Fiscalité en Italie : les 4 régimes des nouveaux résidents (et ce que vous payez vraiment)
Un pays à une heure de vol de la France, où un consultant à 80 000 € paie environ 29 % tout compris, et où un retraité peut payer 7 % sur l’ensemble de ses revenus étrangers, à condition d’entrer par la bonne porte. Je me suis penché sérieusement sur l’Italie pour ma propre expatriation, et j’ai fait chiffrer mon dossier par un avocat fiscaliste italien. La fiscalité en Italie a une particularité : le barème classique s’applique aux Italiens, mais l’État a construit quatre régimes spéciaux pour les nouveaux arrivants. Un pour les indépendants, un pour les salariés, un pour les retraités, un pour les gros patrimoines. La seule vraie question est de savoir par laquelle de ces quatre portes vous entrez. Tout ce qui suit est à jour de la loi de mars 2026, entrée en vigueur le 7 avril, qui change les règles pour les retraités.
Fiscalité en Italie : le barème classique, et pourquoi il n’est pas votre sujet
L’impôt sur le revenu italien (IRPEF) compte trois tranches en 2026 : 23 % jusqu’à 28 000 €, 33 % de 28 000 à 50 000 €, 43 % au-delà. S’ajoutent une surtaxe régionale (1,2 à 3,3 % selon la région) et une surtaxe communale (jusqu’à 0,9 %), soit jusqu’à 47 % environ sur les hauts revenus. Si vous vous installez en Italie sans réfléchir, c’est ce barème-là qui vous attend. Mais ce n’est pas votre problème si vous préparez votre arrivée.
Premier avantage, auquel on ne pense même plus : en tant qu’Européen, vous avez déjà le droit de vous installer en Italie. Zéro visa, zéro investissement, zéro dossier d’immigration, là où le Panama ou Dubaï vous demandent d’investir. La mécanique de base est la même pour tout le monde :
- Un codice fiscale, l’équivalent du numéro fiscal français, gratuit.
- Un logement.
- Une inscription à la mairie de votre commune, l’anagrafe. C’est elle qui vous rend résident.
- La majorité de l’année sur place (183 jours), et vous êtes résident fiscal italien.
Le vrai choix stratégique se joue ensuite, dans votre première déclaration : c’est là que vous activez votre régime. D’où mon premier conseil, valable pour les quatre portes : prenez un expert-comptable italien dès le premier jour, pas après.
Les 4 régimes fiscaux italiens pour les nouveaux résidents en un tableau
| Régime | Pour qui | Ce que vous payez | Durée | Le point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Forfettario | Indépendants et freelances sous 85 000 € de chiffre d’affaires | 15 % (5 % les 5 premières années d’une nouvelle activité) sur une assiette forfaitaire, plus environ 26 % de cotisations | Tant que vous restez sous le plafond | Charges réelles non déductibles, sortie immédiate au-delà de 100 000 € |
| Impatriés | Salariés et indépendants qualifiés, télétravailleurs pour un employeur étranger | 50 % du revenu du travail exonéré (60 % avec un enfant mineur), jusqu’à 600 000 € | 5 ans, sans prolongation | Les cotisations sociales ne sont pas exonérées, engagement de rester 4 ans |
| 7 % | Toute personne qui perçoit une pension de source étrangère et s’installe dans une commune éligible | 7 % sur la totalité des revenus de source étrangère | 10 ans | La convention France-Italie sur les pensions de sécurité sociale (voir la section 7 %) |
| Flat tax | Très gros patrimoines, revenus étrangers au-delà de 650 000 € par an (barème) ou d’un million (dividendes, plus-values) | 300 000 € par an, forfait fixe, plus 50 000 € par membre de la famille | 15 ans maximum | Non résident 9 des 10 dernières années, plus-values sur grosses participations taxées les 5 premières années |
Quelle porte est la vôtre ?
Avant le détail de chaque régime, voici comment je trancherais selon le profil :
- Freelance ou consultant sous 85 000 € : le forfettario est la porte à étudier en premier. Vérifiez les quatre conditions, en particulier la société française que vous contrôleriez encore.
- Salarié en télétravail ou cadre qualifié : impatriés, en gardant en tête que le taux effectif réel dépend de vos cotisations, et que tout s’arrête au bout de cinq ans.
- Indépendant qualifié entre 85 000 et 600 000 € : impatriés aussi, comptez 30 à 35 % tout compris.
- Retraité belge du privé, ou titulaire d’une pension professionnelle étrangère (deuxième pilier suisse, fonds de pension) : le régime à 7 % a été écrit pour vous.
- Retraité français du privé avec un patrimoine à côté : le 7 % reste intéressant sur le patrimoine, mais faites chiffrer la double imposition de la pension avant de signer.
- Retraité français sans patrimoine mobilier significatif : le régime ne vous apporte presque rien, regardez plutôt les autres pays où prendre sa retraite.
- Plus de 650 000 € de revenus étrangers par an : flat tax, avec accord préalable du fisc.
- Vous dirigez une société à l’étranger, ou vous vivez de votre capital sans pension : aucune de ces quatre portes n’est faite pour vous. Le forfettario est réservé aux personnes physiques, vos dividendes restent taxés à 26 %, et une société pilotée depuis l’Italie risque d’y être imposée comme une société italienne. C’est le cas où l’on ne part pas sans dossier construit.
L’expert-comptable italien fait votre déclaration. Ce que nous faisons dans le Freedom Protocol, c’est le choix de la porte, la sortie propre de France et la suite au bout des cinq ans. Si c’est votre situation, décrivez-nous votre projet et rejoignez les 8 850 clients qui nous ont fait confiance.
Forfettario : combien payez-vous vraiment sous 85 000 € ?
Le régime forfettario est le statut simplifié des indépendants : si votre chiffre d’affaires est inférieur à 85 000 € par an, vous payez un impôt forfaitaire de 15 %, ramené à 5 % pendant les cinq premières années si vous lancez une nouvelle activité (et non la simple continuation d’une activité existante). Pas de TVA à facturer, une comptabilité réduite au minimum.
Le taux affiché ne dit pas tout. L’impôt ne s’applique pas à votre bénéfice réel, mais à votre chiffre d’affaires multiplié par un coefficient de rentabilité fixé par l’État selon votre activité : 78 % pour un consultant ou une profession libérale. Vos charges réelles ne sont pas déductibles. Et par-dessus, vous payez vos cotisations sociales, environ 26 % sur cette même assiette pour les professions sans caisse propre. En Italie, elles sont élevées.
Un consultant à 80 000 € de chiffre d’affaires :
- Assiette : 80 000 × 78 % = 62 400 €
- Cotisations sociales : environ 16 300 € (déductibles)
- Impôt à 15 % : environ 6 900 €
- Total : à peu près 23 000 €, soit 29 % du chiffre d’affaires, tout compris
Avec le taux à 5 % des cinq premières années, on descend autour de 23 %. À situation comparable, c’est nettement moins qu’en France, cotisations incluses. Je vous donne le chiffre complet volontairement : les contenus qui parlent de 5 % sans les cotisations vous préparent une mauvaise surprise.
Quatre conditions à connaître :
- Pas plus de 50 % de votre chiffre d’affaires facturé à votre ex-employeur des deux dernières années. L’Italie n’aime pas le salariat déguisé.
- Si vous avez touché plus de 35 000 € de salaire l’année précédente (seuil en vigueur pour 2025 et 2026, 30 000 € sinon), vous êtes exclu, sauf si votre contrat a été rompu avant votre départ.
- Vous ne devez pas contrôler, directement ou via un proche, une société dans une activité liée à la vôtre, et cela inclut votre SARL française.
- Au-delà de 100 000 € de chiffre d’affaires dans l’année, vous sortez du régime immédiatement.
Pour un freelance ou un consultant sous 85 000 €, clients français ou internationaux, c’est l’un des statuts les plus intéressants d’Europe de l’Ouest. Pour savoir quel niveau de revenus il vous faut pour partir, notre calculateur de liberté financière donne un ordre de grandeur en deux minutes.
Impatriés : 50 % du salaire exonéré, télétravail compris
Le régime des impatriés s’adresse aux salariés, aux indépendants qualifiés et à tous ceux qui travaillent à distance : 50 % de votre revenu du travail est exonéré d’impôt, 60 % si vous arrivez avec un enfant mineur, pendant cinq ans et jusqu’à 600 000 € de revenus par an. Vous divisez quasiment votre impôt par deux, sur des plafonds qui couvrent la plupart des salaires.
Le télétravail pour un employeur étranger est couvert : l’administration fiscale italienne l’a confirmé par écrit en janvier 2026. La règle à retenir : il faut travailler depuis l’Italie, pas pour l’Italie. Tant que vous êtes physiquement en Italie la majorité de l’année, votre employeur peut être à Paris, à Genève ou à New York.
Les conditions :
- Ne pas avoir été résident fiscal italien dans les trois dernières années (six ans si vous continuez à travailler pour le même employeur ou le même groupe qu’à l’étranger, sept si vous aviez déjà travaillé en Italie pour ce groupe).
- Vous engager à rester quatre ans, sinon l’administration reprend tout l’avantage rétroactivement.
- Une condition de haute qualification, qui se résume en pratique à une licence de trois ans, ou cinq ans d’expérience professionnelle qualifiée.
Le point que presque personne ne mentionne, et qui a fait basculer mon propre dossier quand je l’ai fait chiffrer : l’exonération joue sur l’impôt, pas sur les cotisations sociales. Pour un indépendant, elles tournent autour de 26 % de la totalité du revenu. Pour un salarié, la part salariale est plus faible (environ 10 %), mais votre employeur étranger doit régler la question de votre affiliation sociale, ce qui se prépare avant le départ.
Concrètement, pour un salarié à 100 000 € brut, mon avocat estimait le taux effectif global entre 25 et 28 %. Pour un indépendant au même niveau, comptez plutôt 30 à 35 % tout compris. C’est nettement mieux qu’en France, mais loin des 15 % que certains contenus laissent imaginer : faites le calcul avec un expert-comptable italien avant toute décision.
Ce régime vise les revenus du travail : les dividendes de vos propres sociétés restent taxés à 26 %. Et au bout de cinq ans, c’est le retour au barème normal, sans prolongation. La vraie stratégie consiste donc à penser dès le départ à la porte d’après.
Le régime à 7 % : pour les retraités, et pas seulement eux
Le régime à 7 % est plus large que son surnom de « régime retraités ». Si vous percevez une pension de source étrangère et que vous installez votre résidence dans une commune éligible, vous payez un impôt forfaitaire de 7 % sur l’intégralité de vos revenus de source étrangère : la pension, mais aussi les dividendes, les plus-values, les loyers, les intérêts. Pendant dix ans. Pour que ce soit concret : 100 000 € de revenus étrangers, c’est 7 000 € d’impôt.
Le ticket d’entrée, c’est la pension. Il n’y a aucun montant minimum : contrairement au Panama et à son visa pensionado, une pension étrangère, même toute petite, ouvre la porte, et tout le reste de votre patrimoine passe à 7 %. Mais il faut une vraie pension : une pension d’État (la retraite d’un salarié français ou belge classique), ou une pension professionnelle (fonds de pension d’entreprise, deuxième pilier suisse).
Trois conditions : ne pas avoir été résident italien les cinq dernières années, venir d’un pays qui coopère avec l’administration italienne (la France, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg en font partie), et s’installer dans une commune éligible. Et c’est là qu’arrive la nouveauté : jusqu’en avril, les communes éligibles devaient compter moins de 20 000 habitants dans huit régions du Sud. Depuis le 7 avril 2026 (loi n° 34 du 11 mars 2026), le seuil est relevé à 30 000 habitants, et des villes entières sont devenues éligibles. Moins connu : les petits villages des zones sismiques du centre de l’Italie sont aussi ouverts sous 3 000 habitants, et les Abruzzes, à une heure quinze de Rome, comptent comme le Sud.
Le piège de la convention France-Italie pour les retraités français
Si vous êtes retraité français, attention, parce que c’est là que la plupart des contenus sur ce régime vous trompent. La convention fiscale entre la France et l’Italie date de 1989. Elle classe les pensions dites de sécurité sociale (CNAV, Carsat, Agirc-Arrco, donc la retraite standard d’un salarié du privé) comme imposables dans les deux pays. Et le régime à 7 % n’accorde aucun crédit d’impôt. Votre pension française reste taxée en France, en plus des 7 % italiens. Les pensions de fonctionnaires, elles, restent imposables uniquement en France tant que vous gardez la nationalité française : le 7 % italien ne les touche jamais.
Le régime ne sert donc pas à rien pour un Français, mais il faut comprendre pour qui il a été écrit. Il brille pour deux profils : ceux qui ont une pension professionnelle étrangère (suisse, internationale), et ceux qui ont une pension française mais aussi, à côté, un patrimoine dont les revenus (dividendes, plus-values, loyers étrangers) passent à 7 % sans friction avec la France. La loi permet même d’exclure un pays du régime pour optimiser au cas par cas : vous pouvez par exemple écarter la France.
Si vous êtes belge, la convention entre l’Italie et la Belgique n’a pas ce piège : vos pensions, y compris la pension légale, sont imposables uniquement dans le pays où vous vivez, sauf pour les fonctionnaires. Un retraité belge du privé en Italie met vraiment tout à 7 %.
Vous n’êtes pas prisonnier de votre village : vous pouvez déménager d’une commune éligible à une autre sans perdre le régime. En revanche, les 7 % se paient en une seule fois chaque année, à l’échéance du solde de l’impôt. Un retard peut se régulariser avec pénalités jusqu’à l’échéance de l’année suivante, mais au-delà vous êtes déchu du régime, et une fois déchu, vous ne pourrez plus jamais y revenir. Sur cette porte, l’expert-comptable italien n’est pas un confort, c’est vital.
La flat tax à 300 000 € : le régime des très gros revenus étrangers
La flat tax italienne, c’est un forfait fixe de 300 000 € par an qui couvre tous vos revenus étrangers, quel que soit leur montant. Un million ou cent millions, c’est 300 000 € et c’est terminé. Comptez 50 000 € par an pour chaque membre de la famille que vous embarquez, pendant quinze ans maximum ; le régime reste révocable quand vous voulez. Ce forfait était à 100 000 € à sa création et le prix monte à chaque réforme, ceux qui sont entrés avant gardant leur tarif d’origine : la meilleure preuve que le régime attire.
Ce qui va avec : zéro impôt patrimonial sur les actifs étrangers, zéro déclaration d’avoirs, et surtout une exonération complète des droits de succession sur tous vos actifs situés hors d’Italie pendant toute la durée du régime.
Une seule condition d’accès : ne pas avoir été résident italien pendant au moins 9 des 10 dernières années. Vous pouvez demander un accord préalable au fisc italien, qui vous confirme par écrit votre éligibilité avant même de déménager : à ce niveau de patrimoine, cette garantie n’a pas de prix. Et si vous vendez une grosse participation dans les cinq premières années, la plus-value est taxée normalement. Le régime n’a pas été conçu pour venir vendre son entreprise puis repartir.
À partir de combien ce forfait devient-il une bonne affaire ? Si vos revenus étrangers sont taxés au barème (salaires, honoraires, loyers), le point de bascule se situe vers 650 000 à 700 000 € par an. Si ce sont surtout des dividendes et des plus-values, taxés à 26 % en Italie, il monte au-delà d’un million. En dessous, vous perdriez de l’argent : les trois premières portes sont là pour vous. Au-dessus, c’est l’un des forfaits les plus compétitifs d’Europe, comme je le montre dans mon comparatif des pays qui proposent un forfait fiscal.
La succession italienne, l’argument que tout le monde oublie
Même en dehors de la flat tax, la succession italienne écrase la succession française. En ligne directe, chaque héritier bénéficie d’un abattement d’un million d’euros, et c’est 4 % au-delà. En France, l’abattement est de 100 000 € par enfant et le barème progressif monte jusqu’à 45 % au-delà de 1,8 million par part. Sur 3 millions d’euros transmis à deux enfants, on parle d’environ 40 000 € de droits en Italie contre plus de 800 000 € en France.
La France et l’Italie ont aussi signé une convention sur les successions en 1990, un luxe que très peu de destinations offrent : les biens situés en Italie et dans les pays tiers ne sont imposables que dans le pays où vivait le défunt, même si vos héritiers vivent en France. Les biens conservés en France (immeubles, titres de sociétés françaises, comptes français) restent en revanche taxables en France. J’ai détaillé les autres options dans mon article qui explique comment ne pas payer de droits de succession.
Et au bout du chemin, un passeport italien
En tant que citoyen européen, vous pouvez demander la nationalité italienne après seulement 4 ans de résidence ininterrompue, contre 10 pour les non-Européens. Il faut un niveau B1 en italien, des revenus d’environ 8 300 € par an sur les trois dernières années, et 2 à 3 ans de traitement du dossier. La double nationalité est acceptée côté français comme côté italien, et devenir italien ne vous fait perdre aucun des quatre régimes.
Pour tout ce qui touche à la vie sur place, le logement, la santé, l’école, mon guide pour vivre en Italie complète cet article. Et quel que soit le régime, quitter la France ne se résume pas à s’inscrire dans une mairie italienne : le départ doit être propre du côté français aussi, comme je l’explique dans mon guide pour ne plus être résident fiscal français.
Si je devais résumer en une phrase : l’Italie est probablement l’une des meilleures destinations d’Europe sur le trio qualité de vie, fiscalité et proximité avec la France, à condition d’entrer par la bonne porte. Maintenant, vous connaissez les quatre.
FAQ : vos questions sur la fiscalité en Italie
Un retraité français paie-t-il vraiment 7 % d’impôt en Italie ?
Pas sur sa pension de base. La convention France-Italie de 1989 rend les pensions de sécurité sociale (CNAV, Carsat, Agirc-Arrco) imposables dans les deux pays, et le régime à 7 % ne donne aucun crédit d’impôt : la pension reste taxée en France en plus des 7 % italiens. Les pensions de fonctionnaires restent imposables uniquement en France. Le régime devient intéressant si vous avez, à côté, des dividendes, plus-values ou loyers étrangers, qui, eux, passent à 7 %, ou si votre pension est une pension professionnelle étrangère.
Peut-on télétravailler depuis l’Italie pour un employeur français ?
Oui, et c’est couvert par le régime des impatriés, comme l’administration italienne l’a confirmé par écrit en janvier 2026. La règle est de travailler depuis l’Italie la majorité de l’année, quel que soit le pays de l’employeur. Vous bénéficiez alors de 50 % de revenu exonéré (60 % avec un enfant mineur) pendant cinq ans, à condition de ne pas avoir été résident italien dans les trois années précédentes, de rester au moins quatre ans et de justifier d’une licence ou de cinq ans d’expérience qualifiée. Les cotisations sociales, elles, ne sont pas exonérées.
Faut-il un visa pour s’installer en Italie quand on est français ?
Non. La liberté de circulation européenne vous donne déjà le droit de vous installer en Italie. Il vous faut un codice fiscale (gratuit), un logement, et une inscription à l’anagrafe de votre commune. Passé la majorité de l’année sur place, vous êtes résident fiscal italien. Le choix du régime fiscal se fait ensuite, dans votre première déclaration, d’où l’intérêt de prendre un expert-comptable italien dès le premier jour.
L’Italie est-elle un paradis fiscal ?
Pas au sens classique : le barème local monte à 43 % et les cotisations sociales des indépendants tournent autour de 26 %. Mais pour un nouveau résident qui entre par le bon régime, l’Italie est l’une des destinations les plus avantageuses d’Europe de l’Ouest, avec en prime une succession à 4 % au-delà d’un million par héritier, une convention successorale avec la France, et la nationalité accessible en quatre ans de résidence pour un Européen.
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