Expatriation
Assurance expatriation : Comment bien choisir ? (Comparatif)
Moins chère que le système français, valable dans 170 pays et sans paperasse. Ce guide passe au crible 5 assurances santé pour expatriés. Découvrez laquelle choisir !

Julien Oseille TV
CEO
PUBLIÉ
4 avr. 2026
Avant de choisir votre assurance, encore faut-il choisir la bonne destination. Comparez les meilleures options en fonction de votre profil, de votre fiscalité et de vos attentes avec notre guide gratuit : Trouver la destination qui me correspond !
La santé à l'étranger reste l'une des premières inquiétudes de ceux qui envisagent une expatriation. Une inquiétude largement alimentée par un mythe tenace selon lequel le système français serait à la fois le meilleur et le moins cher au monde.
Dans les faits, c'est tout l'inverse. La qualité s'effrite depuis des années. Les déserts médicaux se multiplient, les délais pour consulter un spécialiste atteignent parfois plusieurs mois et les urgences sont saturées. Et la supposée gratuité ne résiste pas aux chiffres. Un salarié au revenu médian verse environ 600 euros par mois en cotisations santé. Difficile de parler d'un système gratuit.
Dans cet article, vous allez découvrir comment fonctionne une assurance santé internationale, pourquoi elle offre une couverture médicale deux à trois fois moins chère, et quels critères permettent de sélectionner le contrat le plus adapté à votre profil. Vous retrouverez également un comparatif des 5 meilleures assurances pour expatriés, avec leurs avantages, leurs limites et leurs tarifs.
Points clés de l'article :
Le système de santé français en perte de vitesse : une qualité qui recule et un coût largement sous-estimé.
L'assurance privée internationale décryptée : un interlocuteur unique, une prime fixe et un accès aux meilleures cliniques de la planète, pour un tarif nettement inférieur.
Les critères qui font la différence : antécédents médicaux, âge, niveau de couverture, zone géographique, franchise et expérience utilisateur.
La CFE, utile ou obsolète ? : dans quels cas la Caisse des Français de l'étranger reste pertinente et pourquoi la majorité des expatriés s'en passent.
5 assurances internationales passées au crible : de SafetyWing à Cigna Global, chaque option analysée avec ses forces, ses faiblesses et ses tarifs.
Pourquoi le système de santé français ne protège plus les expatriés ?
Le système de santé français a longtemps été présenté comme une référence. Mais cette réputation repose sur un logiciel qui date de plusieurs décennies, et les données récentes dessinent un tableau bien différent.

Un système en déclin depuis plusieurs décennies
Les signes de dégradation s'accumulent depuis une vingtaine d'années. Les déserts médicaux s'étendent. Les délais d'attente pour accéder à un spécialiste atteignent régulièrement plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. Les services d'urgence sont engorgés, et les erreurs médicales connaissent une hausse significative. Pour un système censé être le meilleur de la planète, le constat est difficile à défendre.
La fausse gratuité de la Sécurité sociale
L'autre pilier du mythe français tient à la supposée gratuité du système. Sur un salaire médian, environ 600 euros par mois partent en cotisations santé. Un montant largement ignoré, ce qui entretient l'illusion d'un système gratuit.
En réalité, le fonctionnement repose sur deux organismes distincts. La Sécurité sociale rembourse généralement 70 % du tarif conventionné. La mutuelle couvre le reste, avec un second contrat, un second interlocuteur et des délais de remboursement différents. Deux entités, deux processus, deux attentes. Un système fastidieux pour un service dont la qualité recule.
Et surtout, plus vos revenus augmentent, plus vos cotisations santé grimpent. La logique est punitive, pour un accès aux soins qui reste le même.
C'est pourquoi, pour ceux qui gagnent bien leur vie, passer à une assurance santé privée lors d'une expatriation devient nettement plus avantageux.
Comment fonctionne une assurance santé internationale ?
Le passage d'un système obligatoire à une assurance privée internationale modifie en profondeur la manière dont vous accédez aux soins. La logique est différente, les interlocuteurs sont différents, et le rapport qualité-prix joue clairement en faveur du privé.

Un seul interlocuteur, une prime fixe et une couverture planétaire
Contrairement au schéma français avec ses deux organismes, l'assurance internationale pour expatriés repose sur un contrat unique, un seul interlocuteur et une cotisation fixe d'assurance santé. Le montant que vous payez chaque mois ne varie pas en fonction de vos revenus. Que vous gagniez 3 000 ou 100 000 euros, votre cotisation reste identique. Ce qui fait fluctuer le tarif, ce sont votre âge, votre profil de santé et le niveau de couverture choisi.
Pour un contrat standard, les primes mensuelles se situent entre 160 et 350 euros par mois. C'est deux à trois fois moins cher que ce que verse un salarié au revenu médian en France. Et cette couverture ne s'arrête pas aux frontières d'un seul pays. Votre assurance privée internationale vous suit partout où vous vous trouvez, que vous résidiez au Panama, en Thaïlande ou en transit entre plusieurs destinations.
Tiers payant direct et accès aux meilleures cliniques
L'un des atouts majeurs de la couverture médicale internationale concerne la prise en charge des soins lourds. En cas d'hospitalisation, d'accident ou de pathologie grave, l'assurance entre directement en contact avec l'établissement de santé et règle la facture sans que vous ayez à avancer le moindre euro. C'est le tiers payant direct, un mécanisme qui supprime toute friction financière au moment où vous en avez le moins besoin.
Pour les soins courants, le fonctionnement dépend du niveau de contrat souscrit. Les formules les plus complètes fournissent une carte de débit dédiée, utilisable directement chez le praticien. Les formules intermédiaires fonctionnent sur un principe de remboursement. Vous réglez la consultation, vous transmettez la facture via l'application, et le remboursement intervient en quelques jours, parfois en 48 heures.
Pourquoi les expatriés y gagnent en qualité et en prix ?
Ce que constatent la majorité des expatriés, c'est que le passage à une assurance privée internationale ne représente pas un sacrifice. C'est une amélioration nette. L'accès aux cliniques privées et aux spécialistes à l'étranger est immédiat.
À titre d'exemple, un expatrié installé au Panama qui a besoin d'un ORL obtient son rendez-vous en quelques heures, 24 heures tout au plus. En France, le même rendez-vous nécessiterait plusieurs semaines d'attente, dans un système pourtant bien plus coûteux. Ce constat explique pourquoi la santé à l'étranger ne constitue plus un frein pour ceux qui s'expatrient, mais au contraire un argument supplémentaire en faveur du départ.
Les critères essentiels pour bien choisir son assurance santé à l'international
L'un des avantages majeurs des assurances internationales par rapport au système obligatoire français, c'est la personnalisation. Vous ne subissez plus un contrat standard imposé à tous. Vous construisez une couverture sur mesure, adaptée à vos besoins réels, à votre budget et à votre profil de risque. Mais encore faut-il maîtriser les paramètres qui influencent le contrat et son tarif.

Les antécédents médicaux, un facteur potentiellement disqualifiant
C'est le premier critère à évaluer, car il peut à lui seul déterminer quelles assurances vous sont accessibles et lesquelles vous ferment la porte. Si vous avez des antécédents médicaux, certaines compagnies refuseront de vous couvrir. D'autres accepteront votre dossier, mais appliqueront un délai de carence de 6 à 12 mois sur les pathologies concernées.
Ce filtre fait que le choix de votre assurance santé internationale ne se joue pas uniquement sur le prix ou les garanties. Il se joue d'abord sur votre éligibilité. Si vous êtes concerné par des conditions préexistantes, certaines assurances comme Genki étudient les dossiers au cas par cas, là où d'autres les excluent d'office.
L'âge et son impact sur les primes et l'accès aux contrats
Le second paramètre qui pèse fortement sur l'équation est l'âge. Avant 40-45 ans, l'accès aux meilleures assurances pour expatriés est large et les tarifs restent compétitifs. Passé le cap des 50 ans, les primes d'assurance santé augmentent de manière significative. Et au-delà de 55 ans, certaines compagnies cessent tout simplement d'accepter de nouveaux souscripteurs.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que le marché de l'assurance santé pour expatriés est segmenté par profil démographique. Des acteurs comme SafetyWing ou Genki ciblent prioritairement les profils jeunes et les nomades digitaux. D'autres, comme Cigna Global, sont structurés pour accueillir des expatriés seniors sans limite d'âge. Identifier la catégorie dans laquelle vous vous situez est un préalable à toute comparaison tarifaire.
Le niveau de prise en charge selon vos besoins réels
Le troisième critère concerne l'étendue des garanties. L'assurance privée internationale s'articule autour de plusieurs niveaux de couverture médicale, et chaque niveau supplémentaire fait grimper la facture mensuelle.
Le socle de base, c'est l'inpatient, qui couvre les hospitalisations, les interventions chirurgicales et les soins d'urgence. C'est la brique minimale, celle pour laquelle vous prenez une assurance. Toutes les options du marché l'incluent.
Vient ensuite l'outpatient, qui englobe les consultations, les examens courants et l'accès aux spécialistes pour des problématiques du quotidien. Cette couverture n'est pas systématiquement incluse et représente un surcoût variable selon les assureurs.
Le dentaire et l'optique constituent un troisième palier. Rarement intégrés de base, ils alourdissent sensiblement la prime mensuelle. La maternité fait l'objet d'un traitement similaire, avec une exclusion fréquente par défaut et un délai de carence de 12 mois avant toute prise en charge.
L'équation est simple. Un contrat limité à l'inpatient peut démarrer autour de 50 à 60 euros par mois. Un contrat couvrant l'ensemble des postes, y compris le dentaire et la maternité, peut atteindre plusieurs centaines d'euros mensuels, voire approcher les 1 000 euros pour les formules les plus complètes. Le curseur est à placer en fonction de vos besoins réels, pas en fonction de scénarios hypothétiques.
La zone de couverture géographique et les pays exclus
La couverture médicale internationale ne signifie pas nécessairement une prise en charge sur tous les continents sans exception. La plupart des contrats couvrent une large majorité de pays, mais excluent par défaut les destinations les plus coûteuses en matière de soins. Les États-Unis, Hong Kong et Singapour figurent systématiquement dans cette catégorie.
Pour être couvert dans ces pays, il faut généralement souscrire un supplément mensuel. La question à vous poser est pragmatique. Si vous vous rendez aux États-Unis une fois tous les trois ans, il est bien plus rentable de prendre une assurance temporaire pour la durée du séjour, via des acteurs comme Chapka ou SafetyWing, plutôt que de payer un supplément chaque mois pour un pays où vous ne mettez presque jamais les pieds.
Les montants de couverture et le piège du marketing
Les assureurs aiment rivaliser sur les plafonds de couverture. Certains affichent des montants de 5, 10 ou même 100 millions de dollars. Ces chiffres impressionnent sur une brochure commerciale, mais ils ne reflètent aucune réalité médicale.
Même dans les pays où les soins sont les plus onéreux, même pour les pathologies les plus lourdes, la facture dépasse très rarement 1 à 2 millions de dollars. Une couverture jusqu'à 2 millions est donc largement suffisante pour faire face à n'importe quelle situation. Au-delà, la différence entre un contrat couvrant 2 millions et un autre couvrant 100 millions est purement théorique. Ce qui compte véritablement, c'est la qualité de la prise en charge au quotidien, l'accès aux spécialistes et la rapidité des remboursements.
La franchise, un levier pour optimiser sa prime
La franchise d’une assurance santé représente le montant que vous acceptez de payer de votre poche avant que l'assureur ne prenne le relais. C'est un levier direct pour faire baisser votre prime mensuelle.
Deux approches s'opposent. La première consiste à opter pour une franchise à zéro, avec une prise en charge dès le premier euro dépensé. La prime sera plus élevée, mais vous n'aurez jamais rien à sortir de votre poche. La seconde consiste à accepter une franchise de 5 000 à 10 000 euros, réservant l'intervention de l'assurance aux gros sinistres. Cette approche réduit considérablement le coût mensuel et convient à ceux qui disposent de la trésorerie nécessaire pour absorber les petites dépenses courantes.
Le bon réglage dépend de votre profil de risque et de votre capacité financière. Mais dans tous les cas, la franchise est un curseur qu'il faut ajuster avec soin, car son impact sur la facture annuelle est souvent sous-estimé.
L'expérience utilisateur et la qualité de l'application
Ce critère est rarement mentionné dans les comparatifs, pourtant il conditionne directement votre usage réel de l'assurance. Certaines compagnies proposent des interfaces fluides, modernes, où une demande de remboursement se fait en quelques clics. D'autres imposent des formulaires interminables, des étapes multiples et des délais qui découragent de soumettre la moindre réclamation.
Une application mal conçue finit par peser sur votre santé elle-même, en vous dissuadant de consulter ou de demander un remboursement. C'est un facteur invisible au moment de la souscription, mais qui fait toute la différence dans l'utilisation quotidienne. Avant de comparer uniquement les prix et les garanties, prenez le temps d'évaluer la qualité de l'interface proposée par chaque assureur.
Faut-il garder la CFE quand on s'expatrie ?

La CFE (Caisse des Français de l'étranger) revient systématiquement dans les discussions sur la santé à l'étranger. Et c'est compréhensible. C'est l'option par défaut, celle que la plupart des expatriés français connaissent de nom. Mais entre la théorie et la pratique, l'écart est significatif.
Le principal problème de la CFE tient à son fonctionnement. Les remboursements sont calculés sur la base des tarifs conventionnés en France. Si vous êtes installé dans un pays où les consultations médicales coûtent plus cher qu'en France, le différentiel reste à votre charge. Ce qui vous oblige, dans la plupart des cas, à souscrire une complémentaire en parallèle. Vous vous retrouvez alors dans une configuration identique à celle que vous vouliez quitter. Deux interlocuteurs, deux demandes de remboursement, une complexité administrative inutile.
Le fonctionnement est également jugé opaque par une large partie des expatriés qui l'ont utilisée. Les conditions de remboursement manquent de lisibilité, et le rapport entre le coût de la cotisation et le service réellement rendu est défavorable comparé aux assurances internationales disponibles sur le marché.
La CFE conserve néanmoins une utilité dans deux cas précis. Le premier concerne les personnes âgées pour lesquelles aucune assurance privée internationale n'accepte de nouveaux contrats. Le second vise ceux dont les antécédents médicaux sont suffisamment lourds pour qu'aucun assureur privé ne veuille les couvrir. En dehors de ces deux situations, les options que nous allons détailler offrent un meilleur rapport qualité-prix, une meilleure expérience et une couverture plus étendue.
Les 5 meilleures assurances santé pour expatriés
Avant d'entrer dans le détail de chaque option, un rappel s'impose. Chaque profil est unique. L'assurance internationale qui convient parfaitement à un entrepreneur de 30 ans sans antécédent ne sera pas la même que celle qui correspond à un retraité de 60 ans avec des besoins spécifiques. Il n'existe pas de solution universelle. L'objectif de ce comparatif est de vous donner les éléments factuels pour identifier celle qui correspond le mieux à votre situation.

SafetyWing, l'option la plus flexible pour les moins de 45 ans
SafetyWing s'est d'abord fait connaître comme une assurance pour nomade digital, avec des contrats temporaires de quelques mois destinés à ceux qui voyageaient en continu. Mais la compagnie a depuis élargi son offre avec la Nomad Insurance Complete, une assurance santé pour expatriés à part entière.
Le contrat démarre à 160 dollars par mois pour les moins de 40 ans, avec une couverture dans 170 pays et sans franchise. Pour ceux qui souhaitent inclure le dentaire ou étendre leur zone géographique, un simulateur en ligne permet d'ajuster les options et de visualiser le tarif en temps réel. Un paiement à l'année donne droit à une réduction supplémentaire.
Ce qui distingue SafetyWing de la plupart de ses concurrents, c'est la fluidité de l'expérience. Le site, l'application et le processus de souscription sont conçus pour être rapides et transparents. Pas de formulaires interminables, pas d'appels obligatoires pour obtenir un devis.
La compagnie propose également une formule premium, la Nomad Citizen, à 400 dollars par mois. Ce contrat inclut une carte de débit dédiée aux soins, sans avance de frais, ainsi qu'une assurance sur les revenus pouvant atteindre 4 000 dollars mensuels en cas de perte d'activité. Une option qui reste sensiblement moins chère que les cotisations santé d'un salarié médian en France, pour un niveau de service bien supérieur.
Les limites à connaître avant de souscrire sont claires. SafetyWing ne couvre pas les conditions préexistantes et n'accepte pas les nouveaux clients au-delà de 64 ans. La couverture dentaire et maternité reste légère sur les montants pris en charge. Pour ceux dont ces postes représentent des besoins importants, d'autres options seront plus adaptées.
Genki Native, l'alternative pour les profils avec antécédents médicaux
Genki se positionne comme le concurrent direct de SafetyWing sur le segment des nomades digitaux et des expatriés connectés. L'assurance est allemande, avec une identité résolument tournée vers les nouvelles générations.
Deux formules sont disponibles. La formule basique à 160 euros par mois offre une couverture comparable à celle de SafetyWing à tarif équivalent, avec un léger avantage pour cette dernière à niveau de prix égal. La formule premium à 230 euros par mois prend en revanche l'avantage sur la couverture dentaire, optique, maternité et santé mentale, avec des plafonds plus généreux.
Le principal atout de Genki Native tient à son approche des antécédents médicaux. Là où la plupart des assurances refusent catégoriquement les profils ayant des conditions préexistantes, Genki étudie les dossiers au cas par cas et peut accepter certains profils habituellement exclus. C'est un différenciateur majeur pour ceux dont l'historique médical limite les options.
Les points de vigilance portent sur deux aspects. Le délai de carence pour le dentaire et la maternité est de 12 mois, ce qui impose d'anticiper ces besoins bien avant qu'ils ne se concrétisent. Et la limite d'âge est fixée à 55 ans, plus restrictive que chez SafetyWing. Sur le plan de la réputation, Genki affiche une note supérieure à 4 sur 5 sur Trustpilot, ce qui est notable dans un secteur où les assurances récoltent souvent de mauvaises notes, les assurés ayant tendance à exprimer rapidement leur mécontentement. C'est une option solide à mettre en concurrence directe avec SafetyWing, particulièrement si votre profil médical ne correspond pas aux critères standards.
April International, le leader francophone
April International est le nom que la plupart des expatriés français identifient spontanément. C'est le leader du marché francophone, avec plus de 150 000 Français assurés à l'international. La compagnie propose cinq formules réparties sur six zones tarifaires, ce qui permet un haut degré de personnalisation.
Cette flexibilité est à la fois un avantage et une limite. L'avantage, c'est qu'April International peut s'adapter à des profils très variés, y compris des assurés jusqu'à 75 ans, un seuil nettement supérieur à celui de la plupart des concurrents. La limite, c'est que cette complexité rend le processus de souscription plus fastidieux. Pas de simulateur instantané comme chez SafetyWing. Il faut passer par un devis personnalisé pour connaître le tarif exact, ce qui allonge la démarche.
Côté tarifs, April International se situe généralement au-dessus de SafetyWing et de Genki pour des niveaux de couverture comparables. Le service client fait l'objet de retours mitigés, avec une qualité variable selon les interlocuteurs et les situations.
April International reste un choix pertinent pour les expatriés francophones qui souhaitent traiter avec un acteur français reconnu et qui privilégient la possibilité de tout gérer en français. Pour ceux qui sont à l'aise avec des interfaces anglophones et qui recherchent la transparence tarifaire, les deux premières options de cette liste seront plus adaptées.
Cigna Global, la référence pour les expatriés seniors
Cigna Global est un poids lourd de l'assurance à l'échelle internationale. Le réseau de la compagnie américaine dépasse les 2 millions de prestataires médicaux répartis sur la planète. Trois niveaux de contrat sont proposés : Silver, Gold et Platinum, ce dernier offrant une couverture illimitée.
L'atout distinctif de Cigna Global réside dans l'absence totale de limite d'âge, aussi bien à la souscription qu'au renouvellement. Pour un expatrié senior de plus de 65 ou 70 ans, c'est parfois la seule option viable sur le marché de l'assurance santé pour expatriés. Aucune autre compagnie de cette liste n'offre cette ouverture.
Les contreparties sont à la hauteur du positionnement. Les tarifs sont opaques et nécessitent un devis individualisé. Ils se situent dans la fourchette haute du marché, ce qui est cohérent avec le profil de risque des assurés visés. L'interface utilisateur est moins moderne que celle de SafetyWing ou de Genki, et les processus administratifs sont plus lourds.
Cigna Global n'est pas l'option la plus compétitive pour un trentenaire en bonne santé. Mais pour les expatriés seniors que la plupart des assureurs refusent, c'est une référence qui apporte une tranquillité difficilement égalable ailleurs.
Allianz Care, le grand nom européen avec ses limites
Allianz Care ferme ce comparatif. Le groupe européen propose trois niveaux de couverture : Base, Enhanced et Signature.
Le principal avantage d'Allianz Care tient à la solidité de la marque et à un niveau de couverture déjà satisfaisant dès la formule de base. Mais les inconvénients pèsent lourd dans la balance. Les tarifs ne sont pas transparents, les prix se situent au-dessus des premières options de cette liste et l'engagement minimum est de 12 mois, sans possibilité de résiliation mensuelle.
Plus problématique encore, plusieurs pays sont exclus de la couverture, notamment les États-Unis, le Brésil et les Émirats arabes unis. Pour les expatriés qui envisagent une installation à Dubaï ou qui voyagent régulièrement au Brésil, cette exclusion représente un obstacle significatif. La limite d'âge est fixée à 69 ans, ce qui reste correct sans atteindre l'ouverture de Cigna Global.
De toutes les options passées en revue, Allianz Care est celle qui offre le rapport qualité-prix le moins favorable. Certains profils très spécifiques pourront y trouver leur compte, mais pour la majorité des expatriés, les quatre premières options de cette liste répondront mieux à leurs besoins, à un tarif plus compétitif.
Conclusion
En résumé, le système de santé français coûte cher et se dégrade. Les assurances privées internationales offrent une alternative concrète, avec une couverture médicale supérieure, une cotisation fixe indépendante de vos revenus et un accès immédiat aux meilleures cliniques de la planète. Le choix de la bonne assurance dépend de quelques critères clés, et vous avez désormais tous les éléments pour prendre la bonne décision.
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Vous savez quelle assurance choisir, mais pas encore où vous installer. Notre guide gratuit vous aide à identifier le pays le plus adapté à votre profil, votre fiscalité et vos objectifs. Trouver le pays qui me correspond !
FAQ
Combien coûte une assurance santé pour expatrié par mois ?
Le tarif d'une assurance privée internationale varie selon l'âge, le niveau de couverture et la zone géographique choisie. Pour un profil de moins de 40 ans, les contrats démarrent autour de 160 dollars par mois chez SafetyWing ou 160 euros par mois chez Genki. Les formules les plus complètes, incluant le dentaire, la maternité et une couverture planétaire, peuvent atteindre 350 à 400 euros mensuels. C'est deux à trois fois moins cher que les cotisations santé d'un salarié au revenu médian en France.
Quelle est la meilleure assurance santé pour un expatrié senior ?
Pour les expatriés seniors, les options se réduisent significativement. Cigna Global est la référence, sans aucune limite d'âge à la souscription ni au renouvellement. April International accepte les assurés jusqu'à 75 ans. Allianz Care fixe sa limite à 69 ans. SafetyWing n'accepte plus de nouveaux clients au-delà de 64 ans, et Genki fixe sa limite à 55 ans.
Faut-il garder la CFE quand on part vivre à l'étranger ?
La CFE (Caisse des Français de l'étranger) rembourse sur la base des tarifs conventionnés en France, ce qui la rend peu compétitive dans les pays où les soins sont plus chers. Elle oblige souvent à souscrire une complémentaire en parallèle, recréant la complexité du système français. La CFE reste pertinente uniquement pour les personnes âgées ou celles dont les antécédents médicaux empêchent toute souscription auprès d'un assureur privé.
Quelle différence entre SafetyWing et Genki pour les expatriés ?
SafetyWing et Genki ciblent toutes deux les nomades digitaux et les jeunes expatriés, avec des tarifs d'entrée comparables autour de 160 dollars par mois. À prix égal, SafetyWing offre une couverture légèrement supérieure et une interface plus fluide. Genki prend l'avantage sur la formule premium à 230 dollars, avec une meilleure prise en charge du dentaire, de l'optique et de la maternité. Genki accepte également certains profils avec des conditions préexistantes, ce que SafetyWing refuse.
L'assurance internationale couvre-t-elle les soins aux États-Unis ?
Par défaut, la plupart des assurances internationales pour expatriés excluent les États-Unis de leur zone de couverture en raison du coût élevé des soins. Il est possible d'ajouter cette zone moyennant un supplément mensuel. Mais pour ceux qui ne s'y rendent qu'occasionnellement, il est plus rentable de souscrire une assurance temporaire limitée à la durée du séjour, via des acteurs comme Chapka ou SafetyWing, plutôt que de payer un surcoût permanent.
Auteur

Julien Oseille TV
CEO
Passionné par l'e-commerce, le business en ligne et l’expatriation, j’ai bâti ma liberté en lançant mon premier produit sur Amazon il y a 9 ans, puis en explorant les meilleures stratégies pour entreprendre sans subir une fiscalité écrasante.
Aujourd’hui, après avoir généré plusieurs millions d’euros et vécu aux quatre coins du monde, je vous partage mon expertise pour vous aider à créer un business rentable et choisir le pays qui correspond à vos valeurs, tout en optimisant votre fiscalité.









