguistique par habitant de la planète. La nature y est spectaculaire.
Fiscalité et TVA à 15% au Vanuatu
Le Vanuatu n'impose ni le revenu, ni les sociétés, ni les plus-values, ni les successions. Une TVA de 15 % s'applique sur la quasi-totalité des achats. La taxe d'enregistrement immobilier est fixée à 5 % sur les transferts de propriété, sans taxe foncière annuelle. Les droits de douane touchent tous les produits importés, et comme l'archipel est isolé, tout ou presque est importé.
Achat direct du passeport pour 130 000 dollars
La voie la plus rapide est une donation d'environ 130 000 dollars, qui donne immédiatement accès au passeport et à un droit de résidence à vie. L'argent n'est pas récupérable, mais la procédure est directe et sans intermédiaire temporel. Pour ceux qui préfèrent ne pas passer par la donation, un investissement immobilier de 100 000 dollars minimum (en bail de 50 ans, le foncier fonctionnant en leasehold) donne accès à la résidence permanente, avec possibilité de naturalisation après 10 ans.
Wallis-et-Futuna, le paradis fiscal français

Ce territoire français, perdu entre les Fidji et les Samoa avec 11 000 habitants, est probablement le paradis fiscal le moins connu de la planète. Et pourtant, c'est peut-être la fiscalité la plus légère de toute cette liste. Trois îles, trois rois encore reconnus par l'État français, et surtout aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions. Pas de TVA, pas de taxe foncière, pas de taxe d'enregistrement immobilier. Les seuls prélèvements sont des taxes d'importation, qui font grimper le coût de la vie de 30 à 40 % par rapport à la métropole.
Installation libre pour les Français sans règle des 5 ans
Contrairement à Saint-Barthélemy, aucun délai de carence ne s'applique. La fiscalité à 0% entre en vigueur dès le premier jour de résidence. Et pour les citoyens français, l'installation est libre, sans programme d'investissement ni obligation d'achat immobilier. Une différence considérable par rapport à Saint-Bart, qui impose 5 années de fiscalité métropolitaine avant d'accéder au régime local.
Bonus : Tokelau, le bonus néo-zélandais à 0% d'impôt
Ce territoire néo-zélandais lui aussi ne prélève aucun impôt. Mais l'accès y est extrêmement restreint puisqu'il faut d'abord être résident permanent en Nouvelle-Zélande pour pouvoir s'y installer. Une option marginale qui complète néanmoins le panorama des paradis fiscaux du Pacifique.
Îles Pitcairn, le paradis fiscal habité le plus isolé de la planète

C'est l'option la plus extrême de cette liste. Les îles Pitcairn comptent 50 habitants, tous descendants d'une mutinerie survenue à la fin des années 1700. Des marins britanniques et des Tahitiens se sont établis sur cette île minuscule, et les résidents actuels sont leurs descendants directs. L'histoire a fait l'objet de plusieurs livres et films. L'isolement est total : 3 à 4 cargos de ravitaillement par an et environ 26 bateaux de visiteurs. Pour s'y rendre, il faut transiter par Tahiti puis effectuer un trajet de 22 heures.
50 habitants et des terrains offerts gratuitement
Contrairement aux Caïmans ou aux Bahamas où il faut investir des millions, Pitcairn cherche désespérément des habitants. Le gouvernement offre gratuitement des parcelles de 1 500 m² à ceux qui acceptent de s'y installer. Le processus se déroule en deux étapes : la propriété est d'abord mise à disposition sous réserve, puis le titre est transféré au bout de 2 ans de résidence effective. Le nouveau résident devient alors propriétaire de sa parcelle et obtient la résidence permanente.
Passeport BOTC après 5 ans de résidence
La fiscalité est inexistante, à l'exception de droits de douane à l'importation et d'une taxe foncière qualifiée de minimale (sans pourcentage précisé). Après 5 ans de résidence permanente, le passeport BOTC et la citoyenneté britannique sont accessibles. Reste que construire quoi que ce soit sur une île ravitaillée quatre fois par an avec des matériaux acheminés par cargo relève davantage de l'expédition que de l'expatriation. C'est l'option la plus radicale de ce classement, réservée à ceux qui envisagent la vie insulaire la plus extrême qui soit, avec 0% d'impôt en prime.
Conclusion
En résumé, il reste 12 paradis fiscaux sur la planète, et ce nombre se réduit chaque année. Des Caïmans aux Pitcairn, du Bahreïn à Sercq, chaque destination présente un profil fiscal et résidentiel distinct, avec des tickets d'entrée, des contraintes de présence et des voies d'accès au passeport radicalement différents. L'idéal fiscal absolu n'existe nulle part : des taxes résiduelles subsistent partout, et le coût de la vie sur ces îles compense souvent l'absence d'impôt. Le choix entre ces 12 options dépend avant tout de vos moyens, de votre tolérance à l'isolement et de vos objectifs à long terme en matière de résidence et de nationalité. Il existe aussi des alternatives bien plus accessibles comme le Panama, le Paraguay, le Costa Rica, la Thaïlande ou les Philippines qui permettent d'arriver au même résultat fiscal sur les revenus étrangers via la taxation territoriale, sans les contraintes d'isolement ni les tickets d'entrée à plusieurs millions.
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FAQ
Qu'est-ce qu'un paradis fiscal ?
C'est un État qui ne prélève aucun impôt direct : ni sur le revenu, ni sur les sociétés, ni sur les plus-values, ni sur les successions. Il n'en existe plus que 12 dans le monde, et cette liste se réduit un peu plus chaque année.
Comment obtenir la résidence dans un paradis fiscal des Caraïbes ?
La plupart des territoires caribéens exigent un investissement immobilier pour délivrer un titre de résident. Les seuils varient de 300 000 dollars sur les îles secondaires de Turks-et-Caïcos à 2,9 millions de dollars pour la résidence permanente aux îles Caïmans. Anguilla propose une alternative par donation directe de 150 000 dollars au gouvernement. Saint-Barthélemy fait exception avec une installation libre pour les ressortissants français et européens, mais impose 5 ans de fiscalité métropolitaine avant d'accéder au régime local.
Peut-on obtenir un passeport britannique en vivant dans un paradis fiscal ?
Six territoires britanniques d'outre-mer figurent dans cette liste : les îles Caïmans, Turks-et-Caïcos, les Îles Vierges britanniques, Anguilla, les Bermudes et les îles Pitcairn. Tous délivrent un passeport BOTC (British Overseas Territories Citizen) qui ouvre automatiquement droit au passeport britannique. Les délais varient de 5 ans de résidence permanente à environ 15 ans.
Quel est le paradis fiscal le moins cher pour s'installer ?
Les îles Pitcairn offrent gratuitement un terrain de 1 500 m² à ceux qui acceptent de s'y installer, avec un transfert de titre après 2 ans. Le Vanuatu propose un passeport par donation à environ 130 000 dollars, sans obligation de résidence préalable. Sur les îles secondaires de Turks-et-Caïcos, la résidence permanente démarre à 300 000 dollars d'investissement immobilier. Wallis-et-Futuna ne requiert aucun investissement pour les Français.
Quelle est la différence entre un paradis fiscal et un pays à fiscalité territoriale ?
Un paradis fiscal n'applique aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions, quel que soit le profil du résident. Un pays à fiscalité territoriale, comme le Panama, le Paraguay ou la Thaïlande, n'impose que les revenus générés localement et exonère les revenus de sources étrangères. Le résultat fiscal peut être identique (0% sur les revenus étrangers), mais le mécanisme est différent. Les pays à taxation territoriale sont généralement plus accessibles, mieux structurés et offrent un meilleur cadre de vie au quotidien.
Pendant que la pression fiscale s'alourdit en Occident, une poignée de pays ne prélèvent toujours aucun impôt. Ni sur le revenu, ni sur les sociétés, ni sur les plus-values, ni sur les successions. Ce scénario existe encore, mais dans seulement 12 pays, et l'année prochaine, ce sera 11. Cette espèce fiscale est en voie d'extinction, et les options se réduisent d'année en année pour ceux qui visent la quasi-perfection en matière de fiscalité.
Dans cet article, vous allez passer en revue ces 12 derniers paradis fiscaux, des Caraïbes au Pacifique Sud en passant par le Golfe Persique et les îles Anglo-Normandes. Pour chacun, vous retrouverez la fiscalité réelle, les taxes résiduelles, les conditions d'accès à la résidence et les voies vers l'obtention du passeport. Certaines destinations exigent des millions, d'autres offrent gratuitement des terrains à ceux qui acceptent de s'y installer.
Points clés de l'article :
0 % d'impôt ne veut pas dire zéro taxes : droits de douane, taxes foncières, frais d'enregistrement immobilier… Certaines taxes résiduelles changent d'un pays à l'autre et peuvent transformer un paradis fiscal en destination coûteuse au quotidien.
Les Caraïbes dominent le classement : Six des douze destinations se concentrent dans l'arc caribéen, avec des territoires britanniques d'outre-mer qui offrent un double passeport BOTC et britannique.
Des taxes résiduelles partout : Même dans les pays à 0% d'impôt, les droits de douane, les taxes d'enregistrement immobilier et quelques prélèvements locaux subsistent et influencent fortement le coût de la vie.
Des tickets d'entrée de 0 à 2,9 millions de dollars : Du terrain offert aux îles Pitcairn à la résidence permanente aux Caïmans à 2,9 millions de dollars, chaque paradis fiscal a son seuil d'accès.
Le Bahreïn, dernier du Golfe, mais pour combien de temps ? : Avec un IS à 10% prévu dès 2027, le seul paradis fiscal restant dans la péninsule arabique est sur le point de basculer.
Îles Caïmans, le paradis fiscal le plus emblématique

Petit archipel d'environ 70 000 habitants, les îles Caïmans sont un véritable poids lourd de la finance internationale malgré leur taille modeste. Plus de 100 000 sociétés y sont incorporées, 60 % des hedge funds de la planète y sont domiciliés, et de nombreuses banques de rang international ainsi que des family offices y ont établi leur siège. C'est également le territoire caribéen qui affiche les standards de vie les plus élevés de la région.
Fiscalité et coûts annexes aux Îles Caïmans
Aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions. Pas de TVA non plus. Le zéro fiscal est ancré dans l'ADN de l'archipel et ne relève pas d'un programme récent. Deux prélèvements subsistent néanmoins. La taxe d'enregistrement immobilier, payable une seule fois à l'achat, se situe entre 7,5 et 10 % selon le prix du bien. Contrairement à de nombreux pays occidentaux, il n'y a pas de taxe foncière annuelle. Une fois l'acquisition réglée, aucun loyer fiscal à verser à l'État. Le second prélèvement concerne les droits de douane, qui oscillent entre 22 et 27 % sur la majorité des produits importés. Comme quasiment tout est importé sur un archipel, cette charge se répercute directement sur le coût de la vie quotidien.
Obtenir la résidence aux Îles Caïmans
Deux voies principales s'offrent aux candidats. La première consiste à acquérir un bien immobilier d'une valeur minimale de 2,4 millions de dollars caïmanais, soit environ 2,9 millions de dollars US. Ce seuil donne accès à la résidence permanente avec une exigence de présence sur place remarquablement souple : un seul jour par an. Cette liberté de mouvement est exceptionnelle pour ceux qui souhaitent conjuguer résidence fiscale à 0% et mobilité internationale totale.
La seconde option s'adresse à des budgets légèrement inférieurs. Un investissement global d'au moins 1 million de dollars caïmanais (environ 1,22 million de dollars US) dont un minimum de 500 000 dollars en immobilier, le reste pouvant être placé en dépôts bancaires, produits financiers ou actions locales, donne accès à un titre de résident valable 25 ans. La contrepartie est une présence minimale de 30 jours par an. Ce titre ne conduit pas à la résidence permanente mais reste renouvelable au terme des 25 ans, sous réserve du maintien des investissements. À noter que les montants exigés sont divisés par deux pour ceux qui investissent sur les îles secondaires de l'archipel, moins développées mais aussi moins coûteuses.
Passeport caïmanais et citoyenneté britannique
Le passeport devient accessible après 5 ans de résidence permanente, ce qui le réserve exclusivement à ceux ayant investi au-dessus du seuil de 2,4 millions. La condition est stricte : pas plus de 90 jours d'absence par an pour qualifier. L'avantage est double puisque l'obtention du statut de citoyen britannique des territoires d'outre-mer (BOTC) ouvre automatiquement droit au passeport britannique. Deux passeports pour un seul parcours.
Bahamas, l'archipel à 0% d'impôt à une heure de Miami

Avec ses 700 îles situées à à peine une heure de vol de Miami, les Bahamas constituent l'un des archipels les plus connus en matière de paradis fiscal caribéen. L'absence d'impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values et les successions est identique à celle des Caïmans, mais la structure fiscale résiduelle diffère sensiblement.
Fiscalité et coût de la vie aux Bahamas
Contrairement aux Caïmans, les Bahamas appliquent une TVA de 10 %. Une taxe foncière annuelle entre 0,625 et 1 % de la valeur du bien s'ajoute au tableau, ce qui signifie que l'acquisition d'une propriété ne met pas fin aux obligations financières envers l'État. Les transactions immobilières sont taxées à 10 %, et les droits de douane peuvent grimper jusqu'à 75 % sur certains produits.
Résidence aux Bahamas par investissement immobilier
L'accès à la résidence passe par un investissement immobilier d'au minimum 1 million de dollars US, un seuil relevé de 750 000 à 1 million en 2025. La présence requise est de 90 jours par an au minimum, sans dépasser 183 jours dans un autre pays. Pour ceux qui souhaitent accélérer la procédure, un investissement de 1,5 million de dollars permet d'obtenir le titre en quelques semaines, contre 8 à 12 mois avec le seuil standard.
Naturalisation et passeport bahaméen
La naturalisation exige 10 ans de résidence permanente, une présence d'au moins un tiers du temps chaque année sur l'archipel, et les 12 derniers mois intégralement passés aux Bahamas avant le dépôt de la demande. Autre particularité de taille : les Bahamas n'acceptent pas la double nationalité. Il faudra renoncer à votre passeport d'origine. Malgré cette contrainte, le passeport bahaméen offre une excellente mobilité internationale, y compris un accès aux États-Unis sans visa.
Turks-et-Caïcos, le paradis fiscal sans TVA et sans taxe foncière

Cet archipel de 46 000 habitants, également territoire britannique d'outre-mer, affiche l'un des profils fiscaux les plus épurés de toute la liste. Pas d'impôt sur le revenu ni sur les sociétés, mais surtout pas de TVA et pas de taxe foncière annuelle, ce qui le distingue nettement des Bahamas.
Fiscalité et droits de douane à Turks-et-Caïcos
Les prélèvements résiduels se limitent à une taxe d'enregistrement immobilier entre 0 et 10 % selon la valeur du bien, une taxe sur les télécommunications et internet de 12 %, une taxe sur les locations touristiques de 12 % pour ceux qui exploitent un bien sur des plateformes de type Airbnb, et des droits de douane à 35 %. C'est ce dernier poste qui représente le véritable impact fiscal au quotidien, une fois passé le coût d'entrée de l'immobilier.
Résidence permanente par investissement immobilier
L'investissement immobilier minimum s'élève à 1 million de dollars sur l'île principale de Providenciales, la plus développée et la plus agréable à vivre. Pour les profils plus aventuriers, ce seuil descend à 300 000 dollars sur les îles secondaires. Dans les deux cas, le titre obtenu est une résidence permanente valable sans limitation de durée, qui ne s'annule qu'en cas d'absence de plus de 5 ans.
Passeport BOTC et citoyenneté britannique
La naturalisation est accessible après 5 ans de résidence permanente, à condition de ne pas avoir été absent plus de 90 jours par an sur les 5 dernières années. Comme pour les Caïmans, le passeport BOTC de Turks-et-Caïcos ouvre droit au passeport britannique.
Îles Vierges britanniques (BVI), le berceau historique de l'offshore

Avec seulement 30 000 habitants et plus de 800 000 sociétés incorporées, les Îles Vierges britanniques (BVI) incarnent à elles seules l'histoire de l'offshore international. C'est ici qu'ont été créées en 1984 les IBC (International Business Company), un modèle qui a fait école pendant des décennies. Aujourd'hui, l'utilisation d'une société BVI en tant que structure principale se heurte à des limitations concrètes : blacklistage fréquent, accès restreint aux services bancaires, aux processeurs de paiement et aux marketplaces. L'intérêt se concentre désormais davantage sur les montages de type holding.
Fiscalité et taxes résiduelles aux BVI
Le 0% s'applique sur la totalité de la fiscalité directe. La taxe d'enregistrement immobilier est de 4 % pour les résidents et 12 % pour les non-résidents. Une taxe foncière annuelle de 1,5 % sur la valeur locative estimée du bien reste applicable, ainsi que des frais annuels de société locale compris entre 350 et 1 100 dollars. Des droits de douane s'appliquent également sur les produits importés, avec des taux variables selon les catégories de produits.
Résidence et passeport aux BVI
Les BVI ne disposent pas d'un programme de résidence structuré comparable à celui des Caïmans ou des Bahamas. L'obtention d'un titre de résident passe principalement par un emploi sur place ou par la création d'une société locale dont vous devenez employé. Le parcours vers le passeport est l'un des plus longs de cette liste : 10 ans de résidence continue pour accéder au statut de résident permanent, puis 5 ans supplémentaires avant de pouvoir déposer une demande de naturalisation. Soit environ 15 ans au total, mais avec à la clé le double passeport BOTC et britannique.
Anguilla, le paradis fiscal britannique aux frais d'acquisition élevés

Anguilla n'impose ni le revenu, ni les sociétés, ni les plus-values. En revanche, l'acquisition immobilière se révèle particulièrement coûteuse. Les droits de mutation s'élèvent à 5 %, auxquels s'ajoutent 12,5 % pour les non-citoyens, soit un total de 17,5 % sur chaque transaction. Une taxe locale de 13 %, équivalente à une TVA, s'applique sur la quasi-totalité des biens et services. La taxe foncière annuelle est en revanche fixée à 0,075 %, un montant symbolique.
Programme de résidence permanente à Anguilla
Deux voies mènent à la résidence permanente. La première est une donation directe de 150 000 dollars au gouvernement. La seconde consiste à acquérir un bien immobilier d'au minimum 750 000 dollars. Dans les deux cas, la résidence fiscale exige un minimum de 45 jours par an sur l'île et l'engagement de ne pas dépasser 183 jours dans un autre pays.
Passeport BOTC et citoyenneté britannique
Après 5 ans de résidence permanente, le passeport BOTC est accessible et ouvre droit au passeport britannique, comme pour les autres territoires d'outre-mer de cette liste.
Saint-Barthélemy, le paradis fiscal français des Caraïbes

Après six destinations sous pavillon britannique, place à un territoire français. Saint-Barthélemy est souvent décrite comme le Monaco des Caraïbes. Petite île de 10 000 habitants, elle est exclusive et extrêmement chère. L'immobilier affiche une moyenne de 34 000 € le mètre carré, et les villas se négocient entre 5 et 100 millions d'euros pour les premiers prix. Pour accéder aux meilleures propriétés, les montants se comptent en dizaines de millions.
L'autonomie fiscale de Saint-Bart depuis 2007
Depuis 2007, cette collectivité d'outre-mer bénéficie d'une autonomie fiscale totale qui lui permet d'appliquer un 0% sur l'intégralité de la fiscalité, y compris l'ISF et la TVA. Un statut unique sur le territoire français.
La règle des 5 ans avant d'accéder au 0%
C'est le principal frein de cette destination. Avant de pouvoir bénéficier de la fiscalité saint-bartoise, tout nouveau résident doit passer 5 années sur l'île avec plus de 183 jours de présence annuelle, en s'acquittant de ses impôts comme s'il résidait en métropole française. Ce n'est qu'au terme de cette période que le régime à 0% entre en vigueur. Par ailleurs, les revenus de source française (dividendes de sociétés françaises, salaires, loyers) restent imposés selon le barème métropolitain, même après les 5 ans. Cette condition élimine d'emblée un nombre significatif de candidats.
Taxes résiduelles et plus-values immobilières à Saint-Bart
Malgré le 0% général, plusieurs prélèvements subsistent. Les droits d'enregistrement immobilier s'élèvent à 5 %. Les plus-values immobilières sont taxées à 35 % en cas de revente dans les 8 premières années, puis à 20 % au-delà. Une taxe touristique de 5 % s'applique sur les locations saisonnières, et les droits de douane sont fixés à 5 % sur l'ensemble des importations.
S'installer à Saint-Bart en tant que Français ou étranger
Les ressortissants français et européens peuvent s'y installer librement, sans programme d'investissement ni obligation d'achat immobilier. Pour les détenteurs de passeports extra-européens, les conditions sont identiques à celles requises pour devenir résident en France. Dernier bémol pratique : l'absence d'aéroport international impose un passage systématique par Saint-Martin pour accéder à l'île, un inconvénient notable pour les profils qui voyagent fréquemment.
Bermudes, le hub de la réassurance à 0% d'impôt

En dehors de l'arc caribéen, les Bermudes occupent une position singulière. Cette toute petite île de 64 000 habitants, la plus ancienne colonie britannique encore en existence, affiche la plus forte densité de population au kilomètre carré et l'un des coûts de la vie les plus élevés qui existent. Sa réputation repose sur son rôle de hub financier, notamment dans le secteur de la réassurance (les assurances pour assureurs).
Fiscalité et charges sur les salaires aux Bermudes
Il n'y a aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values et les successions. En revanche, des charges sur les salaires s'appliquent pour les employeurs. La taxe d'enregistrement immobilier varie entre 2 et 7 % selon la valeur du bien. Des taxes foncières progressives sont calculées en fonction de la valeur locative estimée, et les droits de douane tournent autour de 25 %.
Résidence par emploi ou par investissement (programme EIRC)
La voie d'accès la plus courante à la résidence passe par l'obtention d'un emploi, notamment dans le secteur financier, ou par la création d'une société locale. Pour les profils disposant de moyens plus importants, le programme EIRC exige un investissement minimum de 2,5 millions de dollars en immobilier, dans une entreprise locale ou en actions locales. C'est la seule voie qui mène au passeport.
Passeport bermudien et citoyenneté britannique
Le passeport n'est accessible qu'aux bénéficiaires du programme EIRC, après 5 ans de résidence permanente avec une présence minimale de 90 jours par an. Le double passeport BOTC et britannique s'applique ici aussi. Les résidents par emploi ou création de société ne peuvent pas prétendre à la naturalisation.
Sercq, le paradis fiscal à 38 km des côtes françaises

À seulement 38 km du littoral français, cette île anglo-normande de 560 habitants rattachée au bailliage de Guernesey offre un profil fiscal sans équivalent en Europe. Soumise à ses propres lois en tant que dépendance de la Couronne britannique, Sercq (Sark en anglais) n'applique aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions.
Fiscalité plafonnée à 10 800 livres par an
Le seul impôt récurrent est une taxe foncière forfaitaire calculée en fonction de la taille du logement. La majorité des résidents paient entre 2 000 et 7 000 livres par an, et le montant maximum est plafonné à 10 800 livres. C'est le maximum absolu d'impôt que vous pourriez verser chaque année. Une transaction immobilière est taxée à 4 %. Les droits de douane ne concernent que l'alcool, le tabac et le carburant. Et pour les cyclistes, la taxe vélo est passée de 14 à 18 livres cette année.
Conditions de résidence après le Brexit
Avant le Brexit, les ressortissants européens pouvaient s'y installer librement. La donne a changé depuis. Les candidats non britanniques doivent désormais créer une société, investir au minimum 200 000 livres et créer au moins deux emplois. D'après les sources locales, une certaine flexibilité existe sur le montant à investir et l'utilisation de ces fonds, qui peuvent par exemple servir au versement de salaires.
L'atout majeur de Sercq réside dans l'absence totale d'obligation de présence minimum pour être considéré comme résident fiscal. Quelques jours par an peuvent suffire à établir votre domicile fiscal à moins de 40 km des côtes françaises. Cette souplesse est à double tranchant : si vous passez une partie significative de votre temps en France, le risque de requalification en résident fiscal français est réel et doit être anticipé avec rigueur. La pression fiscale croissante en Occident rend ces arbitrages de plus en plus stratégiques.
Bahreïn, le dernier paradis fiscal du Golfe Persique

Bahreïn est le dernier survivant fiscal de la péninsule arabique. Tous les autres pays du GCC ont basculé vers une imposition des sociétés : les Émirats arabes unis à 9 % depuis 2023, le Koweït avec un IS en vigueur, le Qatar à 10 % et l'Arabie Saoudite à 20 %. Pour ceux qui cherchaient une alternative fiscale à Dubaï, Bahreïn représente la dernière option à 0%.
Fiscalité actuelle et menace de l'IS en 2027
À ce jour, seules les sociétés dépassant 750 millions de chiffre d'affaires annuel sont soumises à un IS de 10 %. Pour la quasi-totalité des entrepreneurs, c'est une exonération totale. Mais la situation devrait évoluer rapidement : un IS à 10 % est déjà proposé à partir de 2027 pour les sociétés générant plus de 2,6 millions de dollars de chiffre d'affaires par an. Un seuil qui toucherait un nombre bien plus important d'entreprises. En complément, une TVA à 10 %, une taxe municipale de 10 % sur les loyers et une taxe d'enregistrement immobilier de 2 % s'appliquent déjà.
Golden visa et résidence à Bahreïn
Le golden visa exige un investissement immobilier minimum de 345 000 dollars et délivre un visa valide pendant 10 ans. Pour les employés qualifiés justifiant d'un salaire mensuel d'environ 5 000 dollars, un visa de 5 ans est accessible.
Passeport bahreïni : quasi impossible
L'obtention du passeport bahreïni relève de la décision du roi. Pour les ressortissants arabes, le délai minimum est de 15 ans. Pour les non-arabes, il faut compter plus de 25 ans. En pratique, c'est une voie fermée pour la quasi-totalité des candidats étrangers.
Vanuatu, le seul paradis fiscal avec un passeport achetable par donation

C'est l'unique destination de cette liste qui permet d'acquérir directement un passeport sans passer par une phase de résidence préalable. Un archipel de 83 îles, 340 000 habitants, où l'on parle le bislama (un créole anglais), l'anglais, le français et pas moins de 110 langues indigènes, ce qui en fait la plus forte densité linguistique par habitant de la planète. La nature y est spectaculaire.
Fiscalité et TVA à 15% au Vanuatu
Le Vanuatu n'impose ni le revenu, ni les sociétés, ni les plus-values, ni les successions. Une TVA de 15 % s'applique sur la quasi-totalité des achats. La taxe d'enregistrement immobilier est fixée à 5 % sur les transferts de propriété, sans taxe foncière annuelle. Les droits de douane touchent tous les produits importés, et comme l'archipel est isolé, tout ou presque est importé.
Achat direct du passeport pour 130 000 dollars
La voie la plus rapide est une donation d'environ 130 000 dollars, qui donne immédiatement accès au passeport et à un droit de résidence à vie. L'argent n'est pas récupérable, mais la procédure est directe et sans intermédiaire temporel. Pour ceux qui préfèrent ne pas passer par la donation, un investissement immobilier de 100 000 dollars minimum (en bail de 50 ans, le foncier fonctionnant en leasehold) donne accès à la résidence permanente, avec possibilité de naturalisation après 10 ans.
Wallis-et-Futuna, le paradis fiscal français

Ce territoire français, perdu entre les Fidji et les Samoa avec 11 000 habitants, est probablement le paradis fiscal le moins connu de la planète. Et pourtant, c'est peut-être la fiscalité la plus légère de toute cette liste. Trois îles, trois rois encore reconnus par l'État français, et surtout aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions. Pas de TVA, pas de taxe foncière, pas de taxe d'enregistrement immobilier. Les seuls prélèvements sont des taxes d'importation, qui font grimper le coût de la vie de 30 à 40 % par rapport à la métropole.
Installation libre pour les Français sans règle des 5 ans
Contrairement à Saint-Barthélemy, aucun délai de carence ne s'applique. La fiscalité à 0% entre en vigueur dès le premier jour de résidence. Et pour les citoyens français, l'installation est libre, sans programme d'investissement ni obligation d'achat immobilier. Une différence considérable par rapport à Saint-Bart, qui impose 5 années de fiscalité métropolitaine avant d'accéder au régime local.
Bonus : Tokelau, le bonus néo-zélandais à 0% d'impôt
Ce territoire néo-zélandais lui aussi ne prélève aucun impôt. Mais l'accès y est extrêmement restreint puisqu'il faut d'abord être résident permanent en Nouvelle-Zélande pour pouvoir s'y installer. Une option marginale qui complète néanmoins le panorama des paradis fiscaux du Pacifique.
Îles Pitcairn, le paradis fiscal habité le plus isolé de la planète

C'est l'option la plus extrême de cette liste. Les îles Pitcairn comptent 50 habitants, tous descendants d'une mutinerie survenue à la fin des années 1700. Des marins britanniques et des Tahitiens se sont établis sur cette île minuscule, et les résidents actuels sont leurs descendants directs. L'histoire a fait l'objet de plusieurs livres et films. L'isolement est total : 3 à 4 cargos de ravitaillement par an et environ 26 bateaux de visiteurs. Pour s'y rendre, il faut transiter par Tahiti puis effectuer un trajet de 22 heures.
50 habitants et des terrains offerts gratuitement
Contrairement aux Caïmans ou aux Bahamas où il faut investir des millions, Pitcairn cherche désespérément des habitants. Le gouvernement offre gratuitement des parcelles de 1 500 m² à ceux qui acceptent de s'y installer. Le processus se déroule en deux étapes : la propriété est d'abord mise à disposition sous réserve, puis le titre est transféré au bout de 2 ans de résidence effective. Le nouveau résident devient alors propriétaire de sa parcelle et obtient la résidence permanente.
Passeport BOTC après 5 ans de résidence
La fiscalité est inexistante, à l'exception de droits de douane à l'importation et d'une taxe foncière qualifiée de minimale (sans pourcentage précisé). Après 5 ans de résidence permanente, le passeport BOTC et la citoyenneté britannique sont accessibles. Reste que construire quoi que ce soit sur une île ravitaillée quatre fois par an avec des matériaux acheminés par cargo relève davantage de l'expédition que de l'expatriation. C'est l'option la plus radicale de ce classement, réservée à ceux qui envisagent la vie insulaire la plus extrême qui soit, avec 0% d'impôt en prime.
Conclusion
En résumé, il reste 12 paradis fiscaux sur la planète, et ce nombre se réduit chaque année. Des Caïmans aux Pitcairn, du Bahreïn à Sercq, chaque destination présente un profil fiscal et résidentiel distinct, avec des tickets d'entrée, des contraintes de présence et des voies d'accès au passeport radicalement différents. L'idéal fiscal absolu n'existe nulle part : des taxes résiduelles subsistent partout, et le coût de la vie sur ces îles compense souvent l'absence d'impôt. Le choix entre ces 12 options dépend avant tout de vos moyens, de votre tolérance à l'isolement et de vos objectifs à long terme en matière de résidence et de nationalité. Il existe aussi des alternatives bien plus accessibles comme le Panama, le Paraguay, le Costa Rica, la Thaïlande ou les Philippines qui permettent d'arriver au même résultat fiscal sur les revenus étrangers via la taxation territoriale, sans les contraintes d'isolement ni les tickets d'entrée à plusieurs millions.
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FAQ
Qu'est-ce qu'un paradis fiscal ?
C'est un État qui ne prélève aucun impôt direct : ni sur le revenu, ni sur les sociétés, ni sur les plus-values, ni sur les successions. Il n'en existe plus que 12 dans le monde, et cette liste se réduit un peu plus chaque année.
Comment obtenir la résidence dans un paradis fiscal des Caraïbes ?
La plupart des territoires caribéens exigent un investissement immobilier pour délivrer un titre de résident. Les seuils varient de 300 000 dollars sur les îles secondaires de Turks-et-Caïcos à 2,9 millions de dollars pour la résidence permanente aux îles Caïmans. Anguilla propose une alternative par donation directe de 150 000 dollars au gouvernement. Saint-Barthélemy fait exception avec une installation libre pour les ressortissants français et européens, mais impose 5 ans de fiscalité métropolitaine avant d'accéder au régime local.
Peut-on obtenir un passeport britannique en vivant dans un paradis fiscal ?
Six territoires britanniques d'outre-mer figurent dans cette liste : les îles Caïmans, Turks-et-Caïcos, les Îles Vierges britanniques, Anguilla, les Bermudes et les îles Pitcairn. Tous délivrent un passeport BOTC (British Overseas Territories Citizen) qui ouvre automatiquement droit au passeport britannique. Les délais varient de 5 ans de résidence permanente à environ 15 ans.
Quel est le paradis fiscal le moins cher pour s'installer ?
Les îles Pitcairn offrent gratuitement un terrain de 1 500 m² à ceux qui acceptent de s'y installer, avec un transfert de titre après 2 ans. Le Vanuatu propose un passeport par donation à environ 130 000 dollars, sans obligation de résidence préalable. Sur les îles secondaires de Turks-et-Caïcos, la résidence permanente démarre à 300 000 dollars d'investissement immobilier. Wallis-et-Futuna ne requiert aucun investissement pour les Français.
Quelle est la différence entre un paradis fiscal et un pays à fiscalité territoriale ?
Un paradis fiscal n'applique aucun impôt sur le revenu, les sociétés, les plus-values ni les successions, quel que soit le profil du résident. Un pays à fiscalité territoriale, comme le Panama, le Paraguay ou la Thaïlande, n'impose que les revenus générés localement et exonère les revenus de sources étrangères. Le résultat fiscal peut être identique (0% sur les revenus étrangers), mais le mécanisme est différent. Les pays à taxation territoriale sont généralement plus accessibles, mieux structurés et offrent un meilleur cadre de vie au quotidien.
Auteur

Julien Oseille TV
CEO
Passionné par l'e-commerce, le business en ligne et l’expatriation, j’ai bâti ma liberté en lançant mon premier produit sur Amazon il y a 9 ans, puis en explorant les meilleures stratégies pour entreprendre sans subir une fiscalité écrasante.
Aujourd’hui, après avoir généré plusieurs millions d’euros et vécu aux quatre coins du monde, je vous partage mon expertise pour vous aider à créer un business rentable et choisir le pays qui correspond à vos valeurs, tout en optimisant votre fiscalité.







