Où s'expatrier pour ne pas payer d'impôts en 2026 ?
Mis à jour le 9 octobre 2026
Payer moins d’impôts n’est qu’une étape : l’objectif, c’est la liberté financière. Calculez en 2 minutes le revenu mensuel qu’il vous faut pour l’atteindre avec notre calculateur de liberté financière.
En France, chaque euro que vous gagnez est imposable, qu’il vienne de Lyon ou de Singapour. Une trentaine de pays font l’inverse. Ils ne taxent que ce qui est gagné chez eux, et n’imposent pas vos revenus de source étrangère.
Alors, où s’expatrier pour ne pas payer d’impôts en 2026 ? La réponse courte tient en six pays : le Paraguay, le Panama, Chypre, les Philippines, la Thaïlande et les Émirats arabes unis. Ce sont les résidences à 0 % les plus accessibles aujourd’hui, de la moins chère à la plus haut de gamme. Je vis au Panama depuis près de 9 ans et j’ai une résidence au Paraguay : ces deux pays, je les connais de l’intérieur.
Ce guide va plus loin que la liste. Pour chaque pays, vous verrez comment obtenir le titre, combien de temps passer sur place pour le garder, ce qu’il faut pour devenir résident fiscal (ce n’est pas la même chose) et les pièges que les brochures oublient. Ensuite, on élargit à la trentaine de pays qui appliquent l’un des quatre régimes permettant de ne rien payer sur vos revenus étrangers.
La vidéo a été tournée avant plusieurs changements de règles. Quand elle et l’article divergent, c’est l’article qui fait foi (mis à jour le 25 septembre 2026).
Une précision avant de commencer. Ces pays ne vous serviront à rien si vos revenus dépendent de l’endroit où vous vivez. La première étape d’une expatriation fiscale, c’est un revenu qui voyage avec vous. On en reparle en fin d’article.
Où s’expatrier pour ne pas payer d’impôts en 2026 : les 6 résidences les plus accessibles
Ces six pays ont un point commun : bien organisés, vos revenus étrangers peuvent y être imposés à 0 %. Le mécanisme varie. Au Paraguay, au Panama et aux Philippines, c’est la taxation territoriale : le pays ne taxe que les revenus gagnés sur son sol. À Chypre, ce sont les dividendes, les intérêts et les plus-values sur titres qui sont exonérés. Aux Émirats, il n’existe pas d’impôt sur le revenu. En Thaïlande, tout dépend du visa. Le reste, c’est-à-dire les conditions d’entrée, le temps de présence et l’accès au passeport, varie énormément.
Le tableau ci-dessous résume l’essentiel. Les montants sont en dollars américains sauf mention contraire, et à jour au 25 septembre 2026.
| Pays | Voie d’accès la plus simple | Impôt sur vos revenus étrangers | Présence pour la résidence fiscale |
|---|---|---|---|
| Paraguay | Preuve de solvabilité, ou 200 000 $ (Investor Pass) | 0 % en principe (territorial, avec des exceptions) | Pas de seuil de jours, vraie vie sur place |
| Panama | Retraite de 1 000 $/mois ou Nations amies (dès 200 000 $) | 0 % (territorial) | 183 jours, surtout les premières années |
| Chypre | Libre installation pour un Européen | 0 % sur dividendes et intérêts (non-dom), salaires imposés | 60 jours, sous conditions |
| Philippines | SRRV dès 40 ans : dépôt de 15 000 à 50 000 $ | 0 % pour un étranger non naturalisé | Pas de seuil unique, vraie vie sur place |
| Thaïlande | DTV (10 000 bahts de frais) ou LTR | DTV : 0 % sans rapatriement ; LTR : 0 % | 180 jours |
| Émirats arabes unis | Société en zone franche ou visa immobilier | 0 % | 90 jours avec titre et logement, sinon 183 |
Un tableau ne dit pas tout. Voici ce que je dirais à un ami qui hésite, pays par pays.
Paraguay : la résidence la plus accessible, mais le pays serre la vis
Petit pays enclavé d’Amérique du Sud, autosuffisant, loin des grands foyers de conflit. Il plaît aux entrepreneurs du web et à ceux qui cherchent un plan B en cas de crise mondiale.
Le titre. La voie classique (loi 6984/2022) donne une résidence temporaire de 2 ans, à convertir en permanente dans les 90 jours précédant son expiration. Il faut prouver votre solvabilité. Le diplôme universitaire, souvent présenté comme une condition, n’a jamais été exigé : c’était un moyen parmi d’autres de prouver vos ressources, et depuis juillet 2026 il ne suffit plus à lui seul pour passer en permanente. C’est la voie que j’ai choisie, parce que c’est la plus simple. Depuis avril 2026, l’Investor Pass permet d’obtenir directement la résidence permanente en investissant 200 000 dollars dans l’immobilier ou en bourse (150 000 dans le tourisme, 70 000 dans une activité productive).
La résidence fiscale. Il vous faut la cédula (la carte d’identité paraguayenne, obtenue quelques mois après le titre), un RUC (l’identifiant fiscal local), des déclarations à jour et une vraie vie sur place. Les 120 jours qu’on lit partout sur Internet ne sont pas un seuil fiscal. Le Paraguay ne fixe aucun nombre de jours : il faut prouver des attaches solides.
Garder le titre. Un passage par an tant que vous êtes résident temporaire. Une fois permanent, le titre ne se perd qu’après plus de 3 ans d’absence. C’est léger.
Le passeport. La Constitution l’ouvre après 3 ans de résidence permanente. Dans la réalité, ajoutez plusieurs années de traitement. C’est une constante en Amérique latine : généreux sur le papier, lent dans les faits.
Pour qui : l’entrepreneur en ligne qui veut une résidence peu chère, une fiscalité territoriale et un plan B, et qui accepte de s’y établir vraiment.
Limite : une foule d’entrepreneurs, dont moi, sont venus y prendre une résidence plan B sans y vivre. Le Paraguay ajoute des exigences chaque année (12 catégories de solvabilité et un identifiant fiscal actif depuis au moins 4 mois pour les indépendants). Un dossier bâclé peut vous coûter votre titre. Autre point : certains revenus étrangers peuvent entrer dans le champ de l’impôt paraguayen sur les entreprises ; le « 100 % territorial » est donc un raccourci. Et le pays prévoit ses premiers échanges automatiques d’informations bancaires (CRS) d’ici 2028.
Pour aller plus loin : notre guide complet du Paraguay.
Panama : le pays que je connais le mieux
Cela fait près de 9 ans que j’y vis. La ville de Panama offre le niveau de vie le plus occidental de la région, et le pays est une vraie plaque tournante bancaire et aérienne. En contrepartie, c’est l’un des pays les plus chers d’Amérique latine.
Le titre. Trois grandes portes. La première, si vous êtes retraité : une pension d’au moins 1 000 dollars par mois donne directement la résidence permanente. C’est la voie la plus simple et la moins chère. La deuxième, le visa Nations amies : un contrat de travail, un bien immobilier d’au moins 200 000 dollars ou un dépôt à terme de 200 000 dollars donnent une résidence provisoire de 2 ans, puis permanente. La voie qui consistait à créer sa propre société pour s’y employer, que je présentais déjà comme une zone grise, ne suffit plus seule. La troisième, l’investisseur qualifié, donne la résidence permanente immédiate.
Attention, ce dernier programme vient de changer. Le décret exécutif n° 17, en vigueur depuis le 16 septembre 2026, fixe désormais les seuils à 300 000 dollars pour un bien immobilier neuf (première vente), 500 000 dollars pour un bien de revente, des titres ou un dépôt à terme dans une banque publique, et 750 000 dollars pour un dépôt en banque privée, à conserver 5 ans. Si vous avez investi avant le 16 septembre, l’ancien régime s’applique, à condition que vous déposiez votre demande dans les 6 mois.
La résidence fiscale. Pour délivrer le certificat de résidence fiscale, l’administration demande un relevé de vos entrées et sorties du territoire. Comptez 183 jours sur place, surtout les premières années. Avec le temps, les attaches comptent davantage : certaines années, j’ai obtenu mon certificat avec moins de 183 jours de présence, parce que toute ma vie est ici. Ne comptez pas sur ce scénario la première année.
Garder le titre. La résidence permanente se perd après plus de 2 ans hors du territoire. Un passage tous les 24 mois suffit.
Le passeport. Il faut plus de 5 ans de résidence permanente et parler espagnol, puis compter 2 à 3 ans de procédure. Des amis autour de moi l’ont obtenu : c’est donc tout à fait possible. Point à connaître avant de vous lancer : la loi panaméenne exige de renoncer à votre nationalité d’origine au moment de la naturalisation. Faites vérifier ce que cela implique pour votre nationalité française.
Pour qui : celui qui veut vivre vraiment dans une grande ville moderne, avec une fiscalité territoriale et une porte d’entrée claire selon son profil (retraité, salarié, investisseur).
Limite : le coût de la vie, élevé pour la région. Et le piège le plus fréquent : croire que 5 ans suffisent pour le passeport. L’autre risque, je l’ai vécu : venir pour un plan B et y vivre encore 9 ans plus tard.
Pour comparer les deux pays en détail : Panama ou Paraguay, lequel choisir, et notre guide des visas de résidence au Panama.
Chypre : le 0 % sans quitter l’Union européenne
L’île parle anglais, profite d’environ 320 jours de soleil par an et d’une vraie qualité de vie méditerranéenne. Ce qui attire les expatriés, c’est le statut de non-domicilié (non-dom) combiné à une présence minimale très faible.
Le titre. Pour un Européen, c’est la porte la plus facile de la liste : la libre circulation vous permet de vous installer. Vous vous enregistrez auprès des services d’immigration pour obtenir le certificat d’enregistrement (MEU1, qu’on appelle là-bas le yellow slip). Pour la règle des 60 jours, vous aurez aussi besoin d’une société chypriote : comptez en général 1 500 à 3 000 euros de création et 3 000 à 4 000 euros par an de comptabilité et d’audit. Il faut aussi un logement à l’année, acheté ou loué.
La résidence fiscale. La règle des 60 jours exige au moins 60 jours à Chypre dans l’année, pas plus de 183 jours dans un autre pays, une activité, un emploi ou un mandat de dirigeant dans une société chypriote, et un logement permanent sur l’île. Depuis le 1er janvier 2026, la condition « ne pas être résident fiscal d’un autre État » a disparu. Conséquence directe : vous pouvez être résident fiscal de Chypre et de France en même temps. C’est alors la convention fiscale franco-chypriote qui tranche, en regardant d’abord où se trouve votre foyer permanent. Avec 60 jours à Chypre, le reste de votre vie ne doit plus être en France. Une fois résident chypriote, le statut non-dom vous exonère de la contribution spéciale de défense sur les dividendes et les intérêts, tant que vous n’avez pas été résident chypriote 17 des 20 dernières années (soit 17 ans en pratique). Les plus-values sur titres sont exonérées (seul l’immobilier chypriote est taxé, à 20 %). Depuis 2026, le statut peut être prolongé par tranches de 5 ans, deux fois au maximum, contre 250 000 euros par tranche.
Reste la cotisation santé (GESY), de 2,65 %, qui s’applique aussi à vos dividendes et intérêts, plafonnée à 4 770 euros par an. Si vous vous payez en dividendes, c’est à peu près votre seul prélèvement personnel pendant 17 ans. C’est moins douloureux qu’en France.
Le passeport. Il faut 7 ans de résidence sur les 10 dernières années, plus les 12 mois précédant la demande sans interruption (8 ans en pratique), un niveau de grec B1 et un examen civique.
Pour qui : l’Européen qui ne veut pas partir à l’autre bout du monde et dont les revenus prennent la forme de dividendes ou d’intérêts.
Limite : le 0 % ne vaut que pour les dividendes, les intérêts et les plus-values sur titres. Votre société chypriote paie 15 % d’impôt sur ses bénéfices depuis 2026. Et Chypre impose ses résidents sur leurs revenus du monde entier : salaires, revenus d’indépendant, loyers ou pensions, d’où qu’ils viennent, suivent le barème (0 % jusqu’à 22 000 euros, puis de 20 à 35 %). Enfin, 60 jours par an ne suffiront jamais pour obtenir le passeport.
Le détail du régime est dans notre guide sur la résidence fiscale à Chypre.
Philippines : une vraie résidence permanente en Asie
Le pays aux 7 000 îles combine un coût de la vie très bas et, pour moi, la population la plus accueillante d’Asie. L’anglais est langue officielle, ce qui change tout au quotidien.
Le titre. Deux voies. Le SRRV, visa de retraite, s’adresse aux plus de 40 ans. À partir de 50 ans, le dépôt est de 15 000 dollars si vous touchez une pension (au moins 800 dollars par mois pour une personne seule), 30 000 dollars sans pension. Entre 40 et 49 ans, il passe à 25 000 ou 50 000 dollars. Comptez 360 dollars de frais annuels. Le SIRV, visa investisseur, est ouvert à tout âge contre 75 000 dollars investis dans des placements philippins agréés. Les deux donnent un droit de séjour permanent, ce qui est rarissime en Asie.
La fiscalité. Un étranger non naturalisé n’est imposé que sur ses revenus de source philippine. Vos revenus étrangers ne sont pas taxés. Le chiffre de 180 jours circule beaucoup, mais il vient d’une autre règle du code fiscal. Pour être reconnu comme résident, il faut surtout y vivre réellement.
Garder le titre. Aucune présence minimale. Il suffit de conserver votre dépôt ou votre investissement.
Le passeport. Il faut 10 ans de résidence, réduits à 5 ans dans certains cas (mariage avec un Philippin ou une Philippine, 2 ans d’enseignement dans le pays, contribution notable). Armez-vous de patience : l’administration est lente.
Pour qui : celui qui veut un plan B asiatique à coût modéré, sans obligation de présence, ou un vrai lieu de vie pas cher.
Limite : les démarches administratives sont longues et peu prévisibles. À savoir aussi : les Philippines ne participent pas encore à l’échange automatique CRS, et une loi de 1972 (Foreign Currency Deposit Act) protège le secret des dépôts en devises étrangères. Cela ne dispense de rien : tant que vous êtes résident fiscal français, chaque compte détenu à l’étranger se déclare chaque année.
Plus de détails dans notre guide sur l’expatriation aux Philippines et dans notre liste des pays non CRS.
Thaïlande : le choix des entrepreneurs du web, avec deux fiscalités
C’est à mon avis le pays le plus populaire chez les entrepreneurs du web en Asie. Plages, grandes villes, rapport qualité-prix encore excellent même si tout augmente.
Le titre. Deux voies pour notre sujet. Le DTV (Destination Thailand Visa) est la version économique : 10 000 bahts de frais, 500 000 bahts de fonds à justifier, 5 ans de validité, des séjours de 180 jours maximum par entrée. Le LTR (Long-Term Resident, décret royal 743) donne 10 ans (5 ans renouvelables une fois) à deux profils principaux. Le retraité de plus de 50 ans doit justifier de 80 000 dollars de revenus passifs par an, ou entre 40 000 et 80 000 dollars s’il investit 250 000 dollars en Thaïlande. Le profil « fortuné » doit détenir au moins 1 million de dollars de patrimoine et investir 500 000 dollars sur place (immobilier, obligations d’État, sociétés). Une assurance santé est exigée dans les deux cas.
La fiscalité, et c’est là que tout se joue. Vous devenez résident fiscal à partir de 180 jours. Avec un DTV, depuis le 1er janvier 2024, tout revenu étranger que vous rapatriez est imposable, jusqu’à 35 %. Restent exonérés les revenus gagnés avant 2024 et ceux que vous laissez hors du pays. En pratique, un retrait ou un paiement par carte étrangère peut être traité comme un rapatriement. Avec le LTR, vos revenus étrangers sont exonérés même rapatriés. Si vous voulez un vrai 0 % sans gymnastique, c’est le LTR.
Garder le titre. Aucune présence minimale avec le LTR, tant que vous remplissez toujours les conditions du visa.
Le passeport. Pas réaliste avec ces visas : il faut d’abord la résidence permanente, et la procédure est très difficile.
Pour qui : le DTV pour l’entrepreneur qui passe de longues périodes sur place ; le LTR pour le retraité aisé ou le profil fortuné qui veut un 0 % propre.
Limite : ce sont des visas, pas des résidences permanentes. Vous êtes un invité de longue durée, bien traité, mais pas chez vous. Le DTV n’est pas fait pour vivre toute l’année sur place et les autorités commencent à contrôler. Les règles changent souvent (l’exemption de visa touristique est passée à 30 jours le 15 septembre 2026). Enfin, la Thaïlande échange déjà vos informations bancaires via le CRS.
Pour le visa low cost, lisez notre guide du visa DTV.
Émirats arabes unis : le plus haut niveau de vie, et le plus cher
Avec la Thaïlande, c’est l’une des destinations les plus populaires des dix dernières années. La sécurité au quotidien y est excellente et les infrastructures sont les meilleures de cette liste. L’environnement régional, lui, est tendu, et c’est à prendre en compte.
Le titre. La voie la plus utilisée reste la société en zone franche (free zone) : vous créez votre société et elle vous délivre votre visa. Comptez souvent 5 000 à 10 000 euros de création et autant par an pour l’entretenir, selon la zone et le prestataire. Le Golden Visa donne 10 ans à partir de 2 millions de dirhams investis (environ 545 000 dollars), notamment dans l’immobilier. La nouveauté 2026 : depuis fin avril, le seuil de 750 000 dirhams du visa immobilier de 2 ans a été supprimé pour un propriétaire unique (en copropriété, chaque part doit valoir au moins 400 000 dirhams). Le visa se renouvelle tant que vous gardez le bien, que vous pouvez mettre en location. Plutôt que de dépenser chaque année pour une société, vous détenez un actif.
La fiscalité. Aucun impôt sur le revenu des personnes physiques. Pour être résident fiscal (décision du Conseil des ministres n° 85 de 2022), il faut y avoir le centre de sa vie, ou 183 jours de présence sur 12 mois, ou 90 jours si vous avez un titre de séjour et un logement permanent ou une activité sur place. Côté société, un impôt de 9 % s’applique aux bénéfices au-delà de 375 000 dirhams, sauf régime de zone franche qualifiante. Et si vous exercez une activité en nom propre, cet impôt peut aussi vous concerner au-delà d’un million de dirhams de chiffre d’affaires.
Garder le titre. Un titre classique tombe après plus de 6 mois hors du pays. Il faut donc revenir au moins tous les 6 mois, sauf avec le Golden Visa.
Le passeport. Oubliez-le, même après 20 ou 30 ans sur place, sauf cas exceptionnels.
Pour qui : celui qui veut le 0 % personnel le plus simple, avec un niveau d’infrastructure maximal, et qui a le budget.
Limite : le coût de la vie, une sorte d’impôt déguisé. Et l’obligation de revenir tous les 6 mois, plus contraignante qu’ailleurs.
Pour le quotidien sur place : vivre à Dubaï, le guide complet de l’expatrié français.
J’ai réuni ces six pays dans un tableau PDF, avec pour chacun la façon d’obtenir le titre, les coûts, les impôts, le temps de présence et le passeport : téléchargez le comparatif des 6 résidences à 0 %.
Titre de séjour et résidence fiscale : pourquoi ce n’est pas la même chose ?
C’est l’erreur que je vois le plus souvent. Un titre de séjour vous donne le droit de vivre dans un pays. La résidence fiscale décide où vous payez vos impôts. Les deux peuvent être totalement déconnectés.
Un titre de séjour à l’étranger ne vous fait pas sortir du système fiscal français. Vous pouvez être résident permanent au Paraguay et rester imposable en France sur tous vos revenus du monde.
L’article 4 B du Code général des impôts retient trois critères. Vous restez résident fiscal français si votre foyer ou votre lieu de séjour principal est en France, si vous y exercez votre activité professionnelle principale, ou si le centre de vos intérêts économiques s’y trouve (vos principaux investissements, l’essentiel de vos revenus). Un seul critère suffit pour que la France vous considère comme résident. Les 183 jours ne sont qu’un indice parmi d’autres : quelqu’un qui passe 200 jours à l’étranger mais dont la famille vit à Lyon reste en principe résident français. Quand deux pays vous considèrent tous les deux comme résident, c’est la convention fiscale entre eux, si elle existe, qui tranche. Pour partir proprement, suivez la méthode complète de notre guide pour ne plus être résident fiscal français, et les pièges les plus fréquents dans résidence ou résidence fiscale.
Deux points sont à vérifier avant le départ. Le premier, c’est l’exit tax (article 167 bis du CGI) : si vous détenez des participations de plus de 800 000 euros, ou au moins 50 % des bénéfices d’une société, et que vous avez été domicilié en France au moins 6 des 10 dernières années, vos plus-values latentes sont calculées au départ. Le sursis de paiement est automatique si vous vous installez dans l’Union européenne, l’Espace économique européen ou un État qui coopère avec la France. Attention : le Panama figure toujours sur la liste française des États et territoires non coopératifs (arrêté du 15 avril 2026). L’Union européenne l’a retiré de sa liste des juridictions non coopératives le 9 octobre 2026, mais ce retrait ne modifie pas la liste française, qui ne peut évoluer que par un nouvel arrêté. Pour un départ vers le Panama, le sursis n’est donc pas automatique : il faut le demander et, en général, constituer des garanties. Ce classement a d’autres conséquences fiscales, notamment sur certains revenus de source française : faites-les chiffrer avant de partir. Si vous détenez toujours les titres, l’impôt est abandonné après 2 ans (5 ans au-delà de 2,57 millions d’euros de titres).
Le second, c’est l’échange automatique d’informations bancaires entre pays (CRS) : le Panama, Chypre et les Émirats y participent, la Thaïlande échange déjà, le Paraguay prévoit ses premiers échanges d’ici 2028 et les Philippines n’ont fixé aucune date. Payer 0 % légalement ne veut pas dire rester invisible.
On lit parfois qu’un « impôt universel » lié à la nationalité française serait déjà en place. À ce jour, aucune loi de ce type n’a été votée : un amendement en ce sens a été rejeté en octobre 2025.
Si vous ne pouvez pas passer six mois par an au même endroit, certains pays permettent d’être résident fiscal avec moins : voici 4 pays pour une résidence fiscale en moins de 183 jours.
Qu’est-ce que la taxation territoriale ?
Les six pays ci-dessus ne sont qu’une partie du paysage. Pour comprendre les autres options, il faut connaître le mécanisme qui les relie.

Le principe de la taxation territoriale repose sur une distinction simple : seuls les revenus de source locale sont imposés. Si vous gagnez de l’argent à l’étranger, via une entreprise immatriculée hors du pays ou des investissements détenus à l’international, ces montants ne sont pas taxés dans votre pays de résidence. C’est l’exact opposé de la plupart des États européens, où la totalité de vos revenus est imposée, peu importe leur provenance.
Concrètement, un entrepreneur qui réside dans un pays à taxation territoriale et dont l’activité est structurée à l’étranger, avec des clients étrangers et aucun flux financier local, peut légalement être exonéré d’impôt sur ces revenus. C’est l’un des leviers les plus puissants de l’expatriation fiscale.
Qu’est-ce que l’établissement stable ?
Il existe cependant une notion à maîtriser avant de se lancer : l’établissement stable, ou permanent establishment en anglais. Même si votre société est enregistrée à l’étranger, que vos clients soient hors du pays et qu’aucun revenu ne transite localement, le simple fait de travailler physiquement depuis votre pays de résidence peut suffire à requalifier une partie de vos revenus en revenus de source locale. Dans ce cas, l’exonération tombe.
En pratique, cette requalification reste exceptionnelle et je l’ai très rarement vue se concrétiser sur le terrain. Mais le risque existe, et il dépend de la façon dont vous menez votre activité au quotidien.
C’est ce type de subtilité qui justifie de passer par des professionnels (fiscaliste, avocat en immigration) avant de partir. Pour savoir vers qui vous tourner selon votre projet, décrivez-nous votre situation.
Les pays à taxation territoriale sans conditions
Cette première catégorie regroupe les pays où l’exonération des revenus étrangers ne dépend, en principe, ni d’une durée ni de votre nationalité. Quelques nuances existent, signalées pays par pays. Si vos revenus viennent de l’étranger, ils ne sont tout simplement pas imposés. C’est le régime le plus lisible pour ceux qui cherchent où s’expatrier pour ne pas payer d’impôts sur leurs activités internationales.

Amérique latine : la zone la plus favorable à la fiscalité territoriale
L’Amérique latine concentre le plus grand nombre de pays appliquant ce régime.
Le Panama et le Paraguay, détaillés plus haut, sont les plus connus. Le Costa Rica et la République dominicaine figurent aussi parmi les choix fréquents des expatriés que nous accompagnons (en République dominicaine, les revenus financiers étrangers deviennent imposables à partir de la troisième année de résidence). La liste continue avec le Belize, le Nicaragua, le Guatemala, la Bolivie, le Honduras et le Salvador. Côté Caraïbes, plusieurs petites îles connues pour leur passeport par investissement, comme Sainte-Lucie, la Grenade, la Dominique ou Saint-Vincent-et-les-Grenadines, offrent des régimes favorables aux étrangers. Leurs règles varient d’une île à l’autre et certaines imposent les résidents sur leurs revenus mondiaux : vérifiez au cas par cas.
Chacun de ces pays a ses particularités en matière de coût de la vie, d’accès à la résidence et de cadre de vie. Le dénominateur commun reste le même : vos revenus étrangers ne sont pas taxés.
Asie et Pacifique
De l’autre côté du globe, plusieurs pays d’Asie appliquent aussi la taxation territoriale sans conditions. Hong Kong et Macao sont les références historiques de la région. La Malaisie exonère aussi les revenus étrangers des particuliers, par une mesure temporaire prolongée jusqu’au 31 décembre 2036, et reste attractive pour qui cherche un cadre de vie agréable.
La Thaïlande mérite une mention particulière. Le régime standard a changé en 2024 (voir la section sur la remittance basis), mais le visa LTR permet toujours une exonération totale des revenus étrangers.
Le Sri Lanka est une option très récente. Le pays a lancé le 5 février 2026 un visa pour les nomades numériques, le DNV (Digital Nomad Visa), qui exonère les revenus gagnés hors du territoire.
Dans le Pacifique, les îles Cook ne sont pas un pays territorial (les résidents y sont imposés sur leurs revenus mondiaux), mais elles restent une référence en matière de trusts, un sujet détaillé dans notre guide sur les trusts et fondations.
Eurasie et Caucase
La Géorgie s’est imposée ces dernières années auprès des nomades numériques et des entrepreneurs. Le régime est simple : les revenus de source étrangère ne sont pas imposés. Avec un coût de la vie modéré et des démarches accessibles, la Géorgie est une vraie option pour rester proche de l’Europe.
Afrique : les options méconnues
L’Afrique est rarement évoquée quand on parle d’optimisation fiscale, et pourtant plusieurs pays du continent appliquent la taxation territoriale sans conditions. La Namibie, le Botswana, les Seychelles, l’Eswatini, le Lesotho et le Malawi n’imposent pas les revenus venus de l’étranger.
Le Botswana est à surveiller de près, avec son programme de citoyenneté par investissement, annoncé mais toujours pas ouvert aux demandes à ce jour, qui pourrait en faire une option de plus en plus attractive.
Ces destinations restent sous les radars de la plupart des candidats au départ. Leurs règles sont moins documentées : faites-les vérifier avant toute décision.
Les pays à taxation territoriale temporaire

Tous les régimes territoriaux ne sont pas permanents. Certains pays exonèrent vos revenus étrangers pendant une durée limitée. L’avantage reste considérable, à condition de connaître les délais et les règles de renouvellement.
Le Chili est l’exemple le plus connu. Les nouveaux résidents sont exonérés d’impôt sur leurs revenus étrangers pendant les 3 premières années, une durée renouvelable une fois. Il est donc possible de vivre 6 ans au Chili sans être imposé sur ce qui est gagné hors du pays, à condition que la structuration soit adaptée dès le départ.
L’Uruguay va plus loin. Il exonère les revenus étrangers du capital (dividendes, intérêts, plus-values) l’année de l’arrivée et les 10 suivantes. Pour ceux qui deviennent résidents depuis le 1er janvier 2026, il faut pour cela passer plus de 183 jours par an dans le pays, ou investir environ 2 millions de dollars dans l’immobilier, ou 100 000 dollars par an dans un fonds d’innovation. Une option permet ensuite de payer 6 % pendant 5 ans de plus, à condition de maintenir environ 1 million de dollars d’investissements. Pour qui s’installe vraiment, les onze premières années restent très avantageuses.
Moins connue, l’île de Man a son propre programme, le Key Employee Incentive. Il s’adresse aux nouveaux arrivants qui créent une activité sur l’île ou la rejoignent comme employé clé, et accorde 3 ans d’exonération sur les revenus étrangers. De quoi évaluer l’environnement local avant de passer au régime classique ou au plafond d’impôt (tax cap) de l’île.
Enfin, le Royaume-Uni a connu un tournant en avril 2025. L’ancien régime non-dom, qui offrait jusqu’à 15 ans d’exonération sur les revenus étrangers non rapatriés, a été supprimé. Il est remplacé par le régime FIG (Foreign Income and Gains), limité à 4 ans. La différence : il est désormais possible de rapatrier ses revenus étrangers sans être imposé, ce qui n’était pas le cas avant. Mais la durée réduite a rendu le pays nettement moins attractif, et il fait partie de ceux qui ont vu partir le plus de grandes fortunes en 2025. Le FIG garde un intérêt pour qui veut s’installer quelques années au Royaume-Uni.
La taxation territoriale réservée aux étrangers : le cas des Philippines

Il existe un cas rare et peu documenté : un pays qui réserve l’exonération des revenus étrangers à ses résidents de nationalité étrangère. À ma connaissance, un seul État applique cette logique : les Philippines, présentées plus haut.
Le mécanisme est simple. Tant que vous êtes résident aux Philippines sans avoir été naturalisé, vos revenus étrangers ne sont pas imposés. Si vous obtenez la nationalité philippine, l’avantage disparaît et l’ensemble de vos revenus devient imposable. Le passeport philippin a donc un prix fiscal. Ce cadre est particulièrement favorable aux expatriés qui gardent leur nationalité d’origine et dont l’activité ou les investissements sont hors du pays.
La remittance basis : ne pas rapatrier pour ne pas payer

La quatrième catégorie repose sur un autre principe : la remittance basis, ou imposition sur la base du rapatriement. Ce n’est pas l’origine du revenu qui compte, mais le fait de le transférer ou non dans votre pays de résidence. Tant que vos revenus étrangers restent à l’étranger, ils ne sont pas taxés. Dès qu’ils sont rapatriés, ils le deviennent.
Singapour fonctionne selon un système hybride. Pour les particuliers, la taxation territoriale classique s’applique. Pour les sociétés, c’est la remittance basis : les revenus gagnés à l’étranger et non rapatriés échappent à l’impôt. Dès qu’ils arrivent à Singapour, l’impôt sur les sociétés (17 %) s’applique.
Malte est la destination la plus connue de cette catégorie. Avec le statut de résident non domicilié, seuls vos revenus locaux et les montants versés sur un compte maltais sont imposés. Tout ce qui reste à l’étranger est exonéré. En contrepartie, il faut payer un impôt minimum, entre 5 000 et 15 000 euros selon le programme. Un montant modeste rapporté à des revenus importants.
L’île Maurice fonctionne de façon similaire. Les revenus étrangers rapatriés suivent le barème (0 %, 10 % puis 20 %) ; ce qui reste hors du territoire n’est pas imposé.
L’Irlande applique aussi un régime non-dom proche de l’ancien système britannique. Aucun forfait minimum n’est exigé, contrairement à Malte. En revanche, l’administration irlandaise est stricte sur le nombre de jours de présence, ce qui laisse moins de marge à ceux qui partagent leur temps entre plusieurs pays.
Jersey, île anglo-normande plus proche de la France que de l’Angleterre, connaît le statut RNOR (résident, mais pas résident habituel). Il vise surtout les personnes installées pour une durée limitée, par exemple avec un contrat de moins de 4 ans : leurs revenus étrangers ne sont imposés que s’ils sont rapatriés sur l’île. Attention : disposer d’un logement sur place et y dormir une seule nuit suffit à vous rendre résident, et une installation durable fait basculer vers le régime normal.
La Thaïlande, avec un visa classique ou le DTV, relève de cette catégorie depuis le 1er janvier 2024. Avant cette date, les revenus étrangers rapatriés plus d’un an après avoir été gagnés étaient exonérés. Ce n’est plus le cas : tout rapatriement est imposable, sauf pour les revenus gagnés avant 2024. Certains expatriés transfèrent des fonds en Thaïlande avant d’y devenir résidents, puis vivent sur cette somme. Une stratégie qui a ses limites dans le temps, mais qui repousse le moment où l’impôt s’applique. Seul le LTR, vu plus haut, sort de cette logique.
Enfin, le Japon est l’un des derniers pays auxquels on pense, et pourtant il applique lui aussi une forme de remittance basis. Le statut de résident non permanent permet, pendant les cinq premières années, de ne pas être imposé sur les revenus d’investissements détenus à l’étranger et non rapatriés. Seuls les montants transférés au Japon sont imposés, avec des tranches qui montent jusqu’à 45 %, plus 10 % de taxe locale. La logique : garder un maximum de revenus hors du pays et ne rapatrier que le nécessaire.
Un point vaut pour la plupart de ces pays : les paiements par carte bancaire étrangère sur le territoire sont en général considérés comme un rapatriement. Ne comptez pas sur ce contournement, surtout dans un pays à l’administration rigoureuse comme le Japon.
En définitive, la remittance basis vous laisse maîtriser votre impôt en contrôlant ce que vous rapatriez. Vous n’êtes taxé que sur ce dont vous avez besoin pour vivre ; le reste continue de travailler à l’étranger.
Quel pays choisir en 2026 pour payer 0 % d’impôt ?
Plus d’une trentaine de pays permettent de ne rien payer sur vos revenus étrangers, à travers quatre régimes : la taxation territoriale sans condition, les dispositifs temporaires, l’exonération réservée aux étrangers et la remittance basis. Parmi eux, six ressortent en 2026 par leur accessibilité : le Paraguay et le Panama en Amérique latine, Chypre en Europe, les Philippines et la Thaïlande en Asie, les Émirats au Moyen-Orient.
Le bon choix dépend moins du taux que de trois questions. Combien de temps voulez-vous vraiment passer sur place ? Voulez-vous un jour un second passeport ? Quel budget d’entrée êtes-vous prêt à immobiliser ? Et quel que soit le pays, rien ne fonctionne sans une vraie sortie de la résidence fiscale française et une structure qui tient face à la notion d’établissement stable.
Reste le point de départ, que beaucoup oublient. Pour vivre où vous voulez, il faut un revenu qui ne dépend pas de l’endroit où vous êtes. Vendre sur Amazon en est un exemple : c’est l’activité dans laquelle nous avons accompagné 5 500 personnes, et vous pouvez le piloter depuis Asunción comme depuis Dubaï. Si vous partez de zéro, commencez par notre guide pour vendre sur Amazon.
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FAQ
Quel est le pays le plus simple pour payer 0 % d’impôt en 2026 ?
Pour un Européen qui veut rester en Europe, Chypre est la porte la plus simple : libre installation, 60 jours de présence par an, et 0 % sur les dividendes et intérêts avec le statut non-dom. Hors d’Europe, le Paraguay reste la résidence la moins chère à obtenir, avec une fiscalité territoriale, même si les exigences se durcissent. Pour un 0 % personnel sans aucun calcul, les Émirats sont les plus directs, mais aussi les plus chers à vivre.
Un titre de séjour à l’étranger suffit-il pour ne plus payer d’impôts en France ?
Non. Un titre de séjour vous donne le droit de vivre dans un pays, pas le statut de non-résident fiscal français. Selon l’article 4 B du CGI, vous restez imposable en France si votre foyer ou votre séjour principal, votre activité principale ou le centre de vos intérêts économiques s’y trouve. Un seul critère suffit. Il faut donc déplacer réellement votre vie, votre activité et vos intérêts, puis obtenir la résidence fiscale dans le nouveau pays.
Combien de jours faut-il passer à l’étranger pour ne plus être résident fiscal français ?
Il n’existe pas de nombre magique. La règle des 183 jours n’est qu’un indice : la France regarde d’abord où se trouvent votre foyer, votre activité principale et vos intérêts économiques. Côté pays d’accueil, les seuils varient : 60 jours à Chypre sous conditions, 90 jours aux Émirats avec un titre de séjour et un logement ou une activité, 180 jours en Thaïlande, 183 jours au Panama les premières années. Au Paraguay, aucun seuil n’est fixé : il faut prouver des attaches réelles. Atteindre ces seuils ne vous fait pas sortir de France pour autant : si votre foyer ou vos intérêts y restent, vous restez imposable en France.
Quelle est la différence entre taxation territoriale et remittance basis ?
Avec la taxation territoriale, vos revenus de source étrangère ne sont pas imposés, même si vous les transférez dans votre pays de résidence. C’est le cas au Panama ou en Géorgie, et en grande partie au Paraguay. Avec la remittance basis, seuls les revenus étrangers qui restent hors du pays échappent à l’impôt : tout montant rapatrié devient imposable, y compris, souvent, les paiements par carte étrangère. Malte, le Japon, l’Irlande et la Thaïlande (hors visa LTR) fonctionnent selon ce second système.