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    Amazon FBA

    Se lancer sur Amazon en temps de crise : opportunité ou erreur ?

    Conflits, inflation, tarifs douaniers… et pourtant, les vendeurs Amazon n'ont jamais autant gagné. Découvrez ce que les données révèlent vraiment.

    Julien Oseille TV

    CEO

    PUBLIÉ

    11 avr. 2026

    Est-ce que vendre sur Amazon est encore rentable malgré la guerre et l'inflation ?


    Conflit au Moyen-Orient, tarifs douaniers en cascade, inflation persistante. À chaque nouvelle secousse, la même question revient : est-ce vraiment le moment pour vendre sur Amazon ? Sur les réseaux, dans les médias, dans les conversations du quotidien, le réflexe est toujours identique. Reporter. Attendre. Laisser passer la tempête. Sauf que la tempête ne passe jamais vraiment. Et pendant ce temps, les vendeurs Amazon continuent d'afficher des résultats en hausse, crise après crise, année après année.

    Dans cet article, vous allez comprendre pourquoi se lancer sur Amazon en temps de crise n'est pas le pari risqué que la plupart des gens imaginent, ce que les chiffres révèlent sur la résilience du e-commerce face aux conflits et à l'instabilité, et quelles erreurs éviter pour transformer une période d'incertitude en avantage concurrentiel.

    Les données qui suivent risquent de contredire quelques certitudes bien installées.


    Points clés de l'article :

    • 717 milliards de revenus en pleine crise : comment Amazon continue de croître quand tout semble s'effondrer autour.

    • 70 % du chiffre d'affaires réalisé par les vendeurs Amazon : Ce que révèlent les chiffres de répartition entre Amazon et ses vendeurs tiers.

    • Le Covid, l'Ukraine et le e-commerce : comment chaque crise a durablement modifié les habitudes de consommation en faveur de la vente en ligne.

    • Les niches que personne ne voit pendant une crise : pourquoi les entrepreneurs qui se lancent maintenant prennent un avantage difficile à rattraper.

    • Faut-il s'inquiéter de la hausse des coûts de transport ? Ce que les vendeurs établis font réellement quand les tarifs augmentent.


    Amazon face aux crises : une croissance qui ne fléchit jamais

    Avant de se demander si c'est le bon moment pour se lancer sur Amazon en temps de crise, regardons ce que disent les données. Et elles sont sans équivoque.


    Amazon est-il toujours rentable malgré les conflits et l'inflation ?


    Sur l'année 2025, Amazon a généré plus de 717 milliards de dollars de revenus nets, soit une augmentation de plus de 12 % par rapport à l'année précédente. Les profits opérationnels dépassent les 68 milliards de dollars. Et la plateforme concentre à elle seule plus de 40 % des parts de marché du e-commerce aux États-Unis. Concrètement, quasiment une vente en ligne sur deux passe par Amazon.

    Ces chiffres, pris isolément, sont déjà éloquents. Mais c'est leur mise en perspective avec les événements des dernières années qui les rend véritablement frappants.

    Une croissance ininterrompue malgré le Covid, l'inflation et les conflits géopolitiques

    En comparant l'évolution des revenus nets d'Amazon année après année, un constat s'impose. À aucun moment la courbe n'a fléchi. Chaque exercice affiche une progression, que ce soit de 10, 12 ou 20 % selon les périodes. Et chaque année correspond pourtant à un contexte que la plupart des observateurs auraient qualifié de défavorable.

    La pandémie du Covid a paralysé des économies entières. La guerre en Ukraine a provoqué une flambée de l'inflation en Europe et aux États-Unis. Les tensions au Moyen-Orient n'ont cessé de s'intensifier, d'un affrontement de douze jours il y a quelques mois à l'escalade régionale que l'on connaît aujourd'hui. Les tarifs douaniers imposés par l'administration Trump ont fait exploser les coûts d'importation. Et malgré tout cela, le chiffre d'affaires d'Amazon n'a jamais reculé. Pas une seule année.

    Ce constat ne signifie pas que les crises sont sans conséquence. Elles en ont. Mais elles n'ont visiblement pas la capacité de freiner la dynamique d'une plateforme qui s'est imposée comme le réflexe d'achat de centaines de millions de consommateurs. Et cette dynamique ne profite pas qu'à Amazon elle-même. Ceux qui en tirent le plus parti, ce sont les vendeurs indépendants qui opèrent sur la marketplace.


    Les vendeurs tiers Amazon sont-ils vraiment gagnants en période d'incertitude ?

    On pourrait penser que ce phénomène était passager. Amazon continue de croître, d'accord. Mais est-ce que les vendeurs indépendants en profitent réellement ? La réponse se lit dans les chiffres de répartition entre Amazon et ses vendeurs tiers.


    Est-ce que les vendeurs Amazon gagnent encore de l'argent ?


    Près de 70 % du chiffre d'affaires généré par les vendeurs tiers

    Sur l'ensemble des ventes réalisées sur la plateforme, près de 70 % sont aujourd'hui réalisées par des vendeurs indépendants. Amazon en tant que distributeur direct ne représente plus que 30 % du volume total. Et l'écart continue de se creuser. Sur la dernière année, les vendeurs tiers Amazon ont généré 575 milliards de dollars, contre 255 milliards vendus directement par Amazon. La tendance est claire et constante depuis plusieurs années. La part des vendeurs indépendants progresse, celle d'Amazon recule.

    Cette répartition signifie que la croissance de la plateforme bénéficie avant tout à ceux qui y vendent leurs produits. Plus Amazon attire de trafic, plus les vendeurs tiers profitent de la demande.

    89 % de vendeurs rentables et un revenu moyen en hausse

    Les chiffres de rentabilité des vendeurs Amazon FBA viennent confirmer cette dynamique. 89 % des vendeurs sont rentables, et 63 % le deviennent dès la première année d'activité. Le revenu moyen par vendeur tiers s'établit à 290 000 dollars par an, en progression de 16 % par rapport à l'année précédente.

    Si l'on compare ces résultats à ceux d'un commerce physique traditionnel, où l'entrepreneur ne se verse généralement aucun salaire pendant 12 à 18 mois, où un crédit bancaire est souvent nécessaire pour financer le lancement, et où la rentabilité reste incertaine pendant plusieurs années, le contraste est saisissant.

    Et ces performances ne datent pas d'une période de calme économique. Elles ont été réalisées en plein contexte de tarifs douaniers, de hausse des coûts de transport et de tensions géopolitiques. Ce qui amène naturellement à une question plus large : pourquoi les crises accélèrent la croissance du e-commerce au lieu de la freiner ?


    Pourquoi les crises accélèrent la croissance du e-commerce ?

    L'idée qu'une crise devrait mécaniquement ralentir l'activité économique en ligne est un réflexe compréhensible. Mais l'observation des faits montre précisément l'inverse. Chaque période d'instabilité majeure a déclenché un transfert durable de consommation vers les plateformes numériques.


    Pourquoi les gens achètent plus en ligne pendant une crise ?


    Le Covid et le basculement durable des habitudes de consommation en ligne

    La pandémie reste l'exemple le plus spectaculaire. Plus de 30 % des consommateurs ont migré vers l'achat en ligne pendant cette période. Amazon a enregistré une hausse de plus de 22 % de son chiffre d'affaires durant les mois les plus intenses de la crise sanitaire. Les plateformes de livraison de repas, de courses à domicile et de commerce en ligne ont toutes connu une explosion de leur activité.

    L'objection naturelle serait de considérer ce phénomène comme passager. Les confinements terminés, les consommateurs auraient dû revenir à leurs comportements antérieurs. Ce n'est pas ce qui s'est produit. Les plateformes qui ont bénéficié de cette vague, Amazon en tête, sont restées à des niveaux d'activité supérieurs à ceux d'avant la pandémie. Le basculement des habitudes de consommation en ligne ne s'est pas résorbé. Il s'est consolidé.

    Ce phénomène dépasse le seul cadre de l'achat en ligne. Le télétravail, qui s'est généralisé pendant la même période, a engendré de nouvelles catégories de produits à forte demande. Mobilier de bureau à domicile, équipements ergonomiques, matériel de sport pour la maison. Autant de niches qui n'existaient pas ou peu avant la crise, et qui continuent de prospérer des années après. Les entrepreneurs qui ont su identifier et occuper ces segments au moment où ils émergeaient ont posé les bases d'un business pérenne, et non d'une activité éphémère.

    L'exemple extrême de l'Ukraine : un e-commerce en hausse malgré la guerre

    Pour mesurer la résilience du e-commerce en période de crise, l'exemple de l'Ukraine constitue un cas d'étude poussé à l'extrême. Un pays bombardé quotidiennement par une puissance militaire de premier plan, avec des destructions massives d'infrastructures et une population déplacée par millions.

    Dans les premières semaines du conflit, les ventes en ligne ont chuté de 90 %. Un effondrement attendu dans un contexte de survie immédiate. Mais la suite est bien plus révélatrice. Dès octobre 2023, le e-commerce ukrainien avait retrouvé son niveau de 2021. Le nombre de colis internationaux traversant le pays a été multiplié par deux entre 2022 et 2024. Et la croissance globale du e-commerce entre 2021 et 2023, en pleine guerre, affiche une progression de 6 %.

    Ce résultat serait déjà remarquable dans un pays en paix. Dans un pays en conflit armé avec la Russie, il est tout simplement frappant. Et il illustre un mécanisme fondamental. Lorsque les déplacements deviennent plus difficiles, plus coûteux ou plus risqués, les consommateurs se tournent massivement vers les solutions numériques. Le e-commerce n'est pas un luxe qui disparaît en temps de crise. C'est une alternative qui devient encore plus pertinente lorsque les circuits traditionnels sont perturbés.

    Si le e-commerce résiste à un conflit armé sur le sol même du pays concerné, l'idée qu'un conflit régional à plusieurs milliers de kilomètres devrait empêcher de vendre sur Amazon FBA ne tient tout simplement pas face aux données. Mais reconnaître que la tendance est favorable ne dispense pas de se préparer correctement. Et plusieurs erreurs récurrentes continuent de pénaliser ceux qui se lancent en période d'incertitude.


    Vendre sur Amazon en période de crise : les erreurs qui coûtent cher

    Les chiffres montrent que la crise ne détruit pas les opportunités sur Amazon. Mais cela ne signifie pas que toutes les approches se valent. Trois erreurs reviennent de manière récurrente chez les entrepreneurs qui hésitent ou qui se lancent sans les bonnes fondations.


    Quelles sont les erreurs à éviter quand on se lance sur Amazon FBA ?


    Prendre des décisions basées sur l'émotion plutôt que sur les données

    C'est le piège le plus fréquent, et probablement le plus coûteux. Non pas en argent perdu, mais en temps gaspillé. Combien de projets sont repoussés indéfiniment parce que le contexte « n'est pas idéal » ? Combien d'entrepreneurs potentiels attendent un signal de stabilité pour passer à l'action, alors que ce signal n'arrive jamais ?

    La réalité, c'est que l'incertitude est permanente. Si ce n'est pas un conflit géopolitique, ce sera une flambée d'inflation. Si ce n'est pas l'inflation, ce sera une modification des tarifs douaniers. Si ce n'est pas les tarifs, ce sera une crise sanitaire, une élection tendue ou une correction boursière. Chaque trimestre apporte son lot de raisons de ne rien faire. Et chaque trimestre, les vendeurs tiers Amazon qui sont déjà en place continuent de générer des revenus.

    La démarche la plus saine consiste à traiter la question comme n'importe quelle analyse de marché. Les volumes de recherche sont-ils stables ? Les niches identifiées sont-elles viables ? La rentabilité calculée tient-elle la route avec les coûts actuels ? Si les réponses sont positives, le contexte géopolitique n'est pas un facteur décisif. Et si la peur persiste malgré des indicateurs favorables, alors le véritable blocage n'est pas la crise. C'est la peur de se lancer, tout court.

    Un parallèle simple permet de mettre les choses en perspective. Celui qui refuse de prendre l'avion par peur du crash prend une décision qui n'est pas fondée sur les statistiques. Les chiffres montrent que le transport aérien est l'un des plus sûrs qui existent. De la même manière, refuser de lancer un business Amazon FBA parce qu'un conflit se déroule à plusieurs milliers de kilomètres relève d'une crainte déconnectée des données réelles du marché.

    D'ailleurs, les risques les plus concrets pour votre avenir financier se trouvent probablement bien plus près que vous ne le pensez. L'intelligence artificielle qui automatise des postes salariés, les délocalisations qui suppriment des emplois, les restructurations d'entreprise. Ces menaces, bien réelles et documentées, passent souvent inaperçues parce qu'elles font partie du décor. Pendant ce temps, un conflit distant monopolise l'attention et sert de prétexte pour reporter des projets qui pourraient justement offrir une indépendance face à ces risques bien plus immédiats.

    Ignorer les nouvelles niches Amazon que la crise fait émerger

    Réduire une crise à ses conséquences négatives, c'est ne voir que la moitié du tableau. Chaque bouleversement modifie les comportements, crée de nouveaux besoins et fait émerger des segments de marché qui n'existaient pas auparavant.

    L'augmentation des coûts de l'énergie, consécutive au conflit en Ukraine, a fait exploser la demande pour des produits liés aux économies d'énergie. Vêtements chauffants, solutions d'isolation, alternatives écologiques. Des niches Amazon entières se sont construites sur cette tendance, et les vendeurs qui les ont occupées en premier continuent d'en récolter les bénéfices aujourd'hui.

    Pendant le Covid, le phénomène a été encore plus marqué. L'essor du télétravail a engendré une demande massive pour les équipements de bureau à domicile. Les restrictions de déplacement ont propulsé les ventes de matériel de fitness pour la maison. Les fermetures de restaurants ont multiplié les commandes de contenants alimentaires et de produits de cuisine. Chacune de ces tendances a généré des opportunités e-commerce durables, pas des fenêtres de quelques semaines.

    Le piège, en revanche, serait de se positionner sur des niches purement événementielles. Les masques chirurgicaux pendant la pandémie en sont l'illustration parfaite. Une explosion de demande suivie d'un effondrement total. Ce type de produit ultra éphémère ne constitue pas une base viable pour un business pérenne. L'enjeu est de distinguer les tendances structurelles, celles qui modifient durablement les habitudes, des pics de demande passagers qui s'éteignent dès que le contexte se normalise.

    Les outils d'analyse de marché comme Helium 10 permettent justement de détecter ces mouvements en temps réel. Des mots-clés dont le volume de recherche progresse mois après mois, des segments où la concurrence reste faible, des besoins qui émergent en réponse directe à un changement de contexte. Ceux qui scrutent ces signaux pendant que les autres se figent dans l'attente prennent un avantage concurrentiel que la normalisation du marché ne viendra pas effacer.

    Sous-estimer l'importance d'une marge de sécurité sur ses coûts

    La troisième erreur concerne la gestion financière du lancement. En période d'incertitude, les coûts variables sont par définition plus difficiles à prévoir. Le prix du pétrole fluctue, les tarifs de transport évoluent, les droits de douane peuvent changer du jour au lendemain. Dans ce contexte, partir avec des marges minimales est une prise de risque évitable.

    La recommandation est de prévoir une marge de sécurité de 15 à 20 % sur l'ensemble des coûts variables. Transport, emballage, frais d'inspection, tarifs douaniers. Cette enveloppe supplémentaire permet d'absorber une hausse ponctuelle sans que la rentabilité du produit ne bascule dans le rouge.

    Le choix du produit lui-même conditionne cette capacité d'absorption. Un article vendu 10 dollars avec une marge unitaire de 1,50 dollar ne laisse aucune marge de manœuvre. La moindre augmentation de coût, même marginale, anéantit le profit. À l'inverse, un produit plus volumineux, plus cher, avec une marge absolue plus confortable, offre la flexibilité nécessaire pour traverser des périodes de hausse sans compromettre l'ensemble de l'activité.

    Cette logique s'applique aussi aux projections. L'expérience de l'un de nos mentors illustre ce mécanisme. Un produit lancé avec 15 à 20 % de marge, sur de faibles quantités et des coûts de transport non optimisés, a atteint 30 à 37 % de marge une fois les volumes augmentés et les conditions renégociées. Calculer sa rentabilité uniquement sur les conditions du premier envoi, sans anticiper les optimisations futures, conduit à éliminer des produits qui auraient été très profitables à moyen terme. La question à se poser n'est pas « suis-je rentable aujourd'hui avec 300 unités ? » mais « le serai-je avec 3 000 unités et un conteneur complet ? ». C'est cette projection qui doit guider la décision.


    Coûts de shipping et tarifs douaniers : faut-il s'inquiéter pour sa rentabilité sur Amazon FBA ?

    L'augmentation des coûts de shipping (transport maritime) est l'argument le plus souvent avancé par ceux qui considèrent qu'une crise rend le lancement sur Amazon trop risqué. Et il faut reconnaître que cet argument a une part de vérité. Les coûts de transport ont effectivement connu des variations significatives ces dernières années, sous l'effet conjugué des perturbations logistiques, de la hausse du pétrole et des tarifs douaniers.


    Comment réduire les coûts de transport de son business Amazon FBA ?


    Quand les coûts augmentent, ils augmentent pour tous les vendeurs

    Le point fondamental à intégrer est que ces hausses ne vous pénalisent pas de manière isolée. Si les coûts de transport augmentent de 10 %, ils augmentent de 10 % pour l'ensemble de vos concurrents. Votre position concurrentielle relative ne change pas. Et c'est bien cette position relative, et non le niveau absolu des coûts, qui détermine votre capacité à vendre.

    Les vendeurs déjà établis sur Amazon, ceux qui génèrent des millions de dollars de chiffre d'affaires, ne vont pas absorber intégralement une hausse des coûts en rognant sur leurs marges. Ils vont ajuster leurs prix de vente. C'est exactement ce que font EDF ou Total lorsque le coût de l'énergie augmente. Et c'est exactement ce qui se passe sur Amazon. Les prix de vente finissent par refléter les nouvelles structures de coûts, et c'est le consommateur final qui absorbe la différence. C'est le mécanisme de l'inflation, appliqué à la marketplace.

    D'ailleurs, Amazon a enregistré plus de 12,4 % de croissance malgré les tarifs douaniers imposés par l'administration Trump. Et plus de 9,4 % de progression malgré la flambée des coûts post-Ukraine. Les vendeurs n'ont pas cessé de vendre. Ils ont adapté leurs prix.

    Pour illustrer concrètement l'écart entre une période de crise et une période stabilisée, un retour d'expérience terrain est parlant. Au moment de la sortie du Covid, lorsque les usines chinoises ouvraient et fermaient de manière imprévisible et que les conteneurs étaient rares, un conteneur 20 pieds entre la Chine et la France coûtait environ 11 500 dollars. Un produit lancé dans ces conditions affichait 17 % de marge. Aujourd'hui, le même trajet en conteneur 40 pieds HC (High Cube), soit un volume deux fois supérieur, ne coûte plus que 3 200 à 3 400 dollars. La marge sur ce même produit dépasse désormais les 35 %. Ceux qui ont attendu que les coûts baissent pour se lancer n'ont jamais profité de cette fenêtre. Ceux qui se sont lancés malgré le contexte défavorable ont aujourd'hui un produit positionné, des avis clients accumulés et une marge considérablement améliorée.

    Amazon Global Logistics ou transporteur indépendant : comment choisir ?

    La question du choix entre Amazon Global Logistics (AGL) et un transporteur indépendant revient fréquemment, et la réponse mérite d'être nuancée.

    AGL propose des tarifs de shipping souvent très compétitifs en apparence. C'est ce qui attire de nombreux vendeurs, en particulier les débutants. Le problème réside dans ce que ces tarifs ne couvrent pas. Les frais de douane et les taxes d'importation ne sont pas inclus dans les devis AGL. Sur le marché européen, ces frais restent relativement prévisibles et calculables. Mais sur le marché américain, avec la volatilité récente des tarifs d'importation, les surprises peuvent être considérables.

    Certains vendeurs en ont fait les frais. En passant par AGL plutôt que par un transporteur classique, l'un d'entre eux a économisé environ 500 dollars sur le shipping, avant de se retrouver avec 2 500 à 3 000 dollars de taxes douanières non anticipées. L'économie initiale s'est transformée en surcoût net.

    L'alternative recommandée, en particulier pour les envois vers les États-Unis, consiste à passer par un transporteur chinois en formule DDP (Delivered Duty Paid). Cette formule inclut l'ensemble des frais dans un devis unique : transport, dédouanement, taxes d'importation. Aucun frais caché, aucune mauvaise surprise à l'arrivée. Les transporteurs chinois disposent par ailleurs de méthodes d'optimisation des déclarations douanières qui permettent de réduire significativement la facture finale.

    Se fier au seul tarif de shipping pour choisir son transporteur, c'est comparer des devis incomplets. Le seul chiffre qui compte dans un calcul de rentabilité, c'est le coût total : transport, douane et taxes compris. Toute décision d'envoi devrait être précédée d'une comparaison sur cette base.

    Anticiper ses marges et faire des projections réalistes

    La gestion des coûts en période d'incertitude ne se limite pas à choisir le bon transporteur. Elle passe par une capacité d'anticipation qui distingue les vendeurs qui durent de ceux qui abandonnent après un premier envoi décevant.

    Lorsqu'un produit est commandé pour la première fois, rien n'est optimisé. Les quantités sont faibles, donc le coût unitaire auprès du fournisseur est élevé. Le packaging est commandé en petite série. L'inspection qualité est facturée au tarif standard. Et le shipping coûte proportionnellement plus cher sur un petit volume.

    Toutes ces lignes de coûts diminuent mécaniquement dès que les volumes augmentent. Passer d'une commande de 300 unités à un conteneur complet de 3 000 unités réduit le coût unitaire du produit, le packaging, l'inspection et le transport. Un produit qui affiche 15 % de marge au premier envoi peut parfaitement atteindre 35 % ou plus une fois les conditions optimisées.

    La méthode consiste à construire deux tableaux de rentabilité. Le premier sur les conditions réelles du lancement, avec les coûts actuels et les quantités initiales. Le second en projection, avec des volumes augmentés, un coût de shipping moyen sur les deux dernières années et un prix d'achat négocié sur la base de commandes régulières. Si le premier tableau est serré mais que le second montre un potentiel solide, le produit mérite d'être lancé. C'est cette approche par projection qui permet de ne pas éliminer prématurément des produits à fort potentiel, simplement parce que les conditions initiales ne sont pas encore optimales. Et dans un contexte où un conflit ou une hausse de tarifs crée du bruit et de l'incertitude, cette discipline analytique fait toute la différence entre un entrepreneur qui avance et un autre qui reste paralysé.


    Pourquoi un business Amazon FBA est un avantage stratégique face à l'incertitude

    Au-delà de la rentabilité pure et des chiffres de croissance, lancer un business Amazon FBA en période d'instabilité répond à un enjeu plus profond : celui de la liberté géographique, de la liberté financière, et de la capacité à réagir quand le contexte impose de s'adapter rapidement.


    Est-ce qu'on peut vivre de Amazon FBA depuis n'importe quel pays ? Est-ce que Amazon FBA permet de travailler depuis l'étranger ?


    Un business en ligne indépendant de la localisation

    Un vendeur Amazon peut opérer depuis n'importe quel pays. Ses produits sont stockés dans les entrepôts de la plateforme, expédiés par Amazon, et les ventes se font sur des marchés répartis aux États-Unis, en Europe, au Japon, au Canada, en Australie et ailleurs. Rien ne lie physiquement l'entrepreneur à un bureau, une ville ou un pays.

    Ce n'est pas un détail. En période de crise, cette indépendance géographique sépare ceux qui subissent la situation de ceux qui s'en extraient. Un entrepreneur installé aux Émirats qui voit la situation se dégrader peut réserver un vol pour Singapour, Bali ou n'importe quelle autre destination, et poursuivre son activité sans la moindre interruption. Son business continue de fonctionner. Ses produits continuent de se vendre. Ses revenus continuent de rentrer.

    À l'inverse, un salarié ancré dans un poste local, dépendant d'un employeur et d'un bureau physique, n'a aucune de ces options. Si la situation se dégrade dans son pays de résidence, ses alternatives sont limitées par sa dépendance à une structure qui ne lui appartient pas.

    Les périodes d'instabilité ne sont pas le pire moment pour construire un business décorrélé de sa localisation. Elles en sont le meilleur argument. Celui qui met en place cette activité avant que la prochaine crise ne le concerne directement dispose d'un filet de sécurité que l'immense majorité des gens n'ont pas. Et ce filet ne se construit pas en quelques jours. Il faut identifier un produit, le sourcer, le lancer, accumuler des avis, optimiser ses coûts. Chaque mois de retard dans ce processus est un mois de liberté en moins lorsque la situation l'exigera.


    Conclusion

    En résumé, les données accumulées sur plusieurs années de crises successives racontent toutes la même histoire. Amazon n'a jamais enregistré de baisse de chiffre d'affaires. Les vendeurs tiers captent une part croissante des revenus et affichent un taux de rentabilité de 89 %. Les habitudes de consommation se déplacent durablement vers le e-commerce à chaque nouvelle période d'instabilité. Et les coûts de transport, bien qu'ils fluctuent, impactent l'ensemble du marché de manière uniforme sans créer de désavantage pour un vendeur en particulier. Se lancer sur Amazon en temps de crise n'est pas un pari risqué. C'est une décision fondée sur des indicateurs qui n'ont jamais cessé d'être au vert.

    Pour ceux qui veulent structurer leur lancement sur Amazon avec méthode et bénéficier d'un accompagnement complet, notre programme Amazon FBA donne accès à un contenu détaillé et à un réseau de vendeurs déjà actifs sur plusieurs marketplaces. Pour ceux qui préfèrent être guidés individuellement à chaque étape, de la sélection du produit à l'optimisation des marges, notre accompagnement personnalisé avec des experts Amazon FBA couvre l'intégralité du processus de lancement et de développement sur la plateforme.


    FAQ

    Est-ce le bon moment pour se lancer sur Amazon FBA malgré la crise ? 

    Aucune des crises récentes n'a fait reculer le chiffre d'affaires d'Amazon. Que ce soit durant la pandémie, le conflit en Ukraine ou les tensions au Moyen-Orient, la plateforme a poursuivi sa croissance sans interruption. Les vendeurs tiers, qui représentent près de 70 % des ventes, ont eux aussi continué à progresser sur chacune de ces périodes.

    Les coûts de shipping augmentent-ils en temps de crise et comment les gérer ? 

    Les frais de transport maritime peuvent varier selon le contexte, notamment quand le prix du pétrole grimpe ou que les chaînes logistiques sont perturbées. Ce qu'il faut retenir, c'est que cette hausse s'applique à tous les vendeurs sans exception. Pour s'en prémunir, il est conseillé d'intégrer une marge de sécurité de 15 à 20 % dans ses calculs, de travailler avec un transporteur en formule DDP et de baser ses projections sur des volumes à moyen terme plutôt que sur une première commande.

    Est-ce que vendre sur Amazon FBA est vraiment rentable ? 

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 89 % des vendeurs déclarent être rentables sur la plateforme, et 63 % atteignent ce seuil dès les douze premiers mois. En moyenne, un vendeur tiers génère 290 000 dollars de revenus annuels, un chiffre en hausse de 16 % sur un an, et ce malgré un contexte de coûts logistiques et douaniers particulièrement instable.

    Quels produits vendre sur Amazon pendant une crise ? 

    Les périodes d'instabilité font évoluer les modes de consommation et créent des besoins qui n'existaient pas avant. Pendant la pandémie, tout ce qui touche au travail à domicile et au sport en intérieur a connu une forte poussée. La crise énergétique a quant à elle fait décoller les produits liés aux économies d'énergie. Pour détecter ces mouvements, des outils comme Helium 10 permettent de surveiller les volumes de recherche et de repérer les segments porteurs avant qu'ils ne soient saturés.

    Faut-il utiliser Amazon Global Logistics ou un transporteur indépendant ? 

    Les tarifs proposés par Amazon Global Logistics peuvent sembler avantageux, mais ils excluent les droits de douane et les taxes d'importation. Sur le marché américain en particulier, l'addition finale peut dépasser de plusieurs milliers de dollars le devis initial. Pour les expéditions vers les États-Unis, passer par un transporteur chinois en DDP reste la solution la plus sûre : tous les frais sont inclus dans un prix unique, sans surprise à l'arrivée.

    Auteur

    Julien Oseille TV

    CEO

    Passionné par l'e-commerce, le business en ligne et l’expatriation, j’ai bâti ma liberté en lançant mon premier produit sur Amazon il y a 9 ans, puis en explorant les meilleures stratégies pour entreprendre sans subir une fiscalité écrasante.

    Aujourd’hui, après avoir généré plusieurs millions d’euros et vécu aux quatre coins du monde, je vous partage mon expertise pour vous aider à créer un business rentable et choisir le pays qui correspond à vos valeurs, tout en optimisant votre fiscalité.