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Expatriation
Expatriation fiscale : 8 pays à éviter absolument !
Portugal, Espagne, Thaïlande, Bali... Ces destinations attirent les expatriés, mais leur fiscalité peut vite devenir un cauchemar. Voici 8 pays à éviter !

Julien Oseille TV
CEO
PUBLIÉ
15 janv. 2026
Vous voulez payer moins d'impôts en vous expatriant ? Encore faut-il choisir la bonne destination. Notre guide gratuit vous aide à trouver le pays qui vous correspond : Quelle destination pour optimiser ma fiscalité ?
On parle souvent des meilleures destinations pour s'expatrier, celles qui cumulent les avantages et attirent les projecteurs. Mais que se passe-t-il quand on retourne la question ? En m'intéressant aux pays les plus populaires auprès des expatriés français, j'ai constaté quelque chose de surprenant : une bonne partie de ces destinations, pourtant plébiscitées, s'avèrent être de très mauvais choix pour quiconque souhaite réduire sa fiscalité. Le cadre de vie est agréable, le climat souvent idéal, mais dès qu'on regarde la réalité de l'imposition, le tableau devient nettement moins séduisant.
Dans cet article, je vous dévoile d'abord les cinq raisons qui expliquent pourquoi ces pays continuent malgré tout d'attirer autant de candidats à l'expatriation, puis je vous présente en détail les huit pires destinations si votre objectif est de payer peu ou pas d'impôts en toute légalité.
Certaines de ces destinations vont probablement vous étonner.
Points clés de l'article :
Cadre de vie agréable ne veut pas dire fiscalité avantageuse : Pourquoi il ne faut pas confondre qualité de vie et optimisation fiscale.
Pourquoi ces destinations restent populaires : Les cinq raisons qui poussent encore tant d'expatriés vers des pays fiscalement désavantageux.
Les mythes de la fiscalité à l'étranger : Ce que les réseaux sociaux ne vous disent pas sur l'imposition réelle dans certains pays.
Les risques de l'illégalité fiscale : Ce qui peut arriver quand on décide de ne pas jouer selon les règles locales.
Europe, Asie, Amérique latine : Huit destinations passées au crible, région par région, avec leurs taux d'imposition réels.
Pourquoi ces destinations restent-elles si populaires ?

Avant d'entrer dans le détail des huit pays à éviter, il est essentiel de comprendre ce qui pousse autant de personnes à s'y installer malgré une fiscalité peu avantageuse. Les raisons sont multiples, et certaines vont peut-être vous surprendre.
Elles restent moins fiscalisées que la France
La première explication est assez simple : même si ces destinations sont loin d'être des paradis fiscaux, elles restent tout de même moins taxées que la France. Et pour cause, la France figure parmi les pays les plus fiscalisés au monde. Si vous choisissiez un pays de manière aléatoire sur une carte, il est fort probable que vous tombiez sur un endroit où l'imposition est plus légère qu'en Hexagone.
Pour certains expatriés, l'objectif est d'atteindre une fiscalité proche de zéro, ou au maximum autour de 10 à 20%. Mais il existe aussi une autre catégorie de personnes qui se satisfait très bien de payer 25 ou 35% d'impôts, car c'est déjà une amélioration significative par rapport à leur situation en France. Et si, en prime, elles gagnent en qualité de vie, c'est tout bénéfice à leurs yeux.
Les mythes véhiculés sur internet
La deuxième raison tient à la désinformation. Ces dernières années, de nombreux créateurs de contenu se sont mis à vanter les mérites de certaines destinations en évoquant leur fiscalité. Le problème, c'est que beaucoup d'entre eux n'ont qu'une compréhension superficielle des règles fiscales locales. Ils partagent des informations partielles, parfois totalement erronées, qui peuvent induire en erreur ceux qui les écoutent.
On a tendance à retenir ce qui nous arrange et à ignorer le reste. Résultat : des personnes s'installent dans un pays en pensant bénéficier d'avantages fiscaux qui n'existent pas, ou qui ne s'appliquent pas à leur situation. Et quand la réalité les rattrape, la facture peut être salée. C'est précisément pour éviter ce genre de déconvenue que, dans notre accompagnement Freedom Protocol, nous travaillons avec un avocat fiscaliste du barreau de Paris spécialisé en fiscalité internationale, ainsi qu'avec des avocats locaux dans chaque destination envisagée. L'objectif est de sécuriser votre expatriation à chaque étape.
Les expatriés qui passent entre les mailles du filet
La troisième raison est moins avouable, mais elle reste très répandue. Dans bon nombre de ces pays, les expatriés savent pertinemment que la fiscalité locale n'est pas avantageuse. Ils choisissent simplement de ne pas respecter les règles et d'opérer sans se déclarer auprès de l'administration.
Il faut dire que dans plusieurs de ces destinations, notamment les pays émergents, les autorités fiscales n'ont ni la vocation ni les moyens de traquer les entrepreneurs du web. Un freelance installé dans son appartement avec un ordinateur portable, une société aux États-Unis et des comptes bancaires à l'étranger ne laisse quasiment aucune trace visible. Pas de bureau, pas de boutique, pas de présence physique identifiable. C'est ce qui explique que beaucoup réussissent à rester totalement invisibles pendant des années.
Mais attention, ce n'est pas sans risque. Je connais l'histoire d'une personne installée à Bali depuis plusieurs années, qui générait des revenus considérables sans jamais rien déclarer. Tout allait bien jusqu'au jour où elle a commencé à acheter des terrains et des villas. L'administration fiscale indonésienne s'est alors posé une question légitime : d'où vient cet argent ? Face à l'évidence, cette personne a dû régulariser sa situation, rembourser plusieurs années d'impôts non déclarés et payer de lourdes amendes. Le tout aurait pu se terminer bien plus mal, car dans certains pays, ce type de fraude peut mener à la prison. Et les conditions de détention dans certaines régions n'ont rien à voir avec ce qu'on connaît en Europe.
Mon point de vue est simple : il existe suffisamment de pays qui offrent des avantages fiscaux légaux et attractifs pour ne pas prendre ce genre de risque. Frauder dans un pays où les règles sont défavorables dès le départ, c'est jouer avec le feu.
Le pragmatisme de certains gouvernements
La quatrième raison est plus subtile et peut surprendre quand on vient d'un pays comme la France, où les règles sont strictes et leur application rigoureuse. Dans certains pays émergents, les autorités adoptent une approche bien différente. Elles tolèrent parfois que des étrangers ne déclarent pas tout ce qu'ils devraient, car elles considèrent que ces derniers contribuent malgré tout à l'économie locale.
Un expatrié dépense en moyenne cinq à dix fois plus qu'un habitant local. Chaque achat, chaque repas au restaurant, chaque nuit d'hôtel génère de la TVA et alimente les commerces du pays. Les entreprises locales qui bénéficient de ces dépenses payent elles-mêmes des impôts. Il y a donc une forme de redistribution indirecte, certes imparfaite, mais dont certains gouvernements s'accommodent. Ils préfèrent éviter de traquer les étrangers au risque de faire fuir les capitaux et les investisseurs, ce qui leur coûterait finalement plus cher que les recettes fiscales qu'ils pourraient récupérer.
L'économie informelle ancrée dans la culture locale
Enfin, la cinquième raison est d'ordre culturel. Dans plusieurs des pays que nous allons aborder, l'économie informelle représente une part colossale de l'activité, parfois entre 30 et 60%du total. Ne pas déclarer l'intégralité de ses revenus y est presque une norme sociale, une pratique ancrée depuis des générations.
J'ai moi-même découvert cette réalité lors de ma première expatriation au Maroc. Quelques semaines après mon arrivée, je me suis rendu dans une administration pour régler une taxe. L'agent m'a alors posé une question à laquelle je ne m'attendais pas : « Combien voulez-vous payer ? » J'ai répondu que je souhaitais payer ce que je devais. On m'a expliqué que les choses ne fonctionnaient pas ainsi. Ce jour-là, j'ai compris qu'il existait un fossé immense entre ce qui est écrit dans les textes de loi et ce qui se passe réellement sur le terrain.
Quand on a grandi en Occident, dans un environnement très encadré où chaque écart est sanctionné, il est difficile d'imaginer que d'autres parties du globe fonctionnent autrement. Pourtant, c'est bien le cas. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles tant d'expatriés vivent dans ces pays sans payer d'impôts, ou en payant bien moins qu'ils ne le devraient, sans jamais être inquiétés.
Je ne dis pas que c'est une bonne chose. Ce n'est absolument pas le message que je souhaite faire passer. Mais il me semblait important de vous expliquer pourquoi ces destinations continuent d'attirer autant de candidats à l'expatriation, alors que sur le papier, elles n'ont rien d'intéressant d'un point de vue fiscal.
Les 8 pires pays d'expatriation fiscale
Maintenant que vous comprenez pourquoi ces destinations attirent autant malgré leur fiscalité peu avantageuse, entrons dans le vif du sujet. Parmi les destinations les plus prisées des expatriés, huit pays apparaissent comme des choix discutables pour quiconque souhaite réduire ses impôts légalement. Commençons par les deux destinations européennes.
Portugal : quand le programme NHR ne tient plus ses promesses

Le Portugal a connu une popularité exceptionnelle auprès des nomades digitaux et des entrepreneurs pendant plus d'une décennie. Cette réputation reposait en grande partie sur le programme NHR (Non-Habitual Resident), que beaucoup considéraient comme un sésame vers une fiscalité légère. Lisbonne est devenue une destination phare, attirant des vagues entières de travailleurs du web convaincus d'avoir trouvé leur eldorado fiscal.
La réalité était plus complexe. Ce dispositif présentait un véritable avantage pour les investisseurs et les retraités, ces derniers bénéficiant au départ d'une exonération totale, puis d'un taux réduit à 10% sur leurs pensions. Comparé à la France, c'était effectivement attractif, d'autant que le soleil faisait partie du package.
Sauf que ce régime a pris fin en 2024. Son successeur, parfois appelé NHR 2.0 ou TISRI, a supprimé les avantages pour les retraités. Quant à la fameuse flat taxe à 20% dont certains continuent de parler sur les réseaux, elle concerne uniquement des profils très spécifiques : chercheurs, professionnels de la tech, de l'innovation ou du secteur médical. Les indépendants, les web entrepreneurs, les digital nomades et les dirigeants de structures étrangères n'y ont pas droit. Ces profils se retrouvent donc soumis au barème classique portugais, qui peut atteindre 48% assez rapidement.
Pour les rentiers qui vivent de leurs placements, le Portugal conserve des atouts : exonération sur les dividendes, les intérêts, les revenus locatifs de source étrangère et certaines plus-values. Mais pour la majorité des personnes qui me lisent, le Portugal sera surtout intéressant pour son cadre de vie, pas pour alléger leur facture fiscale.
Espagne : une fiscalité parmi les plus lourdes d'Europe

L'Espagne séduit énormément. Barcelone, Malaga, Madrid, Marbella, les Canaries : ces destinations cumulent un coût de la vie raisonnable, un climat enviable et une qualité de vie certaine. Mais quand on regarde de plus près l'imposition, le tableau devient beaucoup moins attrayant.
Le pays affiche l'une des fiscalités les plus élevées du continent européen. L'impôt sur le revenu peut monter jusqu'à 47% au niveau national, et atteindre 52% en Catalogne, c'est-à-dire précisément dans la région de Barcelone qui attire le plus d'expatriés. Des niveaux qui font réfléchir. Du côté des sociétés, entre l'IS, les charges et les diverses taxes, on se retrouve facilement autour de 45 à 50% de prélèvements.
On entend parfois parler de la Beckham Law comme solution de repli. Ce dispositif offre effectivement un taux de 24% pendant six années, mais il est strictement réservé aux salariés étrangers embauchés par une entreprise espagnole. Les freelances, les travailleurs indépendants, les nomades digitaux et ceux qui dirigent leur propre structure à l'étranger ne peuvent pas en bénéficier. Autrement dit, la quasi-totalité des profils susceptibles de lire cet article.
L'Espagne reste donc une destination de choix pour le lifestyle, mais certainement pas pour optimiser sa situation fiscale.
Thaïlande : la fin d'une époque dorée pour les entrepreneurs

Changeons de continent pour l'Asie, souvent présentée comme le berceau du nomadisme digital. La Thaïlande occupe une place à part dans l'imaginaire collectif des entrepreneurs nomades. Chiang Mai, Bangkok, Phuket, Pattaya : ces villes accueillent depuis des années une communauté importante de travailleurs du web.
Je sais que certains vont trouver sévère d'inclure ce pays dans cette liste. Pourtant, les évolutions récentes justifient amplement sa présence. Pendant longtemps, la Thaïlande appliquait une fiscalité territoriale avec une subtilité très avantageuse : les revenus de source étrangère transférés dans le pays plus d'un an après leur génération échappaient totalement à l'impôt. Pour ceux qui avaient un peu d'épargne de côté, il suffisait de patienter douze mois avant de rapatrier ses fonds pour profiter d'une exonération complète en toute légalité.
Cette règle a disparu au 1er janvier 2024. Désormais, tout revenu généré après cette date et transféré sur le territoire thaïlandais est imposable. Les tranches d'imposition grimpent rapidement et on atteint vite les 35%. Pour les personnes qui avaient constitué une épargne avant cette date charnière, la situation reste gérable : elles peuvent continuer à vivre sur ces fonds antérieurs, à condition de pouvoir justifier leur origine, et laisser leurs nouveaux revenus à l'étranger puisque ce qui n'entre pas dans le pays n'est pas taxé.
Mais pour un entrepreneur qui démarre son activité sans coussin financier, l'équation devient nettement moins favorable. Il sera imposé sur tout ce qu'il transfère pour vivre. La Thaïlande durcit progressivement ses positions et pourrait réserver d'autres surprises à l'avenir. C'est pourquoi elle figure dans cette liste, même si quelques profils spécifiques peuvent encore y trouver leur compte.
Indonésie : derrière les cocotiers de Bali, une réalité fiscale brutale

Bali est devenue une destination de référence pour les entrepreneurs digitaux. Seminyak, Canggu, Ubud : ces spots sont envahis de personnes travaillant depuis leur ordinateur portable dans des cafés ou des espaces de coworking. Le décor est séduisant, les photos sur les réseaux font rêver, mais la réalité fiscale est toute autre.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, l'Indonésie n'applique pas une taxation territoriale. Le pays impose sur les revenus mondiaux, comme la France. Si vous exercez votre activité depuis Bali, vous êtes redevable de l'impôt indonésien, et les taux peuvent atteindre 35%. La tranche maximale est franchie dès 35 000 à 40 000 dollars de revenus annuels, un seuil que la plupart des web entrepreneurs dépassent sans difficulté.
La grande majorité des personnes installées là-bas et travaillant sur leur ordinateur sont donc techniquement dans l'illégalité, qu'elles le sachent ou non. L'Indonésie est parfaite pour le lifestyle et l'image, mais c'est l'une des pires destinations imaginables pour y placer sa résidence fiscale.
Vietnam : malgré son nom, moins taxé que la France

Le Vietnam gagne en popularité auprès des expatriés, notamment Da Nang qui attire de plus en plus d'attention pour son coût de la vie particulièrement bas. Hô Chi Minh-Ville (ou Saigon) et Hanoï restent des valeurs sûres pour les entrepreneurs du web en quête de dépaysement.
Concernant la fiscalité, il faut garder les pieds sur terre. Le nom officiel du pays, République socialiste du Vietnam, annonce la couleur. Nous parlons de l'un des derniers régimes communistes encore en place. L'impôt sur les sociétés s'établit à 20%, et l'impôt sur le revenu grimpe jusqu'à 35% dans la tranche supérieure, atteinte dès 20 000 à 25 000 dollars par an.
Pour nuancer, le Vietnam se classe tout de même devant la France dans l'indice Ease of Doing Business qui mesure la facilité d'entreprendre. Et sa fiscalité reste inférieure à celle de l'Hexagone. Mais cela n'en fait pas pour autant un choix pertinent pour y établir sa résidence fiscale. C'est une destination fascinante à explorer, beaucoup moins intéressante pour s'y ancrer durablement d'un point de vue optimisation fiscale.
Colombie : des taux d'imposition qui grimpent très vite

Traversons l'océan vers l'Amérique latine avec la Colombie, un pays qui attire pour de nombreuses raisons. Mais au-delà de ses charmes, il y a des éléments à connaître, et pas uniquement certaines substances illicites régulièrement évoquées dans les médias.
La fiscalité colombienne frappe fort. L'impôt sur les sociétés atteint 35%, et l'impôt sur le revenu peut grimper jusqu'à 39%. Le plus problématique, c'est que les tranches élevées sont franchies dès 20 000 à 25 000 euros de revenus annuels. Un entrepreneur qui génère 2 000 euros mensuels ou plus se retrouve donc rapidement dans la catégorie maximale.
Sur le terrain, 56% de l'économie colombienne fonctionne de manière informelle. C'est ce qui explique que de nombreux expatriés parviennent à exercer sans jamais être inquiétés par l'administration. Mais comme évoqué plus haut, ce n'est pas une voie que je recommande.
Mexique : une destination de vacances, pas une résidence fiscale

Le Mexique figure parmi les pays les plus prisés, avec Mexico City, Playa del Carmen, Tulum et Cancun en tête des destinations. L'attrait est compréhensible : climat agréable, culture riche, coût de la vie accessible. Mais la fiscalité locale devrait refroidir ceux qui envisagent de s'y installer durablement.
L'impôt sur les sociétés est fixé à 30%. L'impôt sur le revenu atteint 35%dans les tranches hautes, qui sont franchies aux alentours de 40 000 euros annuels. Pour quelqu'un dont l'activité tourne correctement, ce seuil est vite dépassé.
Le Mexique constitue une excellente option pour des vacances prolongées ou une parenthèse de quelques mois. Mais y ancrer sa résidence fiscale serait une erreur que je déconseille vivement.
Brésil : quand les entrepreneurs fuient vers des horizons plus cléments

Le Brésil fascine depuis des générations. Florianópolis, Rio de Janeiro, São Paulo : ces villes possèdent un pouvoir d'attraction évident. Mais sur le plan fiscal, le pays est loin de tenir ses promesses, surtout depuis l'évolution politique récente.
L'impôt sur le revenu s'élève à 27,5%, un palier atteint assez rapidement. L'impôt sur les sociétés oscille entre 15 et 25%, auxquels viennent s'ajouter diverses surtaxes. La fiscalité brésilienne est notoirement complexe, accompagnée d'une bureaucratie pesante et de charges sociales parmi les plus élevées de la région.
Cette situation a provoqué un départ massif des entrepreneurs brésiliens vers des territoires plus accueillants : Paraguay, Uruguay, Panama, et même les Émirats arabes unis. Ceux qui génèrent de la valeur cherchent à quitter cet environnement défavorable, ce qui en dit long sur l'attractivité réelle du pays.
Le Brésil reste une destination qui fait rêver sur le papier. Mais pour y fixer sa résidence fiscale, c'est clairement un choix à proscrire.
Conclusion
En résumé, de l'Europe à l'Amérique latine en passant par l'Asie, ces huit destinations continuent d'attirer des milliers d'expatriés chaque année. Ces pays offrent un cadre de vie agréable, du soleil et un coût de la vie souvent inférieur à celui de la France. Mais si votre objectif est de réduire légalement votre fiscalité, ils ne sont clairement pas les bons choix. Entre des taux d'imposition qui grimpent rapidement, des règles qui se durcissent et des idées reçues largement répandues sur internet, il est indispensable de bien s'informer avant de prendre une décision qui impactera durablement vos finances.
Comprendre les subtilités de la fiscalité internationale permet d'éviter ces erreurs coûteuses. J'ai rassemblé tout ce qu'il faut savoir dans mon programme dédié à l'expatriation et à l'optimisation fiscale, qui inclut également un mastermind avec des entrepreneurs déjà installés à l'étranger. Et pour un suivi sur mesure, notre accompagnement personnalisé avec une équipe d'experts et un avocat fiscaliste permet de sécuriser chaque étape de votre projet.
Vous cherchez encore la destination qui correspond à votre situation et à vos objectifs fiscaux ? Identifiez le pays le plus adapté à votre profil avec notre guide gratuit : Découvrez le pays fait pour vous !
FAQ
Quels risques prend-on en ne déclarant pas ses revenus à l'étranger ?
Ne pas déclarer ses revenus dans un pays où vous êtes résident fiscal peut entraîner des redressements importants, des amendes et parfois même des peines de prison.
Pourquoi le Portugal n'est plus intéressant fiscalement ?
Le programme NHR qui rendait le Portugal attractif a pris fin en 2024. Il a été remplacé par le NHR 2.0 (TISRI) qui réserve la flat taxe à vingt pour cent uniquement aux métiers qualifiés dans la tech, la recherche ou la santé. Les entrepreneurs, freelances et digital nomades sont désormais soumis au barème portugais classique, qui peut grimper jusqu'à 48%.
Qu'est-ce que la Beckham Law en Espagne ?
La Beckham Law est un dispositif espagnol qui permet une imposition à 24% pendant six ans. Cependant, il est réservé exclusivement aux salariés étrangers recrutés par une entreprise espagnole. Les freelances, indépendants, digital nomades et dirigeants de sociétés étrangères n'y ont pas accès.
Bali est-elle une bonne destination pour optimiser sa fiscalité ?
Non, Bali et l'Indonésie en général ne sont pas adaptées à l'optimisation fiscale. Contrairement à d'autres pays asiatiques, l'Indonésie taxe sur les revenus mondiaux et non de manière territoriale. La tranche maximale de 35% est atteinte dès 35 000 à 40 000 dollars de revenus annuels.
Quelle est la différence entre taxation territoriale et taxation mondiale ?
Une taxation territoriale impose uniquement les revenus générés dans le pays. Une taxation mondiale impose tous les revenus, peu importe leur origine géographique. L'Indonésie, le Vietnam, la Colombie ou le Brésil appliquent une taxation mondiale, ce qui les rend peu intéressants pour les entrepreneurs avec des revenus internationaux.
Vous voulez payer moins d'impôts en vous expatriant ? Encore faut-il choisir la bonne destination. Notre guide gratuit vous aide à trouver le pays qui vous correspond : Quelle destination pour optimiser ma fiscalité ?
On parle souvent des meilleures destinations pour s'expatrier, celles qui cumulent les avantages et attirent les projecteurs. Mais que se passe-t-il quand on retourne la question ? En m'intéressant aux pays les plus populaires auprès des expatriés français, j'ai constaté quelque chose de surprenant : une bonne partie de ces destinations, pourtant plébiscitées, s'avèrent être de très mauvais choix pour quiconque souhaite réduire sa fiscalité. Le cadre de vie est agréable, le climat souvent idéal, mais dès qu'on regarde la réalité de l'imposition, le tableau devient nettement moins séduisant.
Dans cet article, je vous dévoile d'abord les cinq raisons qui expliquent pourquoi ces pays continuent malgré tout d'attirer autant de candidats à l'expatriation, puis je vous présente en détail les huit pires destinations si votre objectif est de payer peu ou pas d'impôts en toute légalité.
Certaines de ces destinations vont probablement vous étonner.
Points clés de l'article :
Cadre de vie agréable ne veut pas dire fiscalité avantageuse : Pourquoi il ne faut pas confondre qualité de vie et optimisation fiscale.
Pourquoi ces destinations restent populaires : Les cinq raisons qui poussent encore tant d'expatriés vers des pays fiscalement désavantageux.
Les mythes de la fiscalité à l'étranger : Ce que les réseaux sociaux ne vous disent pas sur l'imposition réelle dans certains pays.
Les risques de l'illégalité fiscale : Ce qui peut arriver quand on décide de ne pas jouer selon les règles locales.
Europe, Asie, Amérique latine : Huit destinations passées au crible, région par région, avec leurs taux d'imposition réels.
Pourquoi ces destinations restent-elles si populaires ?

Avant d'entrer dans le détail des huit pays à éviter, il est essentiel de comprendre ce qui pousse autant de personnes à s'y installer malgré une fiscalité peu avantageuse. Les raisons sont multiples, et certaines vont peut-être vous surprendre.
Elles restent moins fiscalisées que la France
La première explication est assez simple : même si ces destinations sont loin d'être des paradis fiscaux, elles restent tout de même moins taxées que la France. Et pour cause, la France figure parmi les pays les plus fiscalisés au monde. Si vous choisissiez un pays de manière aléatoire sur une carte, il est fort probable que vous tombiez sur un endroit où l'imposition est plus légère qu'en Hexagone.
Pour certains expatriés, l'objectif est d'atteindre une fiscalité proche de zéro, ou au maximum autour de 10 à 20%. Mais il existe aussi une autre catégorie de personnes qui se satisfait très bien de payer 25 ou 35% d'impôts, car c'est déjà une amélioration significative par rapport à leur situation en France. Et si, en prime, elles gagnent en qualité de vie, c'est tout bénéfice à leurs yeux.
Les mythes véhiculés sur internet
La deuxième raison tient à la désinformation. Ces dernières années, de nombreux créateurs de contenu se sont mis à vanter les mérites de certaines destinations en évoquant leur fiscalité. Le problème, c'est que beaucoup d'entre eux n'ont qu'une compréhension superficielle des règles fiscales locales. Ils partagent des informations partielles, parfois totalement erronées, qui peuvent induire en erreur ceux qui les écoutent.
On a tendance à retenir ce qui nous arrange et à ignorer le reste. Résultat : des personnes s'installent dans un pays en pensant bénéficier d'avantages fiscaux qui n'existent pas, ou qui ne s'appliquent pas à leur situation. Et quand la réalité les rattrape, la facture peut être salée. C'est précisément pour éviter ce genre de déconvenue que, dans notre accompagnement Freedom Protocol, nous travaillons avec un avocat fiscaliste du barreau de Paris spécialisé en fiscalité internationale, ainsi qu'avec des avocats locaux dans chaque destination envisagée. L'objectif est de sécuriser votre expatriation à chaque étape.
Les expatriés qui passent entre les mailles du filet
La troisième raison est moins avouable, mais elle reste très répandue. Dans bon nombre de ces pays, les expatriés savent pertinemment que la fiscalité locale n'est pas avantageuse. Ils choisissent simplement de ne pas respecter les règles et d'opérer sans se déclarer auprès de l'administration.
Il faut dire que dans plusieurs de ces destinations, notamment les pays émergents, les autorités fiscales n'ont ni la vocation ni les moyens de traquer les entrepreneurs du web. Un freelance installé dans son appartement avec un ordinateur portable, une société aux États-Unis et des comptes bancaires à l'étranger ne laisse quasiment aucune trace visible. Pas de bureau, pas de boutique, pas de présence physique identifiable. C'est ce qui explique que beaucoup réussissent à rester totalement invisibles pendant des années.
Mais attention, ce n'est pas sans risque. Je connais l'histoire d'une personne installée à Bali depuis plusieurs années, qui générait des revenus considérables sans jamais rien déclarer. Tout allait bien jusqu'au jour où elle a commencé à acheter des terrains et des villas. L'administration fiscale indonésienne s'est alors posé une question légitime : d'où vient cet argent ? Face à l'évidence, cette personne a dû régulariser sa situation, rembourser plusieurs années d'impôts non déclarés et payer de lourdes amendes. Le tout aurait pu se terminer bien plus mal, car dans certains pays, ce type de fraude peut mener à la prison. Et les conditions de détention dans certaines régions n'ont rien à voir avec ce qu'on connaît en Europe.
Mon point de vue est simple : il existe suffisamment de pays qui offrent des avantages fiscaux légaux et attractifs pour ne pas prendre ce genre de risque. Frauder dans un pays où les règles sont défavorables dès le départ, c'est jouer avec le feu.
Le pragmatisme de certains gouvernements
La quatrième raison est plus subtile et peut surprendre quand on vient d'un pays comme la France, où les règles sont strictes et leur application rigoureuse. Dans certains pays émergents, les autorités adoptent une approche bien différente. Elles tolèrent parfois que des étrangers ne déclarent pas tout ce qu'ils devraient, car elles considèrent que ces derniers contribuent malgré tout à l'économie locale.
Un expatrié dépense en moyenne cinq à dix fois plus qu'un habitant local. Chaque achat, chaque repas au restaurant, chaque nuit d'hôtel génère de la TVA et alimente les commerces du pays. Les entreprises locales qui bénéficient de ces dépenses payent elles-mêmes des impôts. Il y a donc une forme de redistribution indirecte, certes imparfaite, mais dont certains gouvernements s'accommodent. Ils préfèrent éviter de traquer les étrangers au risque de faire fuir les capitaux et les investisseurs, ce qui leur coûterait finalement plus cher que les recettes fiscales qu'ils pourraient récupérer.
L'économie informelle ancrée dans la culture locale
Enfin, la cinquième raison est d'ordre culturel. Dans plusieurs des pays que nous allons aborder, l'économie informelle représente une part colossale de l'activité, parfois entre 30 et 60%du total. Ne pas déclarer l'intégralité de ses revenus y est presque une norme sociale, une pratique ancrée depuis des générations.
J'ai moi-même découvert cette réalité lors de ma première expatriation au Maroc. Quelques semaines après mon arrivée, je me suis rendu dans une administration pour régler une taxe. L'agent m'a alors posé une question à laquelle je ne m'attendais pas : « Combien voulez-vous payer ? » J'ai répondu que je souhaitais payer ce que je devais. On m'a expliqué que les choses ne fonctionnaient pas ainsi. Ce jour-là, j'ai compris qu'il existait un fossé immense entre ce qui est écrit dans les textes de loi et ce qui se passe réellement sur le terrain.
Quand on a grandi en Occident, dans un environnement très encadré où chaque écart est sanctionné, il est difficile d'imaginer que d'autres parties du globe fonctionnent autrement. Pourtant, c'est bien le cas. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles tant d'expatriés vivent dans ces pays sans payer d'impôts, ou en payant bien moins qu'ils ne le devraient, sans jamais être inquiétés.
Je ne dis pas que c'est une bonne chose. Ce n'est absolument pas le message que je souhaite faire passer. Mais il me semblait important de vous expliquer pourquoi ces destinations continuent d'attirer autant de candidats à l'expatriation, alors que sur le papier, elles n'ont rien d'intéressant d'un point de vue fiscal.
Les 8 pires pays d'expatriation fiscale
Maintenant que vous comprenez pourquoi ces destinations attirent autant malgré leur fiscalité peu avantageuse, entrons dans le vif du sujet. Parmi les destinations les plus prisées des expatriés, huit pays apparaissent comme des choix discutables pour quiconque souhaite réduire ses impôts légalement. Commençons par les deux destinations européennes.
Portugal : quand le programme NHR ne tient plus ses promesses

Le Portugal a connu une popularité exceptionnelle auprès des nomades digitaux et des entrepreneurs pendant plus d'une décennie. Cette réputation reposait en grande partie sur le programme NHR (Non-Habitual Resident), que beaucoup considéraient comme un sésame vers une fiscalité légère. Lisbonne est devenue une destination phare, attirant des vagues entières de travailleurs du web convaincus d'avoir trouvé leur eldorado fiscal.
La réalité était plus complexe. Ce dispositif présentait un véritable avantage pour les investisseurs et les retraités, ces derniers bénéficiant au départ d'une exonération totale, puis d'un taux réduit à 10% sur leurs pensions. Comparé à la France, c'était effectivement attractif, d'autant que le soleil faisait partie du package.
Sauf que ce régime a pris fin en 2024. Son successeur, parfois appelé NHR 2.0 ou TISRI, a supprimé les avantages pour les retraités. Quant à la fameuse flat taxe à 20% dont certains continuent de parler sur les réseaux, elle concerne uniquement des profils très spécifiques : chercheurs, professionnels de la tech, de l'innovation ou du secteur médical. Les indépendants, les web entrepreneurs, les digital nomades et les dirigeants de structures étrangères n'y ont pas droit. Ces profils se retrouvent donc soumis au barème classique portugais, qui peut atteindre 48% assez rapidement.
Pour les rentiers qui vivent de leurs placements, le Portugal conserve des atouts : exonération sur les dividendes, les intérêts, les revenus locatifs de source étrangère et certaines plus-values. Mais pour la majorité des personnes qui me lisent, le Portugal sera surtout intéressant pour son cadre de vie, pas pour alléger leur facture fiscale.
Espagne : une fiscalité parmi les plus lourdes d'Europe

L'Espagne séduit énormément. Barcelone, Malaga, Madrid, Marbella, les Canaries : ces destinations cumulent un coût de la vie raisonnable, un climat enviable et une qualité de vie certaine. Mais quand on regarde de plus près l'imposition, le tableau devient beaucoup moins attrayant.
Le pays affiche l'une des fiscalités les plus élevées du continent européen. L'impôt sur le revenu peut monter jusqu'à 47% au niveau national, et atteindre 52% en Catalogne, c'est-à-dire précisément dans la région de Barcelone qui attire le plus d'expatriés. Des niveaux qui font réfléchir. Du côté des sociétés, entre l'IS, les charges et les diverses taxes, on se retrouve facilement autour de 45 à 50% de prélèvements.
On entend parfois parler de la Beckham Law comme solution de repli. Ce dispositif offre effectivement un taux de 24% pendant six années, mais il est strictement réservé aux salariés étrangers embauchés par une entreprise espagnole. Les freelances, les travailleurs indépendants, les nomades digitaux et ceux qui dirigent leur propre structure à l'étranger ne peuvent pas en bénéficier. Autrement dit, la quasi-totalité des profils susceptibles de lire cet article.
L'Espagne reste donc une destination de choix pour le lifestyle, mais certainement pas pour optimiser sa situation fiscale.
Thaïlande : la fin d'une époque dorée pour les entrepreneurs

Changeons de continent pour l'Asie, souvent présentée comme le berceau du nomadisme digital. La Thaïlande occupe une place à part dans l'imaginaire collectif des entrepreneurs nomades. Chiang Mai, Bangkok, Phuket, Pattaya : ces villes accueillent depuis des années une communauté importante de travailleurs du web.
Je sais que certains vont trouver sévère d'inclure ce pays dans cette liste. Pourtant, les évolutions récentes justifient amplement sa présence. Pendant longtemps, la Thaïlande appliquait une fiscalité territoriale avec une subtilité très avantageuse : les revenus de source étrangère transférés dans le pays plus d'un an après leur génération échappaient totalement à l'impôt. Pour ceux qui avaient un peu d'épargne de côté, il suffisait de patienter douze mois avant de rapatrier ses fonds pour profiter d'une exonération complète en toute légalité.
Cette règle a disparu au 1er janvier 2024. Désormais, tout revenu généré après cette date et transféré sur le territoire thaïlandais est imposable. Les tranches d'imposition grimpent rapidement et on atteint vite les 35%. Pour les personnes qui avaient constitué une épargne avant cette date charnière, la situation reste gérable : elles peuvent continuer à vivre sur ces fonds antérieurs, à condition de pouvoir justifier leur origine, et laisser leurs nouveaux revenus à l'étranger puisque ce qui n'entre pas dans le pays n'est pas taxé.
Mais pour un entrepreneur qui démarre son activité sans coussin financier, l'équation devient nettement moins favorable. Il sera imposé sur tout ce qu'il transfère pour vivre. La Thaïlande durcit progressivement ses positions et pourrait réserver d'autres surprises à l'avenir. C'est pourquoi elle figure dans cette liste, même si quelques profils spécifiques peuvent encore y trouver leur compte.
Indonésie : derrière les cocotiers de Bali, une réalité fiscale brutale

Bali est devenue une destination de référence pour les entrepreneurs digitaux. Seminyak, Canggu, Ubud : ces spots sont envahis de personnes travaillant depuis leur ordinateur portable dans des cafés ou des espaces de coworking. Le décor est séduisant, les photos sur les réseaux font rêver, mais la réalité fiscale est toute autre.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, l'Indonésie n'applique pas une taxation territoriale. Le pays impose sur les revenus mondiaux, comme la France. Si vous exercez votre activité depuis Bali, vous êtes redevable de l'impôt indonésien, et les taux peuvent atteindre 35%. La tranche maximale est franchie dès 35 000 à 40 000 dollars de revenus annuels, un seuil que la plupart des web entrepreneurs dépassent sans difficulté.
La grande majorité des personnes installées là-bas et travaillant sur leur ordinateur sont donc techniquement dans l'illégalité, qu'elles le sachent ou non. L'Indonésie est parfaite pour le lifestyle et l'image, mais c'est l'une des pires destinations imaginables pour y placer sa résidence fiscale.
Vietnam : malgré son nom, moins taxé que la France

Le Vietnam gagne en popularité auprès des expatriés, notamment Da Nang qui attire de plus en plus d'attention pour son coût de la vie particulièrement bas. Hô Chi Minh-Ville (ou Saigon) et Hanoï restent des valeurs sûres pour les entrepreneurs du web en quête de dépaysement.
Concernant la fiscalité, il faut garder les pieds sur terre. Le nom officiel du pays, République socialiste du Vietnam, annonce la couleur. Nous parlons de l'un des derniers régimes communistes encore en place. L'impôt sur les sociétés s'établit à 20%, et l'impôt sur le revenu grimpe jusqu'à 35% dans la tranche supérieure, atteinte dès 20 000 à 25 000 dollars par an.
Pour nuancer, le Vietnam se classe tout de même devant la France dans l'indice Ease of Doing Business qui mesure la facilité d'entreprendre. Et sa fiscalité reste inférieure à celle de l'Hexagone. Mais cela n'en fait pas pour autant un choix pertinent pour y établir sa résidence fiscale. C'est une destination fascinante à explorer, beaucoup moins intéressante pour s'y ancrer durablement d'un point de vue optimisation fiscale.
Colombie : des taux d'imposition qui grimpent très vite

Traversons l'océan vers l'Amérique latine avec la Colombie, un pays qui attire pour de nombreuses raisons. Mais au-delà de ses charmes, il y a des éléments à connaître, et pas uniquement certaines substances illicites régulièrement évoquées dans les médias.
La fiscalité colombienne frappe fort. L'impôt sur les sociétés atteint 35%, et l'impôt sur le revenu peut grimper jusqu'à 39%. Le plus problématique, c'est que les tranches élevées sont franchies dès 20 000 à 25 000 euros de revenus annuels. Un entrepreneur qui génère 2 000 euros mensuels ou plus se retrouve donc rapidement dans la catégorie maximale.
Sur le terrain, 56% de l'économie colombienne fonctionne de manière informelle. C'est ce qui explique que de nombreux expatriés parviennent à exercer sans jamais être inquiétés par l'administration. Mais comme évoqué plus haut, ce n'est pas une voie que je recommande.
Mexique : une destination de vacances, pas une résidence fiscale

Le Mexique figure parmi les pays les plus prisés, avec Mexico City, Playa del Carmen, Tulum et Cancun en tête des destinations. L'attrait est compréhensible : climat agréable, culture riche, coût de la vie accessible. Mais la fiscalité locale devrait refroidir ceux qui envisagent de s'y installer durablement.
L'impôt sur les sociétés est fixé à 30%. L'impôt sur le revenu atteint 35%dans les tranches hautes, qui sont franchies aux alentours de 40 000 euros annuels. Pour quelqu'un dont l'activité tourne correctement, ce seuil est vite dépassé.
Le Mexique constitue une excellente option pour des vacances prolongées ou une parenthèse de quelques mois. Mais y ancrer sa résidence fiscale serait une erreur que je déconseille vivement.
Brésil : quand les entrepreneurs fuient vers des horizons plus cléments

Le Brésil fascine depuis des générations. Florianópolis, Rio de Janeiro, São Paulo : ces villes possèdent un pouvoir d'attraction évident. Mais sur le plan fiscal, le pays est loin de tenir ses promesses, surtout depuis l'évolution politique récente.
L'impôt sur le revenu s'élève à 27,5%, un palier atteint assez rapidement. L'impôt sur les sociétés oscille entre 15 et 25%, auxquels viennent s'ajouter diverses surtaxes. La fiscalité brésilienne est notoirement complexe, accompagnée d'une bureaucratie pesante et de charges sociales parmi les plus élevées de la région.
Cette situation a provoqué un départ massif des entrepreneurs brésiliens vers des territoires plus accueillants : Paraguay, Uruguay, Panama, et même les Émirats arabes unis. Ceux qui génèrent de la valeur cherchent à quitter cet environnement défavorable, ce qui en dit long sur l'attractivité réelle du pays.
Le Brésil reste une destination qui fait rêver sur le papier. Mais pour y fixer sa résidence fiscale, c'est clairement un choix à proscrire.
Conclusion
En résumé, de l'Europe à l'Amérique latine en passant par l'Asie, ces huit destinations continuent d'attirer des milliers d'expatriés chaque année. Ces pays offrent un cadre de vie agréable, du soleil et un coût de la vie souvent inférieur à celui de la France. Mais si votre objectif est de réduire légalement votre fiscalité, ils ne sont clairement pas les bons choix. Entre des taux d'imposition qui grimpent rapidement, des règles qui se durcissent et des idées reçues largement répandues sur internet, il est indispensable de bien s'informer avant de prendre une décision qui impactera durablement vos finances.
Comprendre les subtilités de la fiscalité internationale permet d'éviter ces erreurs coûteuses. J'ai rassemblé tout ce qu'il faut savoir dans mon programme dédié à l'expatriation et à l'optimisation fiscale, qui inclut également un mastermind avec des entrepreneurs déjà installés à l'étranger. Et pour un suivi sur mesure, notre accompagnement personnalisé avec une équipe d'experts et un avocat fiscaliste permet de sécuriser chaque étape de votre projet.
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FAQ
Quels risques prend-on en ne déclarant pas ses revenus à l'étranger ?
Ne pas déclarer ses revenus dans un pays où vous êtes résident fiscal peut entraîner des redressements importants, des amendes et parfois même des peines de prison.
Pourquoi le Portugal n'est plus intéressant fiscalement ?
Le programme NHR qui rendait le Portugal attractif a pris fin en 2024. Il a été remplacé par le NHR 2.0 (TISRI) qui réserve la flat taxe à vingt pour cent uniquement aux métiers qualifiés dans la tech, la recherche ou la santé. Les entrepreneurs, freelances et digital nomades sont désormais soumis au barème portugais classique, qui peut grimper jusqu'à 48%.
Qu'est-ce que la Beckham Law en Espagne ?
La Beckham Law est un dispositif espagnol qui permet une imposition à 24% pendant six ans. Cependant, il est réservé exclusivement aux salariés étrangers recrutés par une entreprise espagnole. Les freelances, indépendants, digital nomades et dirigeants de sociétés étrangères n'y ont pas accès.
Bali est-elle une bonne destination pour optimiser sa fiscalité ?
Non, Bali et l'Indonésie en général ne sont pas adaptées à l'optimisation fiscale. Contrairement à d'autres pays asiatiques, l'Indonésie taxe sur les revenus mondiaux et non de manière territoriale. La tranche maximale de 35% est atteinte dès 35 000 à 40 000 dollars de revenus annuels.
Quelle est la différence entre taxation territoriale et taxation mondiale ?
Une taxation territoriale impose uniquement les revenus générés dans le pays. Une taxation mondiale impose tous les revenus, peu importe leur origine géographique. L'Indonésie, le Vietnam, la Colombie ou le Brésil appliquent une taxation mondiale, ce qui les rend peu intéressants pour les entrepreneurs avec des revenus internationaux.
Auteur

Julien Oseille TV
CEO
Passionné par l'e-commerce, le business en ligne et l’expatriation, j’ai bâti ma liberté en lançant mon premier produit sur Amazon il y a 9 ans, puis en explorant les meilleures stratégies pour entreprendre sans subir une fiscalité écrasante.
Aujourd’hui, après avoir généré plusieurs millions d’euros et vécu aux quatre coins du monde, je vous partage mon expertise pour vous aider à créer un business rentable et choisir le pays qui correspond à vos valeurs, tout en optimisant votre fiscalité.
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